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Dernière heure

Nous apprenons à l'instant que le SPGQ aurait décidé, lors de sa réunion du 29 novembre avec les représentants du Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) et de madame Sonia Lebel, de réduire certaines demandes sectorielles du SPGQ pour son unité fonction publique. De plus, le comité de négociation aurait décidé de s'engager « à utiliser de manière judicieuse et mesurée » les moyens de pression et de reporter par conséquent à 2024 l'utilisation des moyens de pression.

Yvan Perrier
4 décembre 2023
11h23 AM
yvan_perrier@hotmail.com

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Institution frontalière ou droit aux droits

1er décembre 2023, par Revue Droits et libertés
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image de la revue Droits et libertés

Institution frontalière ou droit aux droits

Mouloud Idir, Secteur Vivre ensemble, Centre justice et foi

Retour à la table des matières Revue Droits et libertés, printemps / été 2023

La frontière est généralement pensée comme étant aux confins de l’État, alors qu’elle est surtout au cœur d’enjeux politiques déterminants. Il faut donc tout faire pour que la question frontalière ne soit pas hors d’atteinte d’une interrogation politique quant au caractère discrétionnaire des contrôles. Ce qui, par voie de conséquence, pose la question politique des possibilités de son franchissement dans une perspective d’élargissement des droits et d’extension de l’ordre démocratique.

Roxham comme miroir

Il est urgent de réfléchir collectivement à l’enjeu de plus en plus central du passage des frontières dans une perspective démocratique. L’arrivée de personnes migrantes à la frontière canado-étasunienne, notamment par le chemin Roxham, s’inscrit dans une histoire commune qui se déroule aux frontières devenues le lieu de cristallisation de luttes politiques et citoyennes. La frontière est aussi le miroir d’inégalités et de fractures globales importantes. Sur la frontière, les États se livrent à une mise en spectacle1 qui vise à faire croire que des segments de la population sont préférentiellement protégés face à des abuseuses et abuseurs et à un envahissement, dont les références à une capacité d’accueil prétendument limitée représentent la plus courante euphémisation. Nous ne comptons plus les discours démagogiques et hostiles autour de la tragédie se déroulant au chemin Roxham. Sans parler des discours partisans et lâches qui ont conduit à la fermeture du chemin, qui véhiculent des valeurs de méfiance, de repli identitaire et surtout d’indifférence au sort des personnes qui y risquent leur vie. Pensons à la mort dramatique de Friztnel Richard en décembre 2022 : ce demandeur d’asile, Haïtien d’origine, tentait désespérément de rejoindre pour Noël sa famille aux États-Unis, un soir de tempête hivernale. Ces discours visent à accuser les personnes migrantes de leur destin, au lieu de s’attaquer à la cause : l’Entente sur les tiers pays sûrs, qui contraint leur liberté de mouvement. Seule l’abolition d’un tel dispositif permettrait aux personnes qui ont besoin de protection de se présenter à tous les points frontaliers réguliers. Le gouvernement Trudeau fait le pari calculateur de laisser les tribunaux trancher ce qu’il ne peut faire devant l’édiction impériale étasunienne. Par ailleurs, aussi présent à notre esprit soit-il, le chemin Roxham n’est qu’une illustrationparmid’autresd’unphénomène mondial. Pour nous, ce lieu évoque d’autres lignes frontalières : Lampedusa, Calais, Vintimille, Ouistreham, Arizona, Manus et Nauru, où des personnes exilées et en situation d’errance sont confrontées à la réalité d’une politique migratoire visant leur exclusion. Fort heureusement, des citoyen-ne-s décident de combiner leur aide à celle des personnes migrantes entre elles, une sorte de communion dans la solidarité mutuelle, et cela malgré les tentatives de criminalisation des autorités. Dans cet esprit, nous faisons ici le pari de dire, dans le prolongement, notamment, des réflexions proposées il y a vingt ans par le philosophe Étienne Balibar, que « la démocratisation des frontières, institutions essentielles à l’existence des États, mais profondément porteuses de dynamiques antidémocratiques, ne peut provenir que du développement de la réciprocité dans l’organisation de leur franchissement et de leur protection2 ». Car ce régime international des frontières « demeure radicalement anti-démocratique aussi longtemps qu’il est purement discrétionnaire, qu’aucune possibilité n’existe pour les usager-ère-s des frontières, individuellement et collectivement, d’en négocier le mode d’administration3 », les règles de franchissement ou leur traversée. Il est désormais impératif de nous emparer de cette question et de la passer au crible d’un test démocratique de nos institutions.

