Presse-toi à gauche !
Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...

Là où le NOUS commence
Créée par Sarah-Jeanne Morency avec le comité rayonnement de la Journée nationale des centres de femmes (JN), qui a lieu chaque premier mardi d'octobre, cette vidéo montre qu'il y a des centres partout au Québec. Ensemble, nous formons un grand Nous qui travaille à l'amélioration des conditions de vie des femmes et poursuit notre projet féministe vers une société plus juste et égalitaire.
Pour trouver le centre de femmes le plus près de chez vous, consulter cette section de notre site web. Contactez-le pour vous informer sur ce que le centre organise pour souligner la JN2026.
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Le vent de droite ne passera pas : syndicalisme de combat ! »
Le 3 octobre, la Coalition de résistance pour l'unité étudiante syndicale(CRUES) organisait à Montréal et à Québec des manifestations pour dénoncer la précarité étudiante et la détérioration des conditions d'études. À travers ces actions, les manifestant.e.s ont réitéré l'importance d'une réforme de l'aide financière aux études et un réinvestissement en éducation. La CRUES invite la société civile et les personnes étudiantes à se mobiliser au-delà du vote et à continuer la mobilisation après les élections : « Les urnes changeront le gouvernement, mais nous on fera changer les choses ! »}
5 octobre 2026 | envoi du Cercle des ami·es de l'A.I.T,
Manifestation de la CRUES de samedi dernier dans la ville de Québec
Discours du MEPACQ et de la CRUES devant la statue de Félix Leclerc dans le Parc La Fontaine à Montréal samedi dernier
À Québec, une centaine de personnes venues d'aussi loin que Rimouski se sont rassemblées au Jardin Jeanne d'Arc, sur les Plaines d'Abraham. Après des discours critiquant le cirque électoral et les positions de plus en plus réactionnaires des partis politiques représentés à l'Assemblée nationale, les manifestant.e.s ont pris la rue, serpentant sur la Grande-Allée, le boulevard René-Lévesque et la rue St-Jean. Soulignons l'esprit revendicateur et combatif de la marche, à laquelle participaient également plusieurs membres des groupes populaires de la région de Québec.
La manifestation de Montréal marchant sur la rue Sherbrooke en direction du centre-ville
À Montréal, c'est un peu moins de mille personnes qui se sont rassemblées dans le Parc La Fontaine. Les discours du Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire du Québec (MEPACQ) et de la CRUES ont rappelé l'importance de s'organiser contre l'austérité budgétaire que nous sert la classe politique depuis plusieurs décennies. Fidèle à son slogan « Pour gagner, grèvons », la CRUES a alors annoncé son intention d'organiser une semaine de grève du 9 au 13 novembre cette année et une grève générale illimitée à l'hiver 2027. Après avoir pris la rue en scandant des slogans, la manifestation a cheminé derrière différentes bannières étudiantes, communautaires, P !nk Bloc, anticapitalistes et antifascistes jusqu'au centre-ville. Tout au long du chemin, des manifestant.e.s se sont amusé.e.s à arracher et gribouiller des pancartes électorales.
La manif s'est terminée sur l'espoir que le mouvement étudiant puisse être l'étincelle d'une mobilisation plus large à venir.

La députation de Québec solidaire (2026 - ...)
Nous reprenons ici les biographies fournies des candidatures pour les neuf député·es de Québec solidaire. Nous pouvons donc voir ici d'un coup d'oeil les personnes qui forment la députation du parti de gauche.
Alexandre Boulerice | Gouin
Alexandre Leduc | Hochelaga-Maisonneuve
En 2007, Alexandre Leduc s'est installé dans Hochelaga-Maisonneuve, où il a construit sa vie, nourri son engagement et fondé sa famille. Ces huit dernières années, à l'Assemblée nationale, il a non seulement défendu infatigablement les familles et les travailleuses et travailleurs, mais aussi exprimé une voix forte pour les gens de sa circonscription. Député de terrain présent pour les citoyennes et citoyens, Alexandre est toujours à l'écoute des organismes communautaires. Il veut continuer à avancer vers un objectif simple, celui de bâtir un quartier plus solidaire, inclusif et à l'écoute des réalités de chacun et chacune.
Andrés Fontecilla | Laurier-Dorion
Andrés Fontecilla porte la voix des gens de Laurier-Dorion pour défendre la justice sociale, le droit au logement et les droits des personnes immigrantes. À l'Assemblée nationale, il fait valoir des solutions concrètes pour une société plus solidaire, une transition écologique ambitieuse et un Québec inclusif où chaque personne peut vivre dignement. Député de terrain incontournable dans Villeray et Parc-Extension, toujours à l'écoute et prêt à aider les organismes communautaires, Andrés veut poursuivre en octobre l'engagement d'une vie pour la justice sociale.
Ruba Ghazal | Mercier
Si Ruba Ghazal veut devenir première ministre du Québec, c'est pour bâtir un pays plus juste, inclusif et durable. Fière défenseure de la langue française, de la démocratie et de la justice sociale, elle porte la vision d'un Québec rassembleur où chaque personne peut contribuer pleinement à la société. Forte d'une longue expérience au privé dans le secteur de la santé, de la sécurité et de l'environnement, elle porte pour Québec solidaire une vision ancrée dans le réel et connectée aux aspirations des gens. C'est ce projet qu'elle incarne depuis huit ans à l'Assemblée nationale et qu'elle veut mener pour l'ensemble du Québec.
Gisèle Pouhe Njall | Rosemont
Après des études en journalisme, Gisèle Pouhe Njall a choisi de s'engager dans le milieu communautaire, où elle travaille depuis plus d'une décennie. Que ce soit en s'impliquant auprès d'organismes jeunesse ou en dirigeant un organisme de lutte contre les violences sexuelles, elle a toujours cherché à mobiliser les communautés et à faire entendre des voix trop souvent oubliées. Pour enrichir son expérience de terrain, Gisèle a mené des études universitaires en développement économique communautaire. Citoyenne engagée résidant à Rosemont, elle comprend et partage les préoccupations des résidentes et des résidents de son quartier et elle souhaite porter un engagement rassembleur pour construire un Québec plus solidaire, où chaque personne peut contribuer pleinement à la société et vivre dignement.
Roxane Milot | Sainte-Marie-Saint-Jacques
Roxane Milot est une femme engagée portée par la solidarité et la défense des droits humains. Ayant vécu un parcours qui a mis en évidence l'importance du filet social, elle œuvre depuis des années pour une société plus juste, ici comme à l'international, notamment à l'ONU sur des enjeux de justice et de paix. Aujourd'hui, elle veut prendre le relais de Manon Massé pour représenter Sainte-Marie–Saint-Jacques avec cœur et conviction. Résidente du quartier et fière membre de la communauté 2ELGBTQIA+, Roxane porte une vision inclusive d'un Québec où personne n'est laissé de côté.
Stéphanie Vachon | Sherbrooke
Stéphanie Vachon est une militante engagée qui souhaite continuer à porter la voix des citoyennes et citoyens de Sherbrooke. Éducatrice à l'enfance et représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, elle défend depuis plusieurs années de meilleures conditions de travail pour celles et ceux qui prennent soin de nos tout-petits. Forte de son expérience syndicale et de son engagement pour les services publics, elle veut contribuer à bâtir un Québec plus juste où l'on protège la santé, l'éducation et les services sociaux. Pour Stéphanie, la politique doit servir à prendre soin des gens et ne laisser personne derrière.
