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Programme des travailleurs étrangers temporaires : Le gouvernement Legault silencieux sur cette forme d’esclavage moderne

27 août 2024, par Confédération des syndicats nationaux (CSN) — , ,
François Legault annonçait ces derniers jours un gel de six mois pour l'octroi de permis de travail dans le cadre du volet à bas salaire du Programme des travailleurs étrangers (…)

François Legault annonçait ces derniers jours un gel de six mois pour l'octroi de permis de travail dans le cadre du volet à bas salaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) dans la région de Montréal. Disons les choses comme elles sont : cette annonce ne réglera rien.

François Legault annonçait ces derniers jours un gel de six mois pour l'octroi de permis de travail dans le cadre du volet à bas salaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) dans la région de Montréal. Disons les choses comme elles sont : cette annonce ne réglera rien.

Et peut-on vraiment tenir 3500 travailleuses et travailleurs œuvrant dans des conditions extrêmement précaires responsables de la crise de logement, du manque de personnel et de ressources dans les services publics et de la précarisation du français à Montréal, comme l'avance notre premier ministre ?

En effet, cette mesure ne vise que 3500 travailleurs temporaires puisque plusieurs secteurs, dont la santé, l'éducation et la construction, sont exemptés par ce gel. De plus, à la demande du Québec, depuis 2021, dans une majorité des professions qui ne seront pas touchées par ce gel, les employeurs du Québec n'ont aucune obligation de recruter localement ni aucun plafond de recrutement de travailleurs issus du PTET. Ainsi, un employeur pourrait recruter toute sa main-d'œuvre par le biais de ce programme !

Lors de son annonce, M. Legault n'a pas mentionné une seule fois les conditions de travail trop souvent déplorables auxquelles ces personnes font face.

Or, la situation actuelle est absolument intenable. Le nombre de travailleurs étrangers temporaires a explosé dans les dernières années. Il s'agit d'une main-d'œuvre vulnérable qui ne peut pratiquement pas faire valoir ses droits, des personnes vivant dans la menace constante de perdre leur permis de travail et d'être ainsi expulsé vers leur pays d'origine.

L'ONU sonne l'alarme
Le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d'esclavage, Tomoya Obokata, est récemment venu à la conclusion que le PTET « alimente les formes contemporaines d'esclavage, car il institutionnalise les asymétries de pouvoir qui favorisent les employeurs et empêchent les travailleurs d'exercer leurs droits ». Le Conseil du patronat (CPQ) tente de minimiser le problème en soutenant dans une lettre ouverte publiée ces dernières semaines que les « situations conflictuelles demeurent une minorité au sein de l'ensemble des employeurs qui recourent à de la main-d'œuvre étrangère ».

Pourtant, les problèmes documentés par l'envoyé de l'ONU sont nombreux : périodes de pause limitées ; activités sortant du cadre contractuel ; horaires de travail excessifs ; versement partiel et confiscation de salaires ; violences physiques, psychologiques et verbales (voire exploitation et violence sexuelle dans certains cas chez les femmes) ; absence d'équipements de protection individuelle, notamment dans des conditions dangereuses ; confiscation de documents ; réduction arbitraire des heures de travail ; fraude, etc.

En somme, je ne dis pas que tous les employeurs sont mauvais, mais plutôt que le problème est systémique. L'organisme Justice Pro Bono affirmait d'ailleurs il y a quelques mois être submergé d'appels. C'est la même chose à la CSN.
Nous recevons de plus en plus d'appels de nos syndicats affiliés qui cherchent à défendre ces travailleuses et ces travailleurs. Le nombre de migrants temporaires qui déposent une demande pour faire reconnaître un mauvais traitement et ainsi obtenir un « permis ouvert pour travailleur vulnérable » est tellement important que les délais de traitement ont explosé. Devant l'ampleur du problème, ajouter des inspecteurs du travail est certes utile, mais cela sera insuffisant pour résoudre le problème.