Les frontières de la démocratie

On peut dire ici que le respect du caractère illimité de la démocratie appelle une remise en cause du régime international des frontières. À ses frontières, la démocratie se heurte à un paradoxe : la liberté individuelle de mouvement s’y confronte à la logique étatique qui se juge souveraine dans ses politiques d’admission. Si l’institution frontalière n’est pas animée par un mouvement de démocratisation constante, qui passe notamment par la discussion critique des exclusions qu’elle pratique – et dont l’aiguillon est ici l’exigence d’hospitalité –, elle menace sans cesse de s’écrouler. Ce qui nécessite d´aller au-delà des textes de droits dont nous disposons en donnant corps à un droit de l’hospitalité, dont le principe est que les personnes migrantes (et celles qui s’en solidarisent) peuvent obliger l’État souverain lui-même, de façon à ce que leur dignité et leur sécurité ne soient pas systématiquement bafouées. Le principe des principes, c’est que ces personnes doivent avoir le droit de leur côté et doivent pouvoir jouir de droits opposables aux lois et règlements étatiques. Une politique d’hospitalité ainsi rapportée à la démocratie et réinscrite dans le mode de fonctionnement propre à son régime ne consisterait pas, comme le suggère Martin Deleixhe4, en une ouverture pure et simple des frontières, mais en une ouverture inconditionnelle à leur remise en cause. Cela passe nécessairement par la recherche d’affinités électives entre l’hospitalité et la démocratie. C’est en ce sens qu’une telle perspective peut permettre de disposer de la question de la violence et de l’inégalité constitutive inscrite au cœur des dispositifs frontaliers. Elle peut y parvenir en faisant en sorte que la pratique de l’hospitalité irrigue et organise la vie citoyenne de telle façon qu’elle ouvre la communauté politique sur son extérieur et en modifie donc sans cesse la composition et l’identité. Ainsi, la démocratie est comprise comme une pratique politique indéterminée et potentiellement ouverte à l’accueil de la contingence – ici par le biais de la question migratoire. Elle s’appuie sur le caractère précaire et historique de tout régime politique, mais aussi sur le caractère toujours inachevé du peuple démocratique qui compose la cité. De ce point de vue, la production étatique de situations de crise aux frontières correspond d’abord et avant tout à la mise en scène des limites inhérentes à une gouvernance impériale, coloniale, raciale et genrée de la mobilité humaine internationale, contraire à l’esprit démocratique. Ne perdons pas de vue que les luttes aux frontières sont d’abord celles de personnes qui se constituent en sujets politiques actifs. Ces personnes font preuve d’inventivité et sont animées d’un puissant désir de liberté, préfigurant des formes inédites de gestes d’entraide que l’on pourrait qualifier de pratiques de communs mobiles5. Leur manière d’être sujets, actrices et acteurs de leur vie redessine, renouvelle et reconfigure sans cesse notre entendement du politique. Par-delà les appels à la solidarité et les efforts bienveillants pour pallier les violences frontalières au quotidien, la migration telle qu’elle se joue sur le chemin Roxham et ailleurs nous appelle à repenser radicalement ce que sont et surtout ce que pourraient être nos collectivités et nos institutions, à la lumière d’une conception de l’hospitalité reflétant d’abord celle que les personnes migrantes vivent entre elles.