Etienne Grandmond | Taschereau
Élu comme député de Taschereau en 2022, Etienne Grandmont est un militant de longue date engagé depuis près de 20 ans dans les luttes sociales et environnementales à Québec. Avant de faire de la politique, il a contribué à la lutte contre la pauvreté et fait la promotion du droit au logement au sein du Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur, puis a dirigé pendant dix ans l'organisme Accès transports viables, où il a défendu une mobilité durable et accessible. Depuis quatre ans, il porte fièrement la voix des gens de Taschereau à l'Assemblée nationale, où il met à profit son expertise en transports, en environnement et en solidarité sociale pour bâtir un Québec plus juste, vert et inclusif.
Sol Zanetti | Jean-Lesage
Depuis 8 ans, Sol Zanetti se bat pour le monde de Jean-Lesage à l'Assemblée nationale. Et ces luttes, ce ne sont pas des postures abstraites et déconnectées. Quand il porte la voix des gens de sa circonscription, il porte la voix de ses voisins, de ses commerçants, de son quartier. Ancien professeur de philosophie, il est convaincu que les grandes idées prennent tout leur sens dans le dialogue avec les gens. Sur le terrain comme à l'Assemblée nationale, il défend une politique plus proche du monde et tournée vers le bien commun, avec en tête un Québec plus libre.
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Un nouveau gouvernement, une attente claire : mieux financer les organismes communautaires famille autonomes
Sainte-Adèle, 6 octobre 2026 — Le Regroupement des organismes communautaires famille autonomes des Laurentides (ROCFAL) souhaite féliciter notre nouveau premier ministre Monsieur Paul St-Pierre Plamondon du Parti Québécois.
Se joindront, à l'Assemblée nationale du Québec, les 11 député·es élu·es dans les circonscriptions des Laurentides, qui sont tous et toutes du Parti Québécois : Pierre Nantel dans Argenteuil, Audrey Bujold dans Bellefeuille, Alexandre Girard-Duchaine dans Bertrand, Nadine Le Gal dans Blainville, Linda Vaillant dans Deux-Montagnes, Marie-Claude Sarrazin dans Groulx, Catherine Drouin dans Labelle, Dieudonné Ella Oyono dans Les Plaines, Geneviève Couture dans Mirabel, Anne Nguyen dans Prévost et Sandrine Michon dans Saint-Jérôme. Sincères félicitations à tous et à toutes.
Le ROCFAL déplore cependant le manque de financement à la mission, octroyé par le Ministère de la Famille aux organismes communautaires famille autonomes (OCF). Le ROCFAL rappelle au nouveau gouvernement qu'en 2026-2027, la somme allouée aux OCF est de 190 000 $, alors que la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF) revendique le montant de 260 000 $ pour 2026-2027, 280 000 $ pour 2027-2028 et par la suite, un financement adéquat, stable et prévisible répondant à leurs besoins grandissants.
Selon les rapports d'activités annuels 2025-2026 de nos membres, plus de 2359 familles des Laurentides ont bénéficié des services des OCF membres de la région, tant dans les milieux urbains que dans les communautés rurales. Derrière ce nombre se trouvent des familles et des communautés aux réalités parfois différentes, mais unies par des besoins réciproques : être soutenues et accompagnées par des OCF suffisamment financés et ancrés dans leur milieu.
À propos : le ROCFAL est un organisme à but non lucratif qui existe depuis 2003. Sa mission est de soutenir, rassembler et promouvoir les organismes communautaires famille autonomes des Laurentides afin de favoriser la réalisation de leur mission. Financé à la mission par le Ministère de la Famille depuis 2025, le regroupement fédère actuellement 12 membres OCF des Laurentides. www.rocfal.org
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Lettre ouverte à toute la jeunesse
Chers jeunes d'Haïti,Jeunes femmes et jeunes hommes de toutes nos communes, de nos sections communales et de la diaspora, Je vous adresse aujourd'hui cette lettre avec beaucoup de respect, mais aussi avec une profonde préoccupation pour l'avenir de notre pays.
Notre génération doit ouvrir les yeux et comprendre que l'avenir d'Haïti ne peut pas être construit uniquement par ceux qui ont déjà occupé les espaces de pouvoir. L'avenir appartient également à celles et ceux qui se préparent, qui travaillent, qui étudient et qui veulent servir leur pays avec honnêteté.
Pendant des années, des hommes et des femmes issus de différentes couches de la société ont accédé aux fonctions de député, sénateur, ministre et président. Pourtant, malgré les nombreuses promesses, notre jeunesse continue de faire face au chômage, au manque d'opportunités, à la faiblesse de notre système éducatif, aux difficultés de notre système de santé, au manque d'infrastructures et à l'insuffisance des investissements dans l'agriculture.
Nous devons donc avoir le courage de poser les bonnes questions :
Pourquoi tant de jeunes sont-ils obligés de quitter leur pays pour chercher un avenir ailleurs ?
Pourquoi nos jeunes diplômés ont-ils autant de difficultés à trouver un emploi ?
Pourquoi notre pays ne donne-t-il pas encore à sa jeunesse les conditions nécessaires pour étudier, travailler, entreprendre et vivre dignement ?
Ces questions ne sont pas dirigées contre une génération. Elles concernent notre avenir collectif.
Chers jeunes,
Lorsque certains d'entre nous décident aujourd'hui de s'engager dans la vie publique et de présenter leur candidature aux élections, on entend parfois : « Vous êtes trop jeunes. Vous manquez d'expérience. Vous êtes pauvres. »
Mais posons-nous une question simple :
Où les jeunes vont-ils acquérir de l'expérience si on refuse constamment de leur donner une chance ?
L'expérience est importante. La compétence est indispensable. La formation est nécessaire. L'intégrité est fondamentale.
Mais la jeunesse ne doit pas être condamnée à rester spectatrice de la vie nationale.
Nous devons nous préparer, nous former, étudier les problèmes du pays et proposer des solutions concrètes.
Notre jeunesse ne doit pas avoir honte de ses origines. Elle ne doit pas avoir honte de ses difficultés. Elle doit avoir confiance en sa capacité à construire.
Ne laissez personne vous faire croire que votre valeur dépend de votre richesse.
La véritable richesse d'un jeune, c'est son éducation, son intelligence, son travail, son intégrité, sa volonté et son amour pour son pays.
Chers jeunes,
Méfions-nous également des pratiques qui ont trop longtemps affaibli notre démocratie : l'achat des votes, les promesses sans lendemain, la manipulation, l'utilisation de l'argent pour influencer les électeurs et l'utilisation des institutions publiques à des fins personnelles.
Notre vote ne doit pas être à vendre.Notre conscience ne doit pas être à vendre.Notre dignité ne doit pas être à vendre.L'avenir d'Haïti ne doit pas être à vendre.
Nous devons apprendre à juger les candidats sur leurs compétences, leurs projets, leur intégrité, leur vision et leur capacité à servir la population.
Je lance donc un appel particulier à tous les jeunes hommes et à toutes les jeunes femmes qui ont une formation, une volonté de servir et une vision pour leur pays :
Préparez-vous.Organisez-vous.Participez.Engagez-vous.Présentez vos idées.Entrez dans le processus démocratique.
Ne laissez pas les discours destinés à vous décourager vous arrêter.
Nous ne devons pas avoir peur de prendre nos responsabilités.
Nous ne sommes pas contre les personnes âgées. Nous sommes contre toute pratique qui empêche injustement le renouvellement et la participation de la jeunesse.
Nous devons construire une société où l'expérience des aînés et l'énergie de la jeunesse peuvent travailler ensemble au service de la nation.
Notre objectif doit être clair : construire une Haïti où chaque jeune peut étudier, travailler, entreprendre, créer une famille et vivre dignement dans son propre pays.