Oui, les besoins de main-d'œuvre des entreprises sont importants, mais ils sont prévisibles. Contrairement aux « solutions » caquistes et à ce qu'avance le CPQ dans ses diverses réactions, l'heure n'est pas à la défense de ce programme. L'heure est à mettre de l'avant un autre moyen d'accueillir des personnes qui veulent travailler au Québec, sans avoir recours au système des permis de travail fermés.

Devant le constat accablant dressé par le rapporteur de l'ONU, les gouvernements doivent cesser de tergiverser et mettre fin à cette pratique inacceptable en planifiant mieux notre immigration économique, avec une lentille plus humaine.

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Déclaration sur le Défilé de la Fierté et sur la Journée Communautaire du 10 août 2024 : Réfutation d’une fausse narrative et demande de démission de Simon Gamache

27 août 2024, par Collectif — , ,
Tio'tia:ke/Mooniyang/Montréal, le 19 août 2024 – Ce communiqué vise à corriger le récit propagé par Fierté Montréal, le SPVM et les médias grand public concernant les (…)

Tio'tia:ke/Mooniyang/Montréal, le 19 août 2024 – Ce communiqué vise à corriger le récit propagé par Fierté Montréal, le SPVM et les médias grand public concernant les événements précédant et durant la Journée Communautaire du 10 août 2024 et le défilé de la Fierté ayant eu lieu le 11 août, et demander la démission de la direction de Fierté Montréal.

Photo Raphael Alexandre

Il s'agit d'une déclaration conjointe de Helem Montréal, Mubaadarat, Voix Juives Indépendantes Montréal (VJI) et de la Faction Anti Génocidaire et Solidaire (F.A.G.S.), affirmant notre position en tant que Queers de Conscience. Nous rejetons l'influence des entités sionistes, impérialistes, colonialistes et corporatives qui ont tenté de s'approprier nos luttes par le pinkwashing, l'homonationalisme et la corporatisation. La parade
sioniste corporative de Fierté Montréal, allant à l'encontre du véritable esprit de la Pride comme protestation ne sera pas faite en notre nom. Nous nous opposons fermement au génocide en cours en Palestine et à l'instrumentalisation de nos identités queers pour le justifier. Pas en notre nom.

Clarification des faits ;

Événements précédant le « festival » de Fierté Montréal

Depuis plusieurs mois, Helem, VJI et Mubaadarat, soutenus par Sapphix sont engagés dans des discussions avec Fierté Montréal, tentant de les inciter à dénoncer et à couper leurs liens avec les commanditaires et participants sionistes du Festival. Fierté Montréal a reçu une liste de 4 revendications, accompagnée de documentation soutenant chaque demande.

Malgré leur refus des quatre demandes, Fierté a exprimé qu'ils « essayaient » de trouver des voies légales pour exclure les groupes sionistes de la marche puisque certain·e·s de leurs membres ont tenu des propos allant à l'encontre des règlements
<https://cms.fiertemontreal.com/uplo...> de Fierté Montréal concernant la politique anti-discrimination et harcèlement. Rétroactivement, il appert évident que cela était en fait une
tactique pour faire taire notre coalition. Ce discours comme quoi ils travaillaient « avec nous » a été maintenu jusqu'au début du « Festival ».

Les vraies et uniques préoccupations de Fierté étaient de protéger leur image et leurs commanditaires, et non d' « amplifier les voix des communautés 2SLGBTQIA+ pour assurer leur représentation, leur inclusion et la reconnaissance de leurs droits dans la société. » Bien que leur site Web présente une déclaration claire de « mission, vision et valeurs », Fierté a manqué l'occasion de montrer une réelle volonté de mettre ces valeurs à l'épreuve.