Sortir la frontière du seul œil de l’État

En somme, cette attention portée à une analyse politique et démocratique du fait migratoire s’inscrit à nos yeux dans une vision de citoyenneté active6 (traduite en actes) et non seulement statutaire. Elle permet de tenir compte de l’enjeu de l’exclusion dans l’analyse politique du fait migratoire : à savoir de porter une attention à celles et ceux que le déni de droit prive des conditions matérielles de l’existence et des formes de reconnaissance qui font la dignité d’être humain. Cela n’est pas seulement un critère théorique servant à mesurer le degré de proximité des modèles historiques de démocratie ou de citoyenneté par rapport à leur forme idéale : ce regard sur les exclusions inscrites au cœur des dispositifs frontaliers est une façon de se confronter à la réalité de l’extrême violence dans l’histoire des sociétés contemporaines – dont font partie les frontières – au cœur de leur quotidienneté. Cette déconstruction de la conception juridique de la citoyenneté par la pratique de la citoyenneté nous paraît fondamentale pour penser l’enjeu de la migration dans une optique plus démocratique et plus égalitaire. Schématiquement, la citoyenneté se réfère à deux situations distinctes, bien qu’intrinsèquement liées. D’une part, la citoyenneté peut être un statut juridique. Elle définit alors la situation d’une personne qui est incluse dans la communauté politique, autrement dit de celle ou celui qui est formellement autorisé à prendre part à la vie politique de la communauté. D’autre part, la citoyenneté est une activité politique : elle est la production, par le biais de l’engagement individuel et collectif, y compris le plaidoyer militant, la défense et l’énonciation de droits et l’assistance hospitalière, d’une forme de mise en commun de la vie humaine, c’est-à-dire d’un espace public de la discussion égalitaire. Un tel point de vue s’inspire de la formule d’Hannah Arendt du droit à avoir des droits. Ce que les années 1930 nous ont enseigné, c’est que les droits fondamentaux, appelons-les les droits humains, avaient eux-mêmes besoin d’être protégés et que cette protection ne pouvait venir que de la communauté créée par une pratique des droits de la citoyenne ou du citoyen vécu comme un engagement politique inconditionnel et irréductible au statut. Dans ce cadre, la citoyenneté n’appartient en droit à personne, puisqu’elle n’est que le fruit d’une volonté et d’une participation créatrice. Dans cette perspective, le droit de participer à l’élaboration de la norme de la vie commune, tout comme le droit d’entrée sur le territoire, a comme fondement le fait de se saisir politiquement de son destin et de refuser l’inacceptable d’une situation. Il n’est attribué par aucune entité politique surplombante et souveraine. Ceci préfigure un cadre politique dans lequel les droits et libertés reconnus aux individus n’émanent pas d’un pouvoir transcendant, mais plus fondamentalement de la convention des citoyen-ne-s7. C’est le propre des luttes aux frontières que de redéfinir les termes de la convention pouvant permettre l’entrée et l’inclusion dans une communauté politique. Il en résulte que l’on peut à tout le moins plaider que la dimension trop coercitive, discrétionnaire et arbitraire qui préside aux pratiques des contrôles frontaliers doit être justifiée auprès des personnes sur lesquelles ses règles s’exercent (surtout les plus fragiles d’entre elles) par la mise sur pied de mécanismes qui en soumettent les règles au principe démocratique et à la délibération8.