Chers jeunes d'Haïti,
Le moment est venu d'ouvrir les yeux, de prendre conscience de notre responsabilité et de participer à la construction de notre avenir.
Ne laissons personne décider de notre avenir à notre place.
Notre génération doit être une génération de responsabilité, de compétence, d'intégrité et de service.
Nous devons croire en Haïti.
Nous devons croire en notre jeunesse.
Nous devons croire qu'un autre avenir est possible si nous sommes prêts à travailler pour le construire.
Nouveau joueur.
Jeunesse solidaire de la jeunesse.
Une nouvelle génération pour une nouvelle Haïti.
La corruption et nous, c'est le lait et le citron.
Haïti ne périra pas.
À toute la jeunesse haïtienne : levons-nous, préparons-nous, organisons-nous et prenons notre responsabilité dans la construction de notre pays.
Pour Haïti, pour notre génération et pour celles qui viendront après nous.
Un jeune. Une compétence. Un engagement. Un avenir.
NOUVEAU JOUEUR — JEUNESSE SOLIDAIRE DE LA JEUNESSE.
René RobensonPorte Parole de la Jeunesse
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Les hommes ne semblent pas pouvoir s’empêcher de proférer de fausses accusations. Ils ont tort.
Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller en sursaut à cause d'un cauchemar, puis, lorsque vous vous rendormez, de replonger immédiatement dans ce même cauchemar ? C'est horrible, n'est-ce pas, quand ça arrive ? Eh bien, nous vivons exactement le contraire : nous nous couchons et nous nous réveillons sans cesse dans le même cauchemar.
Tiré de Entre les lignes et les mots
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/10/06/a-propos-des-soi-disantes-fausses-allegations-concernant-jane-doe/
6 octobre 2026
Le président étasunien a fait une déclaration au sujet de l'affaire des viols à Cornell. Il a dit qu'il se sentait vraiment désolé pour ces garçons. Je n'ai jamais été aussi contente d'être canadienne.
La semaine dernière, j'ai écrit quelques lignes pour replacer les viols de Cornell dans leur contexte, car je savais que cette affaire serait présentée comme un problème lié à l'université, aux fraternités, à l'alcool et à la drogue, ou encore comme un problème de « garçons riches », et je tenais à apporter des précisions indispensables.
Il n'a pas fallu longtemps pour que trente-deux hommes se retrouvent dans le pétrin.
Les hommes en colère sur Internet perdent la tête à propos de Jane Doe. Fausse accusation, fausse accusation, c'est une menteuse, souvenez-vous de Duke, bla, bla, bla, quel baratin. Je vais donc recommencer. Je veux apporter un peu de contexte, ce qui fait cruellement défaut.
Pas sur le viol en général, comme dans le dernier article. Mais sur Jane Doe.
Un jour ou deux après ce cauchemar de sept heures, Jane Doe a vu des gens parler de son viol collectif dans un chat. Elle a fait une capture d'écran de la conversation et l'a envoyée à l'un des connards (Matthew Ingalls) qui l'avait violée, en ajoutant en dessous ???
Trois points d'interrogation.
« C'est ridicule », a-t-il répondu. « Je vais signaler ça. »
C'était un mensonge éhonté. Saviez-vous que quelqu'un avait posté une vidéo ?
Elle avait des flashs de mémoire. Elle se souvenait d'avoir essayé de se couvrir avec des couvertures. Elle se souvient d'avoir giflé un type qui lui touchait le sexe. Elle se souvient qu'ils lui avaient pris son téléphone et elle se souvient d'avoir essayé de repousser quelqu'un qui tentait de l'embrasser alors qu'elle ne le voulait pas.
Mais l'horreur de ce qu'ils lui avaient fait, elle l'a vue dans le chat et elle a été horrifiée.
Je voudrais que vous réfléchissiez un instant au traumatisme que cela représente.
Lire sur un écran de chat ce qu'ils vous ont fait.
Voir les messages. Voir la vidéo. De vous.
*-*
Vous vous souvenez de cette « académie du viol » ? Des hommes qui donnaient des drogues à leurs femmes et à leurs copines pour pouvoir les violer pendant leur sommeil sans qu'elles s'en rendent compte. Si un homme voulait faire ça à une femme, la kétamine serait un bon choix de drogue. La plonger dans un « k-hole ».
J'ai lu un message d'un ambulancier qui expliquait à quoi sert la kétamine sur le plan médical.
D'un point de vue médical, la kétamine est un anesthésique dissociatif.
Elle provoque une dissociation. De plus, elle engourdit la douleur liée à ce qu'on vous fait subir.
Dans un contexte médical, si vous devez faire subir quelque chose d'horrible à un être humain, vous lui administrez de la kétamine. Vous devez intuber quelqu'un·e alors qu'elle ou il est conscient ? La kétamine. Son visage a été déchiqueté par un chien et vous devez le recoudre ? La kétamine.
Vous voulez violer collectivement une fille pendant sept heures d'affilée ? La kétamine.
Une personne en état de « k-hole » n'est pas en mesure de donner son consentement. L'ambulancier a expliqué que lorsqu'on administre de la kétamine à quelqu'un·e, les lumières sont allumées mais il n'y a personne à la maison.
Ils lui ont administré de la kétamine. Pas seulement une fois. À plusieurs reprises, tout au long de ce viol collectif qui a duré sept heures. Puis ils ont posté sur le chat : « Chatte gratuite. Il suffit d'entrer et de le sortir. »
*-*
Elle s'est rendue au poste de police du campus et a passé des heures à parler à un agent. Elle a expliqué ce qui s'était passé, à savoir qu'elle avait été violée pendant des heures. Elle a reconnu avoir des trous de mémoire, mais a affirmé que ce qui lui était arrivé n'était pas consensuel. Elle n'avait pas donné son consentement pour subir un viol collectif.
La police du campus a rédigé un compte-rendu de son interrogatoire, qui a duré plusieurs heures, et l'a transmis au bureau du procureur. Le procureur a lu le compte-rendu et a déclaré qu'il ne contenait pas de preuves permettant de poursuivre pénalement un crime, conformément à la loi de l'État de New York. Il a donc classé l'affaire.
Certaines personnes affirment qu'elle aurait dû s'adresser à la police municipale plutôt qu'à la police du campus, mais ce n'est pas ainsi que cela fonctionne. La ville d'Ithaca compte 32 108 habitant·es et dispose d'une force de police. Cornell compte 26 793 habitant·es. C'est presque aussi grand que la ville dans laquelle il se trouve. Cornell dispose de sa propre force de police. Les délits commis à Cornell sont signalés à la police de Cornell. C'est ainsi que cela fonctionne.
Elle a donc respecté les règles. Elle a signalé le viol. Le procureur a classé l'affaire.
Le 14 septembre 2026, elle a déposé une plainte de 100 pages. Elle intente un procès.
Les hommes crient : « Fausse accusation, fausse accusation, c'est une menteuse et une traînée. » Parce que le procureur a déjà statué sur cette affaire et déclaré qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre.
Voici ce que beaucoup de personnes ne comprennent pas.
La loi de l'État de New York donne une définition juridique très claire de l'incapacité légale. Selon l'État de New York, être légalement incapable signifie être inconscient·e, avoir été drogué e contre son gré ou sans le savoir.
Si aucun de ces cas ne s'applique, vous n'êtes pas juridiquement incapable selon l'État de New York. Si une personne boit ou consomme volontairement des drogues au point d'en être altérée, elle ne répond pas à la définition légale d'« incapacité mentale » prévue par le droit pénal new-yorkais.