Journée communautaire du 10 août 2024

Fierté s'était engagée à assurer la sécurité de Helem Montréal et Mubaadarat pendant les activités du festival. Lors de la journée communautaire du 10 août, ces groupes ont malheureusement été confrontés à des provocations racistes et islamophobes. Plus que 10 incidents étaient observés, l'un d'eux devant l'un des responsables de Fierté Montréal. Des
membres de Helem Montréal et Mubaadarat ont dû se mobiliser pour fournir
sécurité et solidarité les un·e·s envers les autres.

Jour du défilé

Fierté Montréal a permis aux groupes et commanditaires sionistes de défiler avec des drapeaux israéliens dans la marche, trahissant la confiance de la communauté et mettant en danger les personnes marginalisées.

Deux (2) actions indépendantes avec un (1) objectif commun : dénoncer le génocide en cours

Helem et Mubaadarat ont décidé de participer au défilé, donnant de la visibilité à l'existence des communautés LGBTQ+ SWANA et arabes, tout en attirant l'attention des participant·e·s sur le génocide en cours. VJI a collaboré avec ces deux groupes pour dénoncer le pinkwashing et démontrer la solidarité qui existe entre les communautés juives et arabes. Cette coalition a décidé de profiter de la minute de silence propre au défilé
pour mettre en place un die-in. Celui-ci incluait en trame de fond des bruits d'avions militaires et des voix de civils en pleurs alors que certains marcheur·euse·s s'étaient recouverts de peinture rouge avant de se coucher sur le sol - imitant ainsi une scène du quotidien des Gazaouis.

La F.A.G.S. a quant à elle perturbé le défilé avec un message clair : pas de fierté dans le génocide. Le groupe visait à exposer la mauvaise foi de Fierté Montréal, pour faire taire les critiques et éviter les perturbations. La F.A.G.S. était solidaire des organisateur·ice·s du die-in et des groupes communautaires tels qu'AGIR et AfroPride, leur permettant de
marcher. L'action ciblait spécifiquement les contingents sionistes et
corporatifs au sein du défilé.

Le plus long blocus a duré près d'une heure, arrêtant le contingent de Fierté Montréal. Réaffirmant l'esprit de la Fierté comme un acte de protestation radical, les manifestant·e·s ont tenu bon face aux abus verbaux et physiques de la part à la fois des policier·ère·s et des spectateur·ice·s sionistes.

Ces actions conjointes soulignent l'interconnexion des différentes formes d'oppression et de mouvements. Nous croyons de tout cœur que la libération queer ne peut être atteinte qu'avec une Palestine libre. Aucun·e de nous n'est libre tant que nous ne le sommes pas tous·tes.

Alors que le contingent de Helem Montréal, Mubaadarat et VJI a fait face à du harcèlement, des tentatives d'arrêter leur action, et une sécurité présente pour protéger l'image de Fierté, le contingent de la F.A.G.S. a quant à lui été victime d'une brutalité policière sévère. Le SPVM a physiquement agressé les manifestant·e·s, détruit des bannières et proféré des menaces. En réponse à ces abus et solidairement, des membres autonomes de Helem Montréal, Mubaadarat et VJI ont rejoint la démonstration de la
F.A.G.S., solidifiant ainsi le lien entre les deux actions - tactiques différentes, objectif commun. Puisque personne ne nous protège, nous nous protégeons nous même.

La F.A.G.S. : Les prétendues négociations et la brutalité policière

Lors de l'interruption occasionnée par la F.A.G.S., deux (2) membres du conseil d'administration de Fierté Montréal sont venu·e·s rencontrer les manifestant·e·s, promettant qu'un·e représentant·e de Fierté Montréal viendrait parler au groupe rapidement. Après une longue attente, aucun·e représentant·e n'est arrivé·e. Pendant ce temps, la présence policière s'est intensifiée. Après des mois d'aveuglement volontaire, de manipulation et de déshumanisation, il est devenu plus clair que Fierté Montréal se
souciait davantage de son image que de ce que la Pride devrait réellement signifier : protéger les vies et la sécurité des communautés marginalisées et minorisées.