Le caractère incrémental des droits

Nous disons que les règles du franchissement des frontières et leur justification ne peuvent, par souci de fidélité au principe démocratique, se soustraire à la participation effective aux délibérations démocratiques des personnes soumises à la dureté de leurs lois de fonctionnement. On peut dès lors dire que cette requête d’une démocratisation des frontières n’est pas sans effets politiques et pratiques d’importance. Mais la portée démocratique de ce plaidoyer est ici redoublée politiquement.
Le fait de s’attarder aux règles du franchissement des frontières est de nature politique et non pas technique ou simplement administrative (comme en use l’État) car il en va de notre façon de concevoir la démocratie.
Cette conception est ambivalente et peut paraître contradictoire, car ce plaidoyer pour la démocratisation des frontières participe d’un redoublement du contrôle qu’elle prend pour cible : au contrôle des frontières et donc des mouvements de populations par l’État, elle ajoute un contrôle de l’État par le peuple et les groupes sociaux. Elle fait donc sortir l’enjeu frontalier du cadre de l’État pour celui de la politique et du débat sur le juste et l’injuste. En contestant la loi souveraine au nom du principe démocratique9, on montre le caractère politique et incrémental des droits et on fait progresser la construction démocratique, tout en en soulignant le caractère inachevé et sans cesse perfectible.
  1. Mouloud Idir, Fracturer le régime international des frontières. Pour une politique de la liberté de mouvement Entretien avec Nicholas De Genova, dans, Mouloud Idir, Chedly Belkhodja, Elodie Ekobena (dir.) (Dé)passer le régime international des frontières. L’hospitalité en actes, Montréal, Éditions du secteur Vivre ensemble, 2023.
  2. Etienne Balibar, Nous, citoyens d’Europe ? Les frontières, l’État, le peuple, Paris, La Découverte, 2001, 91.
  3. Étienne Balibar, L’Europe, l’Amérique, la Réflexions sur la médiation européenne, Paris, La Découverte, 2005, p. 171.
  4. Martin Deleixhe, Aux bords de la démocratie. Contrôle des frontières et politique de l’hospitalité, Paris, Classiques Garnier, 2016.
  5. Dimitris Papadopoulos, Vassilis Tsianos. After citizenship : autonomy of migration, organisational ontology and mobile commons, Citizenship Studies, Vol.17, No 2, 2013, pp.178-196
  6. Engin Isin, Greg M. Nielsen (dir.), Acts of Citizenship, Chicago, University of Chicago Press, 2008.
  7. Etienne Balibar, Nous, citoyens d’Europe? Les frontières, l’État, le peuple, Paris, La Découverte, 2001, p. 251. Balibar précise que la notion du citoyen doit se saisir à partir d’une référence originaire à l’insurrection (comme dans le cas français) ou au droit de résistance (comme dans le cas étasunien), en bref, au pouvoir constituant qui exprime une capacité collective de « constituer l’État » ou l’espace public. D’où le lien entre l’idée de citoyenneté et celle d’égalité.
  8. Ces mécanismes devraient par principe regrouper normalement aussi bien les collectifs auto-constitués de personnes migrantes, les individus désireux de migrer ou des représentant-e-s formels des personnes migrantes, voire des diplomates des États, des organisations de la société civile et des organisations de défense des droits, des communautés religieuses, etc. Certes, la question de la représentation opportune de personnes soumises à la coercition de la frontière n’est pas aisée et ne trouve pas de réponse définitive et satisfaisante. Mais y réfléchir est déjà un avancement, ne serait-ce que par la pensée et en élargissant le registre du dicible en la matière.
  9. Il en découle que la question démocratique peut dès lors être afférente à la question de la traversée des frontières, celle de leur franchissement, et de tout ce qui se joue, à ce franchissement, en termes d’identité, de souveraineté, de nationalité, de citoyenneté et de gouvernementalité.

L’article Institution frontalière ou droit aux droits est apparu en premier sur Ligue des droits et libertés.

Dénonçons la guerre génocidaire menée par le gouvernement israélien - Solidarité avec le peuple palestinien

1er décembre 2023, par Révolution écosocialiste — ,
Face à la guerre génocidaire menée actuellement par Israël contre le peuple palestinien à Gaza, Révolution écosocialiste prend une position claire. 22 novembre 2023 Nous (…)

Face à la guerre génocidaire menée actuellement par Israël contre le peuple palestinien à Gaza, Révolution écosocialiste prend une position claire.

22 novembre 2023

Nous demandons :

• un cessez-le-feu immédiat ;
• la libération immédiate de tous les otages ;
• le retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens occupés ;
• le rétablissement total des convois humanitaires notamment de denrées, de matériel, de pétrole, etc. ;
• une rupture des relations du Canada avec Israël ;
• la dénonciation de la guerre d'Israël devant la Cour Pénale Internationale ;
• la poursuite du gouvernement israélien pour le génocide planifié contre le peuple palestinien ;
• la dénonciation des puissances occidentales, y compris le Canada, fournissant de l'armement à Israël ;
• l'abandon de l'ouverture d'un bureau du Québec à Tel-Aviv.

Pourquoi cette déclaration ?