La jeune fille que Brock Turner a violée ? Elle était inconsciente, elle répond donc à la définition.
Jane Doe était ivre lorsqu'elle est arrivée à la soirée de la fraternité. Ils l'ont entraînée dans une pièce, lui ont mis de la poudre blanche sous le nez et lui ont dit de la sniffer. Elle était ivre, je le répète. Elle a sniffé. La poudre blanche n'était pas de la cocaïne, c'était de la kétamine.
Les lumières étaient allumées, mais il n'y avait personne à la maison.
Mais selon la définition légale, elle n'était pas inconsciente, car elle les repoussait et leur donnait des gifles. Elle n'a pas été droguée contre son gré ni à son insu, puisqu'elle a sniffé la drogue quand ils le lui ont demandé.
Donc, selon la définition légale, elle n'était pas hors d'état d'agir.
Par conséquent, si elle n'était pas hors d'état d'agir selon la définition juridique, alors elle n'était pas trop hors d'état d'agir pour donner son consentement. Ce n'était donc pas non consensuel. Légalement.
La loi a tort.
Parfois, lorsque les lois ont tort, celles et ceux qui ont raison se retrouvent du mauvais côté de la loi. Les lois se sont déjà trompées par le passé.
Jusqu'en 1865, l'esclavage était légal.
Jusqu'en 1920, la violence conjugale était légale.
Jusqu'en1993, le viol conjugal était légal.
En substance, la loi stipule que si une victime a consommé de la drogue ou de l'alcool de son plein gré, elle n'est pas légalement incapable et son consentement est donc présumé. En substance, cela rend le viol légal.
C'est tellement tordu que ça en est écœurant. Les lois ne devraient pas légaliser le viol.
C'est pourquoi les législateurs:législatrices new-yorkais es et des organisations comme RAINN militent en faveur de projets de loi tels que le projet de loi S10632 du Sénat, visant à modifier la loi pour qu'elle se concentre sur la question de savoir si la victime était trop altérée pour donner son consentement, plutôt que sur le fait qu'elle ait accepté ou non de prendre ces drogues.
Consentir à sniffer de la « white power » ne revient pas à consentir à subir un viol collectif pendant sept heures.
Quant à l'incapacité, si quelqu'un·e donnait de la kétamine à ce procureur, il comprendrait très vite ce que signifie « incapacité ». Si quelqu'un·e donnait de la kétamine aux hommes qui crient à la « fausse accusation », ils comprendraient eux aussi ce que signifie « incapacité ».
Les lumières sont allumées, mais il n'y a personne à la maison. Ce n'est pas du consentement.
C'est l'effet de la kétamine. C'est ainsi que fonctionne la kétamine. Elle était hors d'état de se défendre. La loi n'a pas suivi l'évolution des drogues utilisées pour violer les femmes.
*-*
Voici ce que ces hommes en colère ignorent, ne comprennent pas ou dont ils se fichent complètement.
La grande majorité des victimes de viol ne portent pas plainte, et la raison pour laquelle elles ne le font pas est qu'elles pensent que rien n'arrivera au violeur. Elles n'ont pas tort. Sur 1 000 agressions sexuelles aux États-Unis, 975 auteurs s'en tirent sans aucune sanction.
Selon RAINN, qui tire ses statistiques du gouvernement fédéral, 73% des viols et des agressions sexuelles ne sont pas signalées. Près des trois quarts. Pourquoi une femme s'infligerait-elle le traumatisme d'une accusation et d'un procès alors que l'agresseur va tout simplement s'en tirer à bon compte ? Pourquoi s'infligerait-elle un traumatisme supplémentaire de cette manière ? Et ce n'est pas tout.
Selon le Service de recherche du Congrès (CRS), jusqu'à 400 000 kits de prélèvement en cas de viol restent en attente de traitement à travers les États-Unis à tout moment. Pourquoi ? Parce que les hommes censés les analyser ne croient pas les femmes. Les femmes mentent, vous ne le saviez pas ?
Celles-là sont une minorité. Les femmes qui sont allées faire réaliser un kit de prélèvement en cas de viol constituent une minorité. 73% des viols ne sont pas signalés. Les kits de prélèvement sont une minorité. Des centaines de milliers d'entre eux restent en attente d'analyse à tout moment. Parce que les hommes refusent de les analyser.
Pour chacun de ces kits de prélèvement en attente d'analyse, trois femmes n'ont pas signalé les faits. Elles vivent simplement en silence avec ce cauchemar et tentent de le mettre derrière elles.
Jane Doe fait partie de ces femmes – une sur quatre – qui a porté plainte. Elle s'est rendue à la police. Elle a consulté un médecin. Elle a déclaré : « Cela m'est arrivée et je souhaite porter plainte pour viol. » On lui a opposé un refus, non pas parce qu'elle n'avait pas été violée, mais en raison de la formulation des lois.
Parlons donc de la réalité des fausses accusations.
Y a-t-il des fausses accusations ? Bien sûr que oui. La question est de savoir à quelle fréquence.
Pour qu'une accusation soit qualifiée de fausse, il ne suffit pas qu'une enquête ne parvienne pas à trouver suffisamment de preuves pour engager des poursuites. Selon les normes établies par le FBI et le Centre national de ressources sur les violences sexuelles (NSVRC), une plainte pour viol est considérée comme « fausse » si une enquête complète et approfondie apporte la preuve définitive qu'aucun crime n'a été commis ni tenté. Savez-vous à quelle fréquence cela se produit ? Un pourcentage à un chiffre.
L'étude Lisak (2010) a révélé un taux de fausses accusations de 5,9%
Une étude menée à Los Angeles (2014) a révélé un taux de fausses accusations de 4,5%
L'analyse de Ferguson & Malouff (2016) a révélé que les fausses accusations représentaient 5,2%
Permettez-moi de préciser ce que cela signifie. Cela signifie que lorsque les procureurs ont réellement mené une enquête pour déterminer ce qui s'était réellement passé dans le cadre d'une plainte pour viol, ils ont constaté que dans 5 à 9% des cas, aucun viol n'avait eu lieu et que l'allégation était fausse.
Dans 91 à 95% des cas, une enquête approfondie a prouvé qu'un viol avait bien eu lieu.
Additionnez toutes ces femmes. Celles qui ont été violées ou agressées sexuellement et qui n'ont pas porté plainte, ainsi que celles qui ont porté plainte, mais dont les kits de prélèvement n'ont pas été analysés.
Voilà pourquoi votre fil d'actualité est inondé de publications intitulées « Je suis Jane Doe ».
Selon l'État de New York, si une femme consomme une substance de son plein gré, elle n'est pas légalement considérée comme trop incapable de donner son consentement. Par conséquent, elle a donné son consentement. C'est la logique du violeur. C'est ainsi que l'on en arrive à une situation où un tiers des femmes de la planète ont été violées, tandis que le président déclare publiquement qu'il a de la peine pour ces garçons.
Je suppose qu'il n'a pas regardé la vidéo qu'ils ont publiée sur le chat.
Je suppose que le procureur non plus.
Si les hommes ne veulent pas changer les lois, peut-être faut-il que ce soient les femmes qui les élaborent.
Mes articles sur les questions liées aux femmes sont financés par mes lectrices et lecteurs. Je n'ai pas de sponsor et je ne diffuse pas de publicités. N'hésitez pas à faire un don de 5 $ par mois ou de 50 $ par an pour soutenir mon travail, ou à vous abonner gratuitement et à partager mes articles pour m'aider à toucher davantage de lectrices et de lecteurs. Merci ! xo
Linda Caroll, 3 octobre 2026
https://historyofwomen.substack.com/p/more-context-on-jane-doe-false-allegations
Traduit et adapté par DE
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Quelles perspectives pour un gouvernement péquiste minoritaire ? Quels défis pour la gauche sociale et politique ?