Alors que nous nous sentions de plus en plus en danger, nous avons réalisé que les « négociations » de Fierté Montréal n'étaient qu'une tactique de retardement pour déployer plus de violence contre nous alors qu'ils redirigeaient le défilé. Pour la sécurité des manifestant·e·s, nous avons dispersé nos efforts. La police nous a suivis dans les rues et dans le métro, bien après la fin de notre action, prouvant encore une fois que les
efforts de sécurité de Fierté étaient dirigés contre nous et non POUR nous protéger.

Les affirmations de Fierté et du SPVM concernant une résolution pacifique sont des mensonges flagrants. Leurs actions démontrent une priorité accordée aux intérêts corporatifs plutôt qu'à la sécurité et au bien-être des personnes queers.

Nos revendications conjointes mises à jour

1.

Nous demandons des excuses publiques de la part de Fierté Montréal pour
avoir déployé des policier·ère·s violent·e·s contre nous, pour avoir déshumanisé notre communauté et pour avoir mis en danger les manifestant·e·s ainsi que les participant·e·s du défilé.
2.

Nous demandons le retrait immédiat des déclarations faites par Simon
Gamache le dimanche 11 août, affirmant que Fierté Montréal avait réussi
à négocier avec les manifestant·e·s et que la situation avait pu être
résolue pacifiquement.
3.

Nous appelons Fierté Montréal à mettre en œuvre un plan BDS. Se
dissocier de l'apartheid sioniste est réalisable, comme le montrent
d'autres festivals, comme Fierté dans la Capitale (Ottawa).
4.

Nous demandons la démission de Simon Gamache et de tous·tes celleux qui
sont complices de la violence perpétrée contre les contingents de la
F.A.G.S. et de Helem Montréal, Mubaadarat et VJI.
5.

Si des éditions futures de Fierté Montréal ont lieu, nous exigeons
qu'elles mettent en œuvre les revendications précédemment soumises par
Helem Montréal, Mubaadarat et VJI.

Le site web de Fierté affirme que leur objectif est de « mett[re] de l'avant leurs [de la communauté] luttes et leurs réalités auprès du grand public et des institutions », en déclarant qu'ils entendent « bâti[r] des ponts durables avec les communautés et [adapter leurs] actions et approches afin de mieux porter leurs revendications et leurs aspirations [de la communauté]. » Nous les appelons à mettre ces paroles en action.

Conclusion

Les événements des dernières semaines ont clairement remis sur la table l'urgence de réaffirmer la véritable essence de la Fierté : une célébration enracinée dans la résistance, la solidarité et la justice. Les actions de Fierté Montréal ont non seulement trahi l'esprit de la Fierté, mais ont également mis en danger les communautés marginalisées en priorisant les intérêts corporatifs au détriment d'un véritable sentiment de sécurité.

Notre position collective, englobant Helem Montréal, Mubaadarat, Voix Juives Indépendants et la F.A.G.S. démontre notre engagement indéfectible envers la justice intersectionnelle et la libération de tous les peuples opprimés. Nous appelons la communauté et donc toute personne se sentant interpellée par nos revendications à soutenir nos efforts pour que Fierté Montréal prenne la responsabilité de ses échecs.

En tant que Queers de Conscience, nous restons uni·e·s dans notre résolution : De L'Île de la Tortue à la Palestine, pas de fierté dans le génocide et aucun compromis en ce qui a trait à la justice. Notre mouvement continuera à défier le pinkwashing et l'exploitation de nos identités à des fins politiques tant qu'il le faudra.