Nous ne cautionnons aucun crime de guerre. Les enlèvements et les meurtres touchant les populations civiles, notamment les femmes et les enfants, doivent être dénoncés.
Nous déplorons la montée des sentiments et des actes islamophobes et antisémites résultant de cette guerre, tout en dénonçant l'équation mensongère qui associe toute critique des actions du gouvernement israélien ou du sionisme en général à l'antisémitisme.

Nous reconnaissons toutefois que le conflit israélo-palestinien est une guerre coloniale menée par l'État d'Israël et ne se joue pas à forces égales. Israël possède la plus importante armée, la plus moderne et la mieux équipée de cette région du monde. En plus d'être un état militarisé, Israël bénéficie de l'appui inconditionnel des principaux gouvernements européens et nord-américains dont le Canada.

Israël est aussi, depuis sa création en 1948, un État qui, pour s'installer, s'est accaparé les terres du peuple Palestinien. Provoquant alors la première grande déportation de population palestinienne dont une partie vit toujours dans des camps de personnes réfugiées.

Et enfin, cet État, en isolant depuis 15 ans la population palestinienne dans le territoire de Gaza et en morcelant les autres territoires palestiniens de la Cisjordanie, agit comme État d'apartheid. En fait les Gazaoui-e-s subissent des coupures de courant et d'eau, la privation de la liberté de circuler et connaissent des difficultés d'approvisionnement. Les colonies juives, avec la complicité de l'armée israélienne, accaparent des parties croissantes de la Cisjordanie.

Ce bafouement des droits du peuple palestinien a été plusieurs fois dénoncé par l'ONU. Mais Israël en fait fi avec la complicité des puissances occidentales. Toute cette situation de violence, de mépris des droits, dure depuis trop longtemps dans un silence complice de la communauté internationale.
Et c'est précisément cette situation qui est à l'origine du conflit actuel. La lutte du peuple palestinien, dans ce contexte est une lutte pour l'autodétermination, droit que nous soutenons en respectant le droit international et les conventions afférentes.

Pour que les Palestiniens et les Palestiniennes puissent continuer leurs luttes, il faut développer la solidarité internationale, dénoncer l'ingérence des puissances occidentales dont les États-Unis et continuer notre appui à toute lutte anticoloniale. Il nous faut aussi les appuyer à travers la campagne BDS (boycott, désinvestissements et sanctions) et faire connaître la résistance héroïque du peuple palestinien. Finalement, nous dénonçons toute forme de censure de la solidarité avec la Palestine, censure que beaucoup de militantes et militants vivent dans leur propre pays.

Solidarité avec le peuple palestinien !

Écrivez-nous à info@ecosocialisme.ca

Pour un collectif écosocialiste et écoféministe

1er décembre 2023, par Révolution écosocialiste — , ,
L'écosocialisme et l'écoféminisme peuvent offrir à Québec solidaire des idées clés favorisant la cohésion sur le plan des orientations, une plus grande clarté stratégique et (…)

L'écosocialisme et l'écoféminisme peuvent offrir à Québec solidaire des idées clés favorisant la cohésion sur le plan des orientations, une plus grande clarté stratégique et des balises pour notre fonctionnement interne. Cette perspective est à la fois enracinée dans l'histoire du parti, son programme et ses statuts et différente des discours et de certaines pratiques prédominantes dans le parti présentement. Lesquelles sont davantage inspirées par la social-démocratie et la manière traditionnelle de concevoir l'action politique.

Comme collectif, nous comptons mettre nos idées de l'avant par divers moyens, incluant des activités de formation et d'échange, des publications et la participation aux débats du parti à différents niveaux.

Orientations

Le capitalisme ne sera jamais vert, inclusif, post-colonial ou égalitaire. Ce système est indissociable de l'exploitation, de l'oppression et du pillage. Selon les lieux et les époques, ce sont les formes d'exploitation, d'oppression et de pillage qui varient, mais la logique du capital reste la même : toujours plus, toujours plus vite, sans égard pour la nature, les corps, les cultures et les sociétés.