1. Le Parti québécois obtient 59 député·es et forme un gouvernement avec 28,02 % des votes.
2. La Coalition Avenir Québec est rayée de la carte malgré ses 13,35 % d'appui.
3. Le Parti conservateur du Québec entre au parlement avec 19 député·es et 20,67 % des votes, dans une base régionale bien définie.
4. Québec solidaire conserve 9 député·es dans 3 grandes villes du Québec avec 12,43 % des votes.
5. Le Parti libéral du Québec obtient 40 député·es, 24,22 % des votes et fait des gains en dehors de Montréal.
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6 octobre 2026 | Source : Élections Québec
6 octobre 2026 | Source : Élections Québec
Un gouvernement péquiste doublement minoritaire, tant en nombre de député·es qu'au niveau de son faible soutien électoral.
Quelles seront ses marges de manœuvre ?
Quelles politiques mettra-t-il d'abord de l'avant ? Quelles politiques sociales ? Quelles politiques migratoires ? Quelles politiques sur les services publics, sur les droits des travailleuses et des travailleurs, sur la lutte aux changements climatiques ? La réforme du mode de scrutin se posera-t-elle de nouveau ?
Quelles alliances avec les autres partis politiques voudra-t-il nouer pour faire adopter ses politiques ?
Quels positionnements les partis d'opposition adopteront-ils face à ces différents enjeux ?
Comment Québec solidaire pourra-t-il construire le front de gauche pour s'opposer aux politiques d'austérité qui sont à l'agenda des autres partis ?
Quelles sont les perspectives de la tenue d'un référendum dans un tel contexte ? Et, plus largement, de la lutte pour une majorité indépendantiste ?
Quelles orientations adopter face au gouvernement fédéral et à ses politiques de plus en plus conservatrices ?
Ce ne sont là que quelques-unes des questions sur lesquelles Presse-toi à gauche ! compte intervenir dans les prochains jours et les prochaines semaines. Nous comptons sur votre collaboration pour partager vos analyses et réflexions afin d'aider à dégager les orientations permettant de faire face à la complexité de la situation et aux défis qui se dressent devant la gauche sociale et politique au Québec. Écrivez-nous !
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Revue de presse des réactions à l’élections québécoise 2026
Voici les réactions des organisations syndicales, féministes, écologistes et de la jeunesse. Les communiqués seront publiés au fur et à mesure de leur publication, du plus récent au plus ancien.
Élections provinciales 2026 - La présidente de la FIPEQ-CSQ réagit à l'élection provinciale
MONTRÉAL, le 6 oct. 2026 - La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) tient à féliciter le nouveau gouvernement du Parti Québécois pour son élection et souhaite rapidement amorcer le dialogue pour que ce nouveau mandat soit l'occasion de travailler concrètement à renforcer le réseau des services éducatifs à la petite enfance, premier maillon de notre système d'éducation.
La FIPEQ-CSQ rappelle que le réseau repose sur deux secteurs essentiels et complémentaires : les centres de la petite enfance (CPE) et les services éducatifs en milieu familial régis et subventionnés. Les deux doivent être pris en compte pour le développement de notre réseau.
« Nous comprenons le besoin de créer des places, mais le développement doit répondre aux besoins réels du terrain. Dans certains milieux, des responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE) peinent déjà à combler leurs places, alors que certaines régions font face à une pénurie de main-d'œuvre criante. Avant de développer de nouvelles places en CPE, il faut donc procéder à une véritable analyse des besoins des places, dans chaque région du Québec. Nous demandons également que les enfants ayant des besoins particuliers (EBP) deviennent une priorité du nouveau gouvernement. Le plafonnement du financement en deçà des besoins a fragilisé les ressources disponibles pour les accompagner et entraînera des conséquences directes sur les services offerts. Nous sommes d'avis que les enfants ne devraient jamais faire les frais d'une logique d'austérité », souligne Anne-Marie Bellerose, présidente de la FIPEQ-CSQ.
« Nous sommes ouvertes et prêtes à travailler en collaboration avec le nouveau gouvernement. Nous l'avons déjà fait par le passé et notre volonté de contribuer à l'amélioration du réseau n'a pas changé. Ce nouveau gouvernement a l'occasion de faire les choses autrement : miser sur l'expertise terrain, analyser réellement les besoins du réseau et reconnaître l'importance du travail de chaque intervenante travaillant en petite enfance, autant en CPE qu'en milieu familial régi et subventionné. Nous avons des solutions pour répondre aux enjeux du réseau, pourquoi ne pas commencer ce nouveau mandat en consultant celles qui le portent à bout de bras ? », réclame la leader syndicale.
La présidente de la FIPEQ-CSQ réitère sa pleine et entière collaboration au nouveau gouvernement du Parti Québécois, afin de régler concrètement les enjeux en matière de petite enfance au Québec.
FADOQ : Après les élections, passons à l'action pour les 50 ans et plus
MONTRÉAL, le 6 oct. 2026 - Les enjeux touchant les personnes de 50 ans et plus ont pris une place importante durant la campagne électorale. Les 127 députés nouvellement élus devront rapidement se mettre au travail pour contribuer à bâtir une société plus inclusive, solidaire et adaptée aux réalités d'aujourd'hui et de demain.
Les électeurs et électrices ont fait confiance au Parti Québécois. Comme plus grande organisation de personnes de 50 ans et plus au Québec, la FADOQ a transmis ses félicitations au Premier ministre Paul St-Pierre Plamondon, tout en lui rappelant les engagements que son parti a pris envers les personnes aînées.
Parmi ceux qui ont retenu l'attention, nous pouvons nommer :
– L'augmentation de 50 % du budget en soins à domicile ;
– La bonification de 10 M$ par année du Programme d'adaptation de domicile ;
– L'accès facilité au crédit d'impôt pour le maintien à domicile ;
– Le dépôt d'un projet de loi pour le maintien de l'autonomie des aînés.
« La FADOQ interpellera régulièrement le gouvernement du Québec pour qu'il concrétise ces engagements, tout en l'invitant à aller plus loin afin de mieux répondre aux besoins des 50 ans et plus, et de favoriser un vieillissement actif et digne », affirme le président de la FADOQ, Yves Bouchard.
Avant même le déclenchement de la campagne électorale, la FADOQ a fait connaître ses priorités grâce à sa plateforme électorale. Elle présentait nos solutions concrètes, qui portaient notamment sur l'accès aux soins et services de santé, un enjeu prioritaire pour l'ensemble de la société, le vieillissement actif, les conditions pour permettre aux personnes aînées de vieillir chez elles et l'aide financière aux 50 ans et plus.
« Le vieillissement de la population, la transformation du système de santé et la hausse du coût de la vie nécessitent des actions concrètes et rapides dans les premiers mois de ce nouveau mandat », demande M. Bouchard.
Les Québécoises et Québécois ont élu un gouvernement minoritaire. Pour la FADOQ, cette réalité renforce l'importance du dialogue et de la collaboration entre les différentes formations politiques afin de faire progresser les dossiers qui préoccupent les personnes aînées.
En terminant, la FADOQ aimerait féliciter toutes les personnes qui se sont portées candidates durant cette élection et remercier toutes celles qui ont travaillé dans un bureau de vote afin de permettre la tenue de cet exercice démocratique.
