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Pour une réelle inclusion sociale, améliorons dès maintenant les services de transport adapté !
Saint-Jérôme, le 3 décembre 2024 – Le Regroupement pour la concertation des personnes handicapées des Laurentides (RCPHL) tient à souligner la Journée internationale des personnes handicapées, qui a lieu le 3 décembre 2024 !
Regroupant plus de 40 organismes œuvrant auprès des personnes handicapées de la région des Laurentides et leurs proches, le RCPHL a comme mission la défense collective des droits des personnes vivant avec un handicap, depuis plus de 40 ans.
Cette année, le thème de cette journée « Un monde plus inclusif, j'embarque ! » nous rappelle l'importance de favoriser la participation sociale des personnes en situation de handicap.
Un des piliers favorisant cette inclusion sociale est le transport adapté, un service essentiel pour permettre l'accès aux services en santé, à l'emploi, et aux activités sociales des personnes handicapées. Rappelons que tous les individus ont le droit de se déplacer de façon sécuritaire pour participer activement à la société, se rendre à un rendez-vous médical, ou pour toutes autres activités. Pour les personnes handicapées, le transport adapté leur permet de « Vivre à part entière », un droit reconnu dans la Politique gouvernementale québécoise pour une véritable participation dans une société plus inclusive, solidaire et équitable.
Pourtant, les conditions liées aux services de transport adapté ne se sont pas améliorées au cours des dernières années. Des retards importants, un manque de prévisibilité et des problématiques récurrentes en lien avec la sécurité des usagers limitent leur autonomie, fragilisant leur participation à la vie sociale et professionnelle. Cette crise du transport adapté augmente l'anxiété et la détresse psychologique des personnes en situation de handicap et leur famille.
En cette journée importante, exigeons ensemble des engagements du gouvernement du Québec, des municipalités et des entreprises de transport afin de mettre fin aux inégalités et de garantir une réelle autonomie à toutes les personnes handicapées. L'amélioration des services de transport adapté et l'accessibilité des réseaux de transport réguliers sont les piliers fondamentaux de l'inclusion sociale.
Pour plus de renseignements relatifs à nos organismes membres et aux ressources disponibles pour les personnes handicapées et leurs proches, visitez le site handicaplaurentides.ca.
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Le programme PAFI, vous connaissez ? PAFI pour programme d'aide financière à l'investissement.

Lettre ouverte | Que vaut la vie des femmes ?
La violence conjugale continue de faire des ravages au Québec. Alors que l'année 2024 n'a pas encore touché à sa fin, ce sont déjà 20 femmes qui ont perdu la vie aux mains de leurs conjoints ou ex-conjoints, comparativement à 15 en 2023.
Ce bilan alarmant est une sirène qui sonne pour la mise en place d'actions concrètes et efficaces, notamment pour protéger les victimes de la précarité salariale.
Leur octroyer jusqu'à 10 jours d'absence rémunérés constituerait un geste fort en ce sens, mais le gouvernement du Québec trouve encore des excuses pour maintenir le statu quo.
Insuffisant
Malgré les revendications de plusieurs acteurs sociaux et syndicaux appuyés par des partis d'opposition, la Loi sur les normes du travail au Québec n'accorde que deux jours de congé payé aux travailleurs pour différents motifs (maladie et responsabilité familiale), ce qui n'en laisse pas réellement pour une victime de violence conjugale. C'est à l'évidence insuffisant pour offrir aux victimes (et à leurs enfants !) le temps requis pour aller chercher l'aide nécessaire.
Le gouvernement fédéral, quant à lui, offre dix jours de congé rémunéré aux personnes salariées de la fonction publique victimes de violence familiale depuis 2019, tandis que plusieurs provinces canadiennes prévoient de trois à cinq jours de congé. Pourquoi le Québec, pourtant reconnu pour son avant-gardisme en matière de politiques sociales, tarde-t-il à emboîter le pas ?
En dépit des pétitions, manifestations et autres rencontres politiques avec le ministre du Travail, nous essuyons toujours un refus sous prétexte que le cadre législatif québécois protégerait déjà suffisamment les victimes, notamment grâce au régime d'indemnisation prévu à la Loi visant à aider les personnes victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement (LAPVIC).
Pourtant, cette dernière vise à indemniser la victime d'un acte criminel qui serait dans l'incapacité de travailler. Elle ne lui permet donc pas de demeurer à l'emploi tout en prenant des dispositions immédiates et concrètes pour fuir une situation de violence.
Coûts
Autre excuse ? Cette mesure serait trop coûteuse pour les employeurs du Québec. Cet argument, qui a notamment été utilisé plus tôt cette année pour rejeter un amendement visant à inclure ces congés rémunérés dans la Loi sur les normes du travail, a de quoi faire sourciller. Si, comme le prétendent les élus caquistes, l'écosystème législatif québécois protège si bien les victimes, il ne devrait pas y avoir lieu de s'inquiéter des coûts supplémentaires !