L'idée du dépassement du capitalisme, présente dans le programme de Québec solidaire depuis 2011, n'est pas un simple souhait, c'est une nécessité vitale. Pour réaliser notre projet de société, il va falloir trouver le chemin vers une économie autogérée, démocratique, décentralisée, mise au service des humains et respectueuse des limites écologiques.

Le féminisme intersectionnel est aussi une idée clé au cœur du programme. Le projet de société solidaire sera réalisé par et pour les femmes, en solidarité avec toutes les personnes marginalisées, avec la valorisation du soin des personnes (le care) à la base de notre vision de l'économie.

Stratégie

Une telle transformation sociale ne peut pas se réaliser par la simple formation d'un gouvernement, aussi bien intentionné soit-il. En plus de gagner les élections, il va falloir gagner l'adhésion de la majorité de la population à un projet dont la réalisation ne sera possible que par leur engagement actif et autonome.

De plus, la formation d'un gouvernement solidaire n'est concevable que sur la base de mobilisations sans précédent de l'ensemble des mouvements sociaux, en conjonction avec la croissance du parti. Celui-ci étant l'expression concentrée de la volonté populaire de transformation sociale, économique et politique. Bref, avant de « prendre le pouvoir », il faut commencer à changer la société. Le parti de la rue doit être priorisé entre les élections pour rendre possible le succès du parti des urnes.

Pour que notre projet solidaire se réalise, il faudra aussi gagner l'indépendance du Québec. Ce qui demande, en pratique, la remise en question de l'État colonial et capitaliste canadien, en solidarité avec les peuples autochtones et les forces progressistes du reste du Canada. Ce projet politique est aussi forcément international face à un capitalisme extractiviste et patriarcal globalisé.

Organisation

De quel type de parti avons-nous besoin pour mener à bien ce projet politique pour le moins ambitieux ? D'abord, un parti enraciné dans les secteurs mobilisés de la population et les luttes sociales. Bien entendu, un parti qui incarne toute la diversité de la population et est actif partout au Québec. Ensuite, un parti qui fonctionne de la manière la plus démocratique possible, avec des structures horizontales, participatives, paritaires et décentralisées. Aussi, un parti dont les structures de base sont tournées vers l'extérieur afin de maximiser notre apport collectif au développement des mouvements et au succès des luttes.

Ce n'est que par cet enracinement et cette démocratie participative que nous pourrons collectivement résister aux pressions à la “normalisation” de ce parti pas comme les autres dès maintenant, de même qu'aux pressions encore plus féroces pour la “normalisation” d'un éventuel gouvernement solidaire.

Dans un tel parti, la formation sur les enjeux politiques et les débats sur la stratégie et le positionnement du parti dans la conjoncture sont essentiels. C'est d'abord à ces tâches que nous comptons consacrer les énergies de ce nouveau collectif.

(signatures)
Laura Avalos, Pontiac
Katharine Beeman, Mercier
Sébastien Bouchard, Jean-Lesage
Susan Caldwell, Rosemont
Louise Constantin, Verdun
André Doucet, Lafontaine
Jonathan Durand Folco, Hull
André Frappier, Maurice Richard
Daryl Hubert, Saint-Henri-Sainte-Anne
Hassoun Karam, Viau
Ginette Lewis, Jean-Lesage
David Mandel, Notre-Dame-de-Grace
Lucie Mayer, Prévost
Gérard Pollender, Sherbrooke
Roger Rashi, Laurier-Dorion
Benoit Renaud, Hull
Bernard Rioux, Jean-Lesage
Maïka Sondarjee, Hull
Jessica Squires, Hull

En hommage à Yolande Geadah — 1950-2023. Témoignages livrés durant la cérémonie du 31 août 2023

30 novembre 2023, par Amélie Nguyen, Fréda Thélusma, Annick Desgranges, Lise Pomerleau, Katina Binette

Trouver des portes de sortie : à partir des futurités noires

30 novembre 2023, par Kharoll-Ann Souffrant, Chloé Savoie-Bernard

Afrofuturisme et féminisme : culture pop, culture de résistance

30 novembre 2023, par Caroline Keisha Foray
Cet article explore la futurité noire à travers l’Afrofuturisme. En contestant le droit futur d’exister et les conditions d’existence pour les communautés noires, l’article (…)

Cet article explore la futurité noire à travers l’Afrofuturisme. En contestant le droit futur d’exister et les conditions d’existence pour les communautés noires, l’article propose des réflexions sur le pouvoir de l’imagination et de la résistance par les arts. Ancré dans les théories critiques et féministes noires, l’article aborde la subversion, la réappropriation et la resignification à travers l’œuvre de Janelle Monáe.