L'AREQ félicite le nouveau gouvernement et l'invite à faire du vieillissement une priorité
QUÉBEC, le 6 oct. 2026 - Au lendemain des élections générales québécoises, l'AREQ (CSQ), le mouvement des personnes retraitées CSQ, félicite M. Paul St‑Pierre Plamondon et le Parti Québécois pour leur victoire, ainsi que l'ensemble des personnes élues qui représenteront la population à l'Assemblée nationale.
L'AREQ rappelle que le vieillissement de la population constitue l'une des grandes transformations sociales auxquelles le Québec devra répondre au cours des prochaines années. Les personnes aînées occupent une place essentielle dans la société québécoise. Elles contribuent à la vitalité de leurs communautés, soutiennent leurs proches, s'engagent bénévolement et participent activement à la vie sociale, économique et démocratique du Québec.
« Les personnes aînées ne sont pas simplement des bénéficiaires de services. Elles sont des citoyennes et des citoyens engagés qui possèdent une expérience et une connaissance de leur milieu dont le Québec doit continuer de bénéficier. Nous félicitons le nouveau gouvernement et lui tendons la main pour travailler ensemble à relever les défis qui nous attendent », souligne Micheline Germain, présidente de l'AREQ (CSQ).
De la campagne électorale à l'action
Au cours de la campagne, le Parti Québécois a pris plusieurs engagements pour les personnes aînées. L'AREQ salue notamment sa volonté d'effectuer un virage majeur vers le soutien à domicile, avec une hausse de 50 % du budget qui y est consacré, ainsi que son engagement à adopter une loi sur l'autonomie des personnes aînées et une stratégie nationale en la matière.
Cette hausse constitue un pas important, mais l'ampleur des besoins commande d'aller encore plus loin. À cet effet, l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) estime qu'un véritable virage vers le soutien à domicile nécessiterait de faire passer les investissements annuels d'environ 3 milliards à entre 7 et 11 milliards de dollars. L'AREQ invite donc le nouveau gouvernement à mettre tout en œuvre pour réussir ce changement de modèle attendu depuis des décennies.
Par ailleurs, l'AREQ suivra de près les engagements visant à renforcer les CLSC et les services de première ligne, à favoriser des milieux de vie abordables et adaptés, à protéger le pouvoir d'achat des personnes retraitées et à mieux prévenir et à combattre la fraude envers les personnes aînées, notamment par davantage de prévention et de ressources consacrées aux enquêtes.
« La hausse annoncée en soutien à domicile est un signal encourageant, mais nous savons que les besoins sont immenses. Cette fois, il faut réussir le virage. Les personnes aînées doivent pouvoir choisir où elles vieillissent, avoir accès aux services dont elles ont besoin et pouvoir vivre dignement dans leur communauté », affirme Micheline Germain.
L'AREQ, une alliée présente partout au Québec
Avec plus de 60 000 membres répartis à travers la province, l'AREQ souhaite également réaffirmer sa volonté de collaborer avec le nouveau gouvernement et l'ensemble des parlementaires.
Grâce à sa présence dans toutes les régions du Québec et à son contact direct avec les personnes retraitées, l'Association constitue une interlocutrice privilégiée pour témoigner des réalités vécues sur le terrain et contribuer à l'élaboration de politiques publiques adaptées aux besoins d'une population vieillissante.
« L'AREQ souhaite être une alliée du gouvernement, en faisant entendre la réalité des personnes aînées aux quatre coins du Québec, mais aussi en contribuant à la recherche de solutions. Le vieillissement de la population nous concerne collectivement et exige que nous travaillions ensemble dès maintenant », conclut Micheline Germain.
La FTQ commente l'élection d'un gouvernement minoritaire - « Le nouveau gouvernement et l'ensemble des élus doivent travailler ensemble pour le bien commun » ‒ Magali Picard, présidente de la FTQ
MONTRÉAL, le 5 oct. 2026 - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de l'élection d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois et invite l'ensemble des élus, les oppositions, à se mettre au travail rapidement et à oeuvrer ensemble pour le bien commun de tous les Québécois et Québécoises, et ce, peu importe les allégeances politiques. La guerre tarifaire, la hausse du coût de la vie, la crise du logement et de l'itinérance, la violence envers les femmes, les changements climatiques et les défis démographiques ne sont que quelques-uns des dossiers qui doivent faire l'objet d'une attention immédiate.
« Les Québécoises et Québécois restent profondément attachés à une société qui prend soin de son monde dans un Québec où tout le monde peut vivre dignement. Nos réseaux publics ont certainement besoin d'attention, mais ce n'est pas une surenchère de coupes qui fera en sorte que la population obtiendra de meilleurs services à un meilleur coût », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.
Pour ce faire, le gouvernement québécois doit reprendre le dialogue social avec la société civile incluant les organisations syndicales. « Le verdict de cette élection démontre clairement que les politiques de division et d'opposition de l'ancien gouvernement ont été rejetées par les Québécoises et les Québécois. La FTQ rappelle que les sociétés les plus démocratiques sont les sociétés qui ont les plus hauts taux de syndicalisation. C'est entre autres grâce à la qualité du dialogue social que le Québec moderne s'est construit et c'est en poursuivant dans cette veine que nous pourrons relever les défis devant nous », ajoute la présidente de la FTQ, Magali Picard.
La FTQ demande aux élus de se mettre au travail rapidement. « Le nouveau gouvernement doit abroger les lois adoptées sans consultations et qui s'attaquent aux travailleuses et travailleurs. Ici, on parle plus particulièrement de la Loi 14, qui brise l'équilibre des forces lors de négociations de conventions collectives en limitant le droit de grève, et la Loi 4 sur la gouvernance, qui s'ingère dans la vie démocratique des syndicats », réclame le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.
Le gouvernement doit également s'attaquer, en collaboration avec l'ensemble des acteurs de la société civile, à la mise en place d'une véritable politique industrielle québécoise misant sur nos forces et nos valeurs. Pour la FTQ, le gouvernement du Québec doit agir comme chef d'orchestre et miser sur les ressources et les atouts du Québec afin de nous affranchir de notre dépendance envers les États-Unis.
« Le résultat de cette élection confirme également, qu'il est grand temps de réformer le mode de scrutin afin que tous et toutes puissent être représentés équitablement à l'Assemblée nationale selon le pourcentage des votes obtenus par chacune des formations. Lorsqu'un gouvernement renie sa parole, comme ce fut trop souvent le cas dans ce dossier, c'est le cynisme de la population à l'endroit des élus qu'il entretient », concluent les leaders syndicaux.
Élections québécoises : Unifor Québec appelle le nouveau gouvernement à protéger les emplois et les droits des travailleuses et travailleurs
MONTRÉAL, le 6 oct. 2026 - Au lendemain des élections québécoises, Unifor Québec appelle le nouveau gouvernement à ouvrir un véritable dialogue avec les travailleuses et travailleurs. Dans un contexte où le secteur manufacturier et la foresterie sont durement éprouvés, le syndicat souhaite des mesures concrètes pour protéger les emplois et un engagement clair à respecter les droits syndicaux.
« Le nouveau gouvernement a l'occasion de changer le cap et de rebâtir une relation de confiance avec les travailleuses et travailleurs. Nos membres veulent pouvoir vivre de leur travail, avoir confiance en l'avenir de leur emploi et être entendus dans les décisions qui les touchent. Protéger nos industries, respecter les droits syndicaux et travailler avec les partenaires sociaux : c'est là-dessus que nous souhaitons des gestes concrets et nous offrons notre pleine et entière collaboration au nouveau gouvernement dans l'atteinte de ses objectifs. » a déclaré Daniel Cloutier, directeur québécois d'Unifor.