Resources

Photos et documents
<https://drive.google.com/drive/fold...>

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Mon p’tit jus de batterie

27 août 2024, par Gérard Montpetit — , ,
Dans l'actualité, je viens de voir que la méga-usine de batteries Northvolt a demandé l'autorisation de prélever de l'eau de la rivière Richelieu et de l'y rejeter après usage (…)

Dans l'actualité, je viens de voir que la méga-usine de batteries Northvolt a demandé l'autorisation de prélever de l'eau de la rivière Richelieu et de l'y rejeter après usage

M. Benoit Charette,
Ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

Monsieur le Ministre,

Dans l'actualité, je viens de voir que la méga-usine de batteries Northvolt a demandé l'autorisation de prélever de l'eau de la rivière Richelieu et de l'y rejeter après usage. Cela me préoccupe car l'eau de mon robinet provient de l'aqueduc géré par la Régie de l'aqueduc intermunicipale du Bas-Richelieu (AIBR). La prise d'eau de mon aqueduc est située à Saint-Denis, soit une vingtaine de kilomètres en aval de Northvolt.[1] De plus, lorsque le vent soufflera du sud-ouest, je serai dans le panache pour respirer le bouquet des arômes d'air qui provient de cette usine. J'avoue être choyé par cette charmante attention de Northvolt !

Radio-Canada nous apprend qu'en Suède, l'usine-soeur de Northvolt rejette, entres autres « du nickel, du cobalt et du lithium ». J'apprends également qu'au Québec, il n'existe actuellement « aucune norme qui encadre le niveau acceptable de ces substances dans l'eau potable. ». Comme si ce n'était pas assez troublant, le professeur Benoit Barbeau ajoute que le « lithium a des effets sur la santé mentale à des concentrations assez faibles ».[2] Monsieur le Ministre, je vous demande de me rassurer ! Est-ce que les nouvelles normes que votre ministère va rédiger seront assez sévères pour préserver la santé physique et mentale des habitants de la vallée du Richelieu ?[3]

Est-ce que la santé financière de la grande industrie doit avoir la priorité sur la santé des riverains ? Nous nous sommes posé cette question lorsque votre ministère a modifié les règles pour que Northvolt échappe à l'obligation légale d'être soumis à un examen public du BAPE. En effet, ce BAPE aurait répondu à de nombreuses questions dont celles au sujet des nouvelles normes requises pour connaître les niveaux acceptables de nickel et de lithium dans l'eau. Mais la nécessité d'une décision rapide et la facilité administrative ont incité votre gouvernent à un contournement des règles, malgré les demandes citoyennes.

Ces nouvelles normes que votre ministère doit établir respecteront-elles le principe de précaution en ce qui a trait aux quantités de contaminants tolérables dans l'environnement ? Si on se fie au précédent de la fonderie Horne à Rouyn-Noranda, votre gouvernement a haussé « la norme quotidienne de nickel de 14 ng/m3 à 70 ng/m3, et a adopté une norme annuelle de 20 ng/m3. » Ce changement de normes a suscité de vives critiques des 18 directions régionales de santé publique du Québec, du Collège des médecins du Québec et de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement qui se sont, complètement opposés à l'augmentation des normes.[4] Radio-Canada nous apprend aussi qu'en 2021, avec ces normes « relaxes », la fonderie Horne a rejeté dans l'air de Rouyn-Noranda plusieurs contaminants, dont 36.5 tonnes d'arsenic, 97,4 tonnes de nickel, 6,4 tonnes de chrome et 39,4 tonnes de zinc.[5]

Par définition, des batteries sont fabriquées à partir de matériaux qui réagissent entre eux pour stocker de l'électricité, puis la transmettre sur demande.[6] À Rouyn-Noranda, vous avez écouté les doléances de Glencore et de ses lobbyistes pour permettre des normes complaisantes pour la compagnie. Et pour Northvolt, les normes de votre ministère seront-elles dictées par vos conseillers scientifiques ? Ou seront-elles dictées par les lobbyistes de la compagnie ? Votre ministère saura-t-il résister au chant des sirènes de l'industrie. Voyez-vous, Monsieur le Ministre