Aller vers le futur lorsque la mémoire demande de rester. Octavia Butler et l’histofuturisme : vers une actualisation québéco-caribéenne

30 novembre 2023, par Léa Murat-Ingles
L’histofuturisme, branche de l’afrofuturisme et de la science-fiction, est une démarche de recherche-création littéraire inventée par l’écrivaine étatsunienne Octavia Butler, (…)

L’histofuturisme, branche de l’afrofuturisme et de la science-fiction, est une démarche de recherche-création littéraire inventée par l’écrivaine étatsunienne Octavia Butler, dont l’œuvre est considérée comme l’une des plus importantes de l’afrofuturisme des États-Unis. Les spéculations afrofuturistes et histofuturistes permettent d’appréhender l’avenir des communautés afrodescendantes dans un monde à l’étrangeté grandissante, en tentant de prédire comment des formes de dominations coloniales pourraient être combattues ou renouvelées par la science et les technologies, tout en mettant en valeur la continuité historique de leur incidence sur plusieurs générations issues de communautés marginalisées en Occident. Réinvestir des archives afrodescendantes dans un récit afrofuturiste peut mener à la découverte de nouvelles significations à une mémoire familiale et communautaire, et à souligner ses silences sociohistoriques, tel que décrits par Michel-Rolph Trouillot dans son essai Silencing the Past. Or, travailler avec les archives afrodescendantes n’est pas sans défis, puisqu’elles témoignent d’une violence sans précédent, requérant ainsi à la fois un courage et une discrétion de la part des chercheur·euses et auteur·ices  qui les sollicitent dans leurs travaux. Au Québec, un tel afrofuturisme est attendu avec impatience, et semble se développer précautionneusement, avec des œuvres comme La respiration du ciel de l’autrice martinico-québécoise Mélodie Joseph, le premier roman d’afrofantasy québécois paru au printemps 2023.

Les fantômes des esclaves nous murmurent à l’oreille : pas de futur sans reconnaissance du passé

30 novembre 2023, par Tamara Thermitus
Comme le disait James Baldwin, « L’histoire n’est pas le passé, c’est le présent. Nous portons notre histoire en nous. »  Ainsi, l’esclavage est inscrit dans l’ADN des corps (…)

Comme le disait James Baldwin, « L’histoire n’est pas le passé, c’est le présent. Nous portons notre histoire en nous. »  Ainsi, l’esclavage est inscrit dans l’ADN des corps noirs, il fait partie de leur histoire.

Ayant commencé sa vie d’artiste sous le nom de SAMO (Same Old Shit) patronyme illustrant les traumatismes du racisme marquant les âmes noires. Cet éternel jeune homme nous interpelle : comment parler du futur, lorsqu’on ne peut se débarrasser des fantômes du passé ?

En me fondant sur la Critical Race Theory, approche qui prend notamment en compte l’expérience du racisme anti-noir, j’analyserai certaines œuvres cruciales de Basquiat, porteuses de récits, pour appréhender la société. Ces œuvres nous parlent toujours en faisant de Basquiat un prophète.

Dans Water-Worshipper, (1984), il expose l’esclavage et rompt le silence en exposant les séquelles sociales écrasantes et implacables.

Et comment ignorer sa clairvoyance alors qu’il nous parle dans Defacment?(1983) de Michael Stewart qui est une illustration des traitements des corps noirs, cette œuvre nous parle aujourd’hui des noirs assassinés, de George Floyd. 

Ce que nous enseigne Basquiat : pas de futur sans reconnaissance du passé.