Face à la guerre commerciale et aux pratiques de dumping, Unifor Québec réclame une politique industrielle élaborée par acteurs des secteurs concernés, incluant les syndicats. Les achats publics et ceux des sociétés d'État doivent soutenir la fabrication au Québec, préserver notre savoir-faire et développer des emplois de qualité. Le gouvernement doit également soutenir les travailleuses et travailleurs touchés par les mises à pied et les fermetures et intervenir rapidement pour préserver les possibilités de relance des usines.
En foresterie, le syndicat réitère sa demande d'une véritable concertation nationale réunissant les Premières Nations, le gouvernement et les acteurs du milieu forestier. La modernisation du régime forestier doit s'accompagner d'une stratégie industrielle pour maintenir les usines en activité, développer la transformation du bois au Québec et assurer un avenir durable aux communautés forestières.
Unifor Québec demande aussi au nouveau gouvernement de rétablir un dialogue constructif avec le mouvement syndical et de revenir sur les mesures qui ont affaibli les droits syndicaux. Le respect de la liberté d'association, du droit de grève et de la négociation collective, ainsi que l'accès à des services publics de qualité, doivent guider son action pour améliorer les conditions de vie de la population.
Le syndicat souhaite rencontrer rapidement le nouveau gouvernement pour discuter de ces priorités et des mesures à mettre en œuvre.
APTS : Après les promesses, place à l'action : Le nouveau gouvernement doit faire preuve d'audace pour la santé et les services sociaux
LONGUEUIL, QC, le 6 oct. 2026 - Au lendemain de l'élection d'un gouvernement du Parti Québécois, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) demande au premier ministre désigné de s'engager à faire une priorité de la décentralisation et du renforcement du réseau public, ainsi qu'à abroger les lois discriminatoires et antisyndicales adoptées sous la CAQ.
« Nos services publics font face à une crise systémique, nourrie par des décennies de sous-financement, de centralisation et de privatisation. Il est encore possible de changer de cap. Pour remettre le réseau public sur pied, le nouveau gouvernement devra s'appuyer sur l'expertise des gens qui travaillent dans le réseau », explique Robert Comeau, président de l'APTS.
Faire le choix du public
Au cours des derniers mois, l'APTS a mis de l'avant 9 propositions pour offrir à la population québécoise des soins et des services accessibles et de qualité, qui misent sur la prévention, et ce, dans toutes les régions.
L'organisation syndicale invite le nouveau gouvernement à s'inspirer de cette feuille de route dès le début de son mandat et à collaborer avec les organisations qui portent la voix du terrain pour développer le réseau dont la population a grandement besoin.
« Les professionnel•le•s et les technicien•ne•s membres de l'APTS sont déterminé•e•s à protéger notre réseau contre toute nouvelle vague d'austérité. Les difficultés du réseau ne sont pas une fatalité mais une question de volonté politique. En faisant le choix du public, le nouveau gouvernement peut changer la donne », ajoute Émilie Charbonneau, 1re vice-présidente de l'APTS.
Mettre fin aux lois discriminatoires et antisyndicales
Droit de grève, démocratie syndicale et mécanismes de participation et prévention en santé et sécurité du travail : les derniers instants du gouvernement Legault ont été tristement marqués par l'adoption de plusieurs lois creusant des brèches dans la liberté d'association et la protection des travailleur•se•s. L'APTS demande au nouveau gouvernement d'abroger ces dispositions législatives dès la reprise des travaux de l'Assemblée nationale afin de renforcer ces droits fondamentaux, en cohérence avec les positions prises par le caucus péquiste au moment de leur adoption.
Pas de carte blanche
Prenant acte du mandat minoritaire confié par la population, l'APTS invite le gouvernement péquiste à gouverner dans un esprit d'ouverture et de concertation.
« Un gouvernement minoritaire se doit d'œuvrer en faveur de politiques rassembleuses et profitables à tou•te•s. Les défis auxquels fait face le Québec exigent des politiques publiques élaborées en collaboration avec les organisations syndicales et communautaires, ainsi que les autres acteurs de la société civile. L'heure est au dialogue social pour renforcer nos services publics et répondre aux besoins de la population », conclut le président de l'APTS.
CSN ; Élection d'un gouvernement du Parti québécois - Le devoir de rassembler
MONTRÉAL, le 5 oct. 2026 - Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l'élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.
« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu'il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d'être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C'est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c'est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l'ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».
Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l'État dans l'économie affaibliraient les protections dont dépend l'immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l'économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d'un État fort.
Faire front pour le Québec qu'on veut
Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu'on veut.
Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.
En matière de redistribution de la richesse, la CSN s'inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d'austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d'imposition plus progressif.
En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d'action prometteuses.
Afin de favoriser l'égalité des chances, de la petite enfance à l'université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l'appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l'éducation et de l'enseignement supérieur souffrent déjà d'un sous-financement chronique.
Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu'à une stratégie de formation continue.
Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d'encre durant la campagne. C'est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu'une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d'instaurer une passe unique pour l'ensemble du Québec.
Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s'est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l'invite à faire preuve de courage politique et à aller de l'avant.
Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.
Élections provinciales - Réaction de la CSQ - La CSQ en appelle à un mandat sous le signe du dialogue social
MONTRÉAL, le 5 oct. 2026 - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) félicite le nouveau gouvernement du Parti Québécois pour son élection et livre une première réaction à chaud.
« Alors que les Québécoises et les Québécois ont exprimé leur voix, nous souhaitons rappeler au nouveau gouvernement que des choix audacieux, en faveur de meilleurs services à la population, sont possibles. C'est une question de volonté politique. Il aura somme toute été bien peu question de nos réseaux publics — petite enfance, éducation, enseignement supérieur, santé — et du milieu communautaire au cours de cette campagne électorale, si ce n'est que pour en parler en termes de coupes et de compressions. On peut faire les choses autrement, et à ce chapitre, si telle est son intention, le nouveau gouvernement pourra compter sur la CSQ.
« Un des messages importants que je souhaite livrer aujourd'hui, c'est que nous ne cherchons pas l'affrontement, loin de là. Je pense que l'on peut s'entendre sur le fait que beaucoup d'énergie a été perdue et gaspillée, dans les dernières années, à faire de nombreux appels à la collaboration, sans succès. Pour ce mandat qui débute, nous en appelons à un véritable dialogue social, dans l'intérêt de tout le Québec. Ce nouveau gouvernement aura besoin d'élargir l'éventail de partenaires, et nous serons au rendez-vous, prêts à proposer des solutions et à travailler au consensus. » - Éric Gingras, président de la CSQ.
États généraux en éducation
La CSQ porte une demande pour la tenue d'états généraux en éducation depuis plus de deux ans maintenant. Elle se réjouit donc de voir une grande réflexion collective au programme des priorités des 100 premiers jours. D'autant que cette initiative est aussi appuyée par deux autres partis et portée par un nombre grandissant de voix.
« La CSQ assume un leadership dans ce dossier depuis plusieurs mois et nous sommes déjà à l'œuvre, à revoir notre plateforme de propositions. Chose certaine, nous serons prêts à mener les travaux, à proposer des solutions et à faire émerger des consensus. Le Québec a besoin d'un projet collectif, d'une vision sociale. Quel meilleur point de départ que de s'occuper réellement d'éducation — de la petite enfance à l'enseignement supérieur — pour construire l'avenir ?
« D'ailleurs, quand on parle de cohésion sociale, il nous apparait important aussi de saluer les intentions du gouvernement à s'attaquer rapidement aux enjeux d'itinérance » - Éric Gingras, président de la CSQ.