La réalité, comme l'indique le nombre de féminicides, de maisons d'hébergement au maximum de leur capacité et d'appels à l'aide, est hélas qu'il y a loin de la coupe aux lèvres pour contrer la violence conjugale au Québec. Notre gouvernement aurait-il alors l'odieux de faire passer des intérêts économiques avant la vie des femmes ?
De nombreuses avancées, comme la création des tribunaux spécialisés, ont indubitablement été faites ces dernières années au Québec pour contrer les violences genrées. Il serait cependant irresponsable de la part du gouvernement de se reposer sur ses lauriers. Nous l'exhortons donc à agir avec détermination pour créer les conditions propices pour permettre aux victimes de reconstruire leur vie en toute sécurité et entamer un processus de guérison. Pour ce faire, leur offrir, au même titre que d'autres juridictions au Canada, la stabilité financière nécessaire serait non seulement une avancée significative pour toutes les femmes du Québec, mais aussi une réponse juste et nécessaire à un fléau qui nous concerne toutes et tous.
Pour l'Intersyndicale des femmes
– Françoise Ramel, vice-présidente, secteur sociopolitique, solidarité et co-responsable condition féminine, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
– Sandra Etienne, vice-présidente, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
– Nadine Bédard-St-Pierre, première vice-présidente, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
– Sophie Ferguson, deuxième vice-présidente, Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)
– Johanie Dupras Renaud, responsable provinciale à la condition féminine, Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
– Annie-Christine Tardif, vice-présidente à la vie professionnelle, Fédération autonome de l'enseignement (FAE)
– Yannick Giroux, troisième vice-présidente, Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ)
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Le « wokisme » et le PQ : à droite sans complexe !
La prochaine élection se tiendra dans moins de deux ans mais le PQ prend toutes les mesures pour adapter son discours afin de consolider sa première place dans les sondages et de rafler la mise en octobre 2026. La tendance clairement à droite des récents résultats électoraux dans plusieurs pays occidentaux montrent une tendance de fond. Les formations politiques misant sur les discours racistes et/ou islamophobes progressent. La direction péquiste s'y adapte en doublant la CAQ sur sa droite quitte à « tirer dans le fond de la chaloupe » de la construction du bloc indépendantiste.
Cibles d'attaques répétées, des mouvements marqués à gauche se voient affublés par la droite et l'extrême-droite de l'épithète de « wokes ». Pourtant, aucun des mouvements contestataires ne se définit lui-même comme « woke ». À l'origine utilisé par des afro-américains pour faire campagne contre le racisme ambiant aux Etats-Unis, il encourageait à s'affirmer politiquement (1). Ce fut cependant aux lendemains du meurtre du jeune afro-américain Michael Brown aux mains d'un policier blanc et la formation de Black lives matter que la formule a pris l'ampleur qu'on lui connaît aujourd'hui. La réaction à droite fut rapide. Le « wokisme » devient la posture à condamner, à criminaliser s'il le faut. Toute affirmation, article, recherche ou prise de parole dénonçant le racisme, le sexisme, les attaques contre les communautés LGBTQ sont dorénavant mis au ban sans appel.
Paul St-Pierre-Plamondon prend la balle au vol et affuble Québec solidaire du titre de « woke ». La sortie d‘Haroun Bouazzi à propos de la construction du racisme en serait la plus récente démonstration. Après François Legault, lui aussi grand inquisiteur du wokisme de la gauche, PSPP tire à boulets bleus sur tout ce qui remet en cause la cohésion de la « nation » québécoise. Et tout comme Legault, il résume tous les problèmes sociaux vécus au Québec par une immigration débridée, qui dépasserait la capacité d'accueil du Québec. Ainsi, le discours trumpiste et plus généralement des gouvernements néolibéraux qui veulent construire des murs contre l'immigration trouve ainsi des échos au PQ.
Le débat a pris une deuxième vitesse alors que la chroniqueuse Rima Elkouri de la Presse+ y allait d'une charge contre les propos de PSPP l'accusant de « jeter encore plus d'huile sur le woke » et qualifiant « d'insidieuse stratégie » la construction d'épouvantail pour désigner « l'autre ». Rappelant comment le terme fut utilisé par différentes mouvances de droite et d'extrême-droite pour disqualifier plusieurs revendications et mobilisations initiées par la gauche, Elkouri mentionne une étude portant sur le rôle des chroniqueurs de Québecor dans cette construction. Or, Québecor est étroitement lié au PQ, son PDG ayant été aussi chef de la formation politique.