ETHEREALITY

30 novembre 2023, par Kantarama Gahigiri
Retranscription libre du film ETHEREALITY de Kantarama Gahigiri, dialogue entre la réalisatrice et l’astronaute, entrecoupé de témoignages recueillis dans une épicerie-café (…)

Retranscription libre du film ETHEREALITY de Kantarama Gahigiri,

dialogue entre la réalisatrice et l’astronaute,

entrecoupé de témoignages recueillis dans une épicerie-café africaine à Winterthur, en Suisse.

ETHEREALITY est un film qui évoque l’insaisissable ou l’impondérable partie de soi qu’on laisse derrière en partant, en quittant son pays. C'est une exploration poétique qui parle d’immigration, tissant un fil documentaire entre les portraits de femmes et d’hommes afro-descendants qui se retrouvent en Suisse et l’histoire d’un astronaute qui revient sur terre. Il s’agit alors pour tous d’un combat quotidien pour rester digne malgré les circonstances, retrouver le lien, rester humains.

Les thèmes de l'identité, de l'appartenance et de la souveraineté qui sont traités ici sont au cœur du travail de Kantarama Gahigiri. ETHEREALITY les aborde et la confronte à l’histoire de son propre vécu, en tant qu’afro-descendante, naviguant entre la Suisse et le Rwanda.

Party

30 novembre 2023, par David Yesaya
Nouvelle

Nouvelle

Mawonay, Nan Ginen, elatriye : la création d’espaces alternatifs de continuation et de réinvention identitaire

30 novembre 2023, par Kay Thellot
Comment le fait de replonger dans les approches intersectionnelles, décoloniales et postcoloniales peut offrir des solutions par, pour et avec les communautés noires? Si, pour (…)

Comment le fait de replonger dans les approches intersectionnelles, décoloniales et postcoloniales peut offrir des solutions par, pour et avec les communautés noires? Si, pour reprendre les mots d’Ingrid LaFleur, l’afrofuturisme représente une façon « d’envisager le futur par la lorgnette de la culture noire », comment ce futur est-il lié à la libération ?

Penser les futurs noirs à travers le marronnage

30 novembre 2023, par Lourdenie Jean
Dans son texte Penser les futurs noirs à travers le marronnage, Lourdenie Jean propose le marronnage comme piste pour éclairer des questions face au futur, en soulever d’autres (…)

Dans son texte Penser les futurs noirs à travers le marronnage, Lourdenie Jean propose le marronnage comme piste pour éclairer des questions face au futur, en soulever d’autres et tenter des réponses. Pour ce faire, elle distinguera deux schémas de marronnage, soient le marronnage de fuite et le marronnage collectif, par l'importance accordée aux garanties de sécurité. Pour finir, elle nommera l'importance de renforcer les imaginaires afros à travers la fiction pour mieux se projeter dans l'avenir. 

Usages et méconnaissances de la pensée caribéenne. Envisager l’avenir au-delà des périls de lectures et des identifications meurtrières

30 novembre 2023, par Stéphane Martelly
Dans cet article, je m’intéresse aux usages et détournements de la pensée caribéenne et/ou Noire dans les reprises qui en sont faites par des personnes bien ou mal (…)

Dans cet article, je m’intéresse aux usages et détournements de la pensée caribéenne et/ou Noire dans les reprises qui en sont faites par des personnes bien ou mal intentionnées qui les éloignent de leur visée première: la libération des personnes Noires ou afrodescendantes. J’examine de manière détaillée les processus rhétoriques ainsi que la rhétorique qui facilitent ces reprises indues à partir de ce que je nomme un « point de retournement » ou un « point de fatigue » de ces pensées.

Au moment où l’intérêt des milieux universitaires, culturels et littéraires voire politiques pour les penseur.se.s afrodescendant·e·s va croissant, cette réflexion sur l’archive de la pensée Noire se propose comme un appel à la vigilance critique, un outil de résistance, une manière de considérer son / notre avenir.

Tumulte jazz

30 novembre 2023, par Léonel Jules

Prologue et quatre poèmes

30 novembre 2023, par Huppert Malanda

Djitendelèle (prière du Muntu)

30 novembre 2023, par Lomomba Emongo

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Regroupement des médias critiques de gauche (RMCG)

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