Revue Possibles

La revue Possibles est née en 1974 de la rencontre de poètes (Roland Giguère, Gérald Godin, Gilles Hénault, Gaston Miron) et de sociologues (Gabriel Gagnon et Marcel Rioux) soucieux de rêver et de construire une société québécoise solidaire, créative et émancipée de ses multiples sources d’aliénation. La revue Possibles est une revue d’idées qui allie rigueur intellectuelle et accessibilité de l’analyse. La revue Possibles est une revue auto-gérée, auto-financée et collaborative. La revue Possibles publie deux fois par année. La revue Possibles encourage les soumissions spontanées. Nous invitons les auteurs et autrices qui souhaitent soumettre leur texte à se conformer au protocole de rédaction.

Les communs acadiens

1er novembre 2025, par Lou-Anna Poullot

Réapprendre à produire ses aliments

1er novembre 2025, par Guillaume-Félix Boucher

Les aîné∙es comme force motrice d’un projet biorégional

1er novembre 2025, par Matisse Gagnon

Du Commun

1er novembre 2025, par Hugo Barthelet

Un jardin comme un monde

1er novembre 2025, par Xavier Le Monnier

Ensemble – Une œuvre biorégionaliste

1er novembre 2025, par Édouard Caron-Perron

Postface. La biorégion ici maintenant

1er novembre 2025, par Alain Deneault

Crise ou transformation ? Revisiter l’exceptionnalisme migratoire québécois

1er avril 2025, par Catherine Xhardez, Chedly Belkhodja
La question migratoire occupe une place de plus en plus centrale dans le débat public québécois. Le Québec se distingue par son autonomie dans la sélection et l’installation (…)

La question migratoire occupe une place de plus en plus centrale dans le débat public québécois. Le Québec se distingue par son autonomie dans la sélection et l’installation des personnes immigrantes, l’importance accordée à la langue française et sa propre approche de l’accueil. Pourtant, les profondes transformations récentes des politiques et des discours sur la migration interrogent cette singularité. Cette introduction situe le Québec dans son rapport à l’immigration permanente et à la migration temporaire sous deux angles : d’abord dans le contexte de l’exceptionnalisme migratoire canadien; ensuite, dans un contexte propre à la province en mettant en lumière ses particularités tout en les confrontant à d’autres sociétés. Nous soutenons que ce qui distingue le Québec du reste du Canada ne réside pas tant dans ses dynamiques migratoires que dans les cadres d’interprétation qui les accompagnent. Plus largement, nous mettons en avant l’importance de renforcer le lien entre recherche et débat public informé en proposant, au sein de ce numéro, des contributions qui analysent les transformations en cours, les rapports de force qui les façonnent et la redéfinition du modèle québécois d’(im)migration.

Le Québec face au dilemme de l’immigration

1er avril 2025, par Catherine Xhardez
Cet article explore le dilemme de l’immigration au Québec, en mettant en lumière son évolution historique et son impact sur la politique contemporaine. Je retrace d’abord la (…)

Cet article explore le dilemme de l’immigration au Québec, en mettant en lumière son évolution historique et son impact sur la politique contemporaine. Je retrace d’abord la manière dont le Québec a acquis ses pouvoirs en immigration, les circonstances et parties prenantes qui ont permis cette transformation, ainsi que les effets de ces avancées sur son rapport à la migration. J’explore ensuite comment la reconfiguration du système partisan québécois a redéfini ce dilemme. L’arrivée de la CAQ au pouvoir en 2018 a marqué une rupture avec le consensus sur l’immigration des élites québécoises. Plus généralement, je mets en avant un tournant identitaire dans le discours des élites où la protection de la langue, de l’identité et des valeurs québécoises prend une place centrale. Cette transformation soulève une question plus large : le contrôle accru de l’immigration constitue-t-il un rempart pour un nationalisme progressif et inclusif ou marque-t-il désormais un glissement vers une conception plus restrictive de l’identité québécoise?

La nouvelle politique de l’immigration au Québec

1er avril 2025, par Mireille Paquet
Les questions migratoires occupent désormais une place centrale dans les débats politiques au Québec, marquant une rupture avec leur statut historiquement marginal. Cette (…)

Les questions migratoires occupent désormais une place centrale dans les débats politiques au Québec, marquant une rupture avec leur statut historiquement marginal. Cette politisation s’inscrit dans une tendance globale et se manifeste par une saillance accrue des thèmes liés à l’immigration ainsi qu’une polarisation idéologique marquée. Depuis l’érosion du consensus interpartisan établi en 1991 avec l’Accord Canada-Québec, les partis politiques québécois adoptent des positions divergentes sur l’immigration, rompant avec le consensus pro-immigration des décennies précédentes. Cette nouvelle ère se caractérise par des seuils d’immigration réduits, un recours croissant à l’immigration temporaire et des réformes restrictives dans plusieurs domaines. En parallèle, les discours simplifiés et souvent polémiques amplifient les stéréotypes et creusent le fossé entre les politiques, les réalités de terrain, et les expériences des citoyen·nes. Cette politisation met en péril le sentiment d’appartenance des personnes immigrantes et menace la capacité du Québec à se projeter comme une terre d’accueil durable et inclusive, pouvant renforcer des divisions à long terme dans la société québécoise.

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