La réplique ne tarda pas. Ce lundi, la présidente du PQ Catherine Gentilcore, future candidate du PQ dans Repentigny, accuse Rima Elkouri de wokisme. Par un ensemble d'associations douteuses (elle fait appel à Obama, à Kamela Harris et même à Bernie Sanders), elle prétend que le PQ n'est pas de cette mouvance qui fait de l'immigration un épouvantail. Que le PQ est de tous les enjeux sociétaux. Elle dénonce l'utilisation « de certains concepts de la gauche radicale qui se sont imposés à coup de procès d'intention et d'intimidation idéologique de toute personne osant les critiquer. » Nous pourrions rappeler à madame Gentilcore qu'on vient d'expulser un membre de son exécutif, monsieur Vincent Boulay, parce qu'il a osé critiquer la politique identitaire de son parti.
Le PQ des années 1970 était un parti qui tentait de construire des alliances avec les différentes communautés culturelles. Le travail du député Gérald Godin fut à ce titre exemplaire. Si le PQ fut dans le passé un parti aux approches positives en matière d'accueil des immigrant.e.s, on pourrait accorder un peu de crédibilité à leurs déclarations. Mais il est utile de rappeler que l'embellie fut de courte durée et que le PQ abandonna cette orientation au tournant de années 2000 et il a été maître d'oeuvre de la mise au rancart des COFI (Centre d'orientation et de formation des immigrants) et de leur fermeture alors que tous convenaient que ces organismes étaient un exemple à suivre et à multiplier pour l'accueil et l'intégration des immigrant.e.s.
Plus récemment, la publication de « Pour un Québec libre de ses choix », sa politique portant sur l'immigration, révèle le côté sombre de cette formation. Réduction radicale des seuil d'immigration, vision utilitariste des migrant »e.s, exigences excessives concernant la connaissance du français, tous les problèmes sont réduits à un seul enjeu : l'immigration. Le gouvernement fédéral est montré du doigt comme coupable de la situation actuelle, plaçant le Québec dans une position vulnérable dans la défense du français. Et puis tout y passe : les services publics sont victimes des surplus en immigration, la crise du logement y est attribuable, le marché du travail est dépendant d'une main d'oeuvre importée et tutti quanti. Bref, l'immigration massive serait facteur de « déstabilisation du climat social ».
Pour motiver cette politique restrictive, on évoque les limites de la « capacité d'accueil du Québec ». Or, sans définir cette « capacité », en quoi est-elle insuffisante et que s'engage-t-on à faire pour améliorer la situation ? On ne va nulle part. La présentation de PSPP complète le tableau en qualifiant d'avance les contre-propositions de « militantisme » et de « clivages idéologiques ». Bref, une brochette d'explications faciles et de clichés qui prétendent répondre aux enjeux en s'inspirant des situations vécues par plusieurs pays européens (p. 39 et suivantes du document Pour un Québec libre de ses choix).
Le discours de Jacques Parizeau en 1995 sur les « votes ethniques » a causé une rupture et fourni des munitions aux adversaires de l'option indépendantiste. Puis ce fut le virage déficit zéro de Lucien Bouchard qui a concrétisé la rupture avec la gauche péquiste et recentré l'orientation péquiste vers un nationalisme davantage identitaire. Les pressions à droite sont devenues plus importantes avec la formation de l'ADQ, puis de la CAQ. L'accession au pouvoir de cette dernière a presque entraîné la disparition du PQ, réduit à une députation de 4 élus en 2022. La formation politique a choisi de se reconstruire autour d'un discours identitaire qui tient davantage de la mentalité d'assiégés que d'une politique émancipatrice pour tous et toutes.
Les engagements de Donald Trump sur les expulsions massives de migrant.e.s soulève aussi des questions sur les conséquences pour le Québec et le Canada. La CAQ exige le renforcement des frontières. Le PQ lui emboite le pas en déplorant la porosité de la frontière Québec-Etats-Unis et craint l'arrivée de « millions aux frontières ».
Tout cela nous confirme que le PQ est un parti caméléon qui prend la couleur qui lui permettra, croit-il, de revenir au pouvoir. Dans ce contexte, les récents discours sur la tenue d'un référendum lors du prochain mandat péquiste ne sont que des leurres. Sans l'apport et la mobilisation de communautés culturelles, l'option indépendantiste n'a aucune chance de devenir majoritaire. Il sera facile aux fédéralistes de peindre les indépendantistes de la couleur du racisme et de l'intolérance. Au contraire, la construction d'un bloc indépendantiste passe par une politique d'accueil et d'intégration émancipatrice et qui implique ces communautés dans la définition et la construction d'un Québec indépendant.
Notes
1- Voir le document de Vox
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