Le président de la CSQ est également disponible pour réagir aux résultats des élections et accorder des entrevues.

Décentralisation, financement des municipalités et développement éolien
Le mot décentralisation a été prononcé une quantité impressionnante de fois par les candidats présents lors du débat qui s'est tenu au Témiscouata, dans le Bas-Saint-Laurent, le 24 septembre.
Bien que, personnellement, j'estime cette décentralisation nécessaire dans bien des domaines, cette orientation, notamment en ce qui concerne le développement éolien, soulève néanmoins des questions complexes, dont celle du financement.
Les municipalités et les MRC rurales connaissent déjà une augmentation des responsabilités, alors que le financement ne suit pas le même rythme. Le résultat : des élus, dans ma région comme dans bien d'autres, prêts à industrialiser et à céder des pans du territoire qu'ils ont pourtant le devoir de protéger… pour une, et une seule, raison : l'argent... évidemment. Le développement éolien représente des coûts à l'échelle de la province. En 2024, l'IREC, l'institut de recherche en économie contemporaine, indiquait que « depuis 2009, les consommateurs québécois ont payé plus de 6,09 G$ pour la priorité accordée au développement de la filière éolienne par des investisseurs privés ». Malgré cela, l'éolien trouve preneur dans les conseils municipaux et de comté des régions « pour arrondir les fins de mois » et donner une marge de manœuvre pour payer différentes initiatives qui répondent (ou pas…) aux besoins locaux. Décisions à courte vue, pourtant, car les coûts sociaux, environnementaux et économiques pour les régions ainsi industrialisées ne sont pas mesurés. C'est pratique, quand même, de ne regarder que la colonne des revenus sans regarder celle des coûts pour les décennies à venir. Pratique ou insidieux, car lorsqu'on peine à remplir le frigo, on n'a pas le loisir d'investir dans sa retraite.
Quel est ce Québec qui demande aux citoyens ruraux d'accepter une transformation de leur milieu de vie, de la qualité de vie qu'ils ont choisi, de l'identité collective forgée par les paysages et l'utilisation du territoire ? Pour quoi au juste ? Alimenter de nouveaux centres de données, continuer de gaspiller, exporter… en prétextant que c'est pour la transition énergétique, vraiment ?! (Cherchez, vous ne trouverez pas de cadre réglementaire permettant de s'assurer que la nouvelle production servira la décarbonation. Il n'y a aucune reddition de compte.)
Demande-t-on à la ville de Québec de sacrifier son patrimoine pour payer son service de transport en commun ? Non, parce que c'est insensé. Son patrimoine, c'est sa signature, la fierté des résidents et, au passage, il est rentable ce patrimoine. J'habite le Témiscouata et le nôtre, notre patrimoine, c'est la nature, nos montagnes et nos nombreux lacs et cours d'eau, la possibilité de voir les étoiles, d'écouter le silence. Des joyaux. Et au passage, il est rentable, ce patrimoine, cette forêt, ces grands espaces. L'emploi de plusieurs d'entre nous y est lié.
Sans parler des enjeux de sécurité publique pour les utilisateurs du territoire (risque de projection de glace) et, plus largement, pour les villages à proximité avec une incapacité à utiliser la force de frappe des avions-citernes de la SOPFEU en cas de feu de forêt. Le territoire forestier bas-laurentien est parsemé de petites municipalités… Déjà, elles sont desservies par des pompiers volontaires. Comment, au Québec en 2026, différents paliers de gouvernement peuvent-ils prendre la décision d'affaiblir notre protection ? Aurait-on idée de demander à la ville de Montréal de réduire ses effectifs du service incendie pour réduire les coûts ?
Quand a-t-il été jugé acceptable, pour notre avenir collectif, que le territoire des régions serve les intérêts de multinationales du secteur éolien et qu'il soit façonné par elles ? Que les municipalités n'avaient qu'à déléguer leurs pouvoirs ? À garantir des emprunts faramineux avec la valeur foncière de leurs citoyens ? À créer des sociétés en commandite pour contourner la loi au Québec qui interdit aux municipalités d'être des promoteurs et des investisseurs dans des entreprises privées ? À traiter les régions comme des colonies desquelles ont extrait des ressources, ici de l'électricité à transporter vers les centres urbains du Québec ?
« Colonie ». Vous trouvez le mot trop fort ? Une multinationale, pour s'installer, promet quelques dollars aux élus et à quelques propriétaires terriens, sans leur donner toutes les informations pertinentes. Devant les questions citoyennes, les élus répondent qu' « il n'y a pas de projet » et hésitent à adopter une réglementation pour protéger les zones habitées et réduire les risques de sécurité publique. Il ne faudrait quand même pas nuire à un projet, non ? Les citoyens apprennent au téléjournal que leur MRC fait partie d'une entente pour un méga parc éolien. Hydro-Québec consulte pour des décisions déjà prises. J'ai mis longtemps à identifier, puis à accepter de nommer ce sentiment qui m'était jusque-là inconnu, jusqu'à ce soir où un promoteur éolien quittait notre domicile après plus de deux heures de discussion. Après avoir fini par comprendre que son projet, c'est d'éparpiller des éoliennes dans la municipalité, la transformer en parc éolien elle-même. J'ai senti que notre communauté était traitée comme une colonie, voilà. Comme si nous n'avions pas d'avenir par nous-mêmes. Malheureusement, ce portrait s'applique à un nombre grandissant de municipalités rurales.
Alors quand j'entends les candidats aux élections parler de décentralisation, je veux les entendre s'engager à ajuster en conséquence les transferts aux municipalités. Je veux l'assurance qu'ils engagent autant leur responsabilité envers la population rurale que celle des centres en mettant fin au mode déguisé de financement des municipalités que sont les développements éoliens. Jamais les Québécois, ruraux comme urbains, n'ont consenti à la privatisation du financement des municipalités.
Tina Daudelin
Co-porte-parole comité citoyen Éoloin
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Réaction de l’ACME à la désignation du pipeline pétrolier de la côte Ouest, rebaptisé Pacific Link, comme projet d’intérêt national
Edmonton / Territoire visé par le Traité no 6 et territoire traditionnel de la Nation métisse, 1er octobre 2026 — En réaction à la décision du premier ministre Mark Carney de désigner le projet de pipeline pétrolier de la côte Ouest, rebaptisé Pacific Link, comme projet d'intérêt national, la Dre Julia Sawatzky, médecin résidente en médecine d'urgence, membre du conseil d'administration de l'ACME et coprésidente de l'ACME Alberta, a déclaré.
« Accélérer la réalisation d'un nouveau pipeline pétrolier de grande envergure vers la côte Ouest met en péril les droits des peuples autochtones, la santé des collectivités et la sécurité climatique. Cela signifie davantage d'exploitation des sables bitumineux, davantage de bassins de résidus toxiques et davantage de pollution. Une fois de plus, ce sont les communautés autochtones et les collectivités en aval qui sont exposées aux plus grands risques pour la santé. Dans ce contexte, il est profondément ironique que le gouvernement fédéral fasse cette annonce à peine un jour après la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
La prévention est au cœur d'un système de santé efficace : plutôt que d'enfermer les collectivités dans des décennies de pollution liée aux combustibles fossiles et de dommages climatiques, le Canada devrait investir dans les énergies renouvelables, qui peuvent créer de bons emplois et générer des retombées économiques durables sans sacrifier la santé de la population ni l'environnement. Un véritable projet d'intérêt national devrait contribuer à bâtir un avenir plus sain et plus sûr, et non à renforcer notre dépendance aux combustibles qui alimentent la crise climatique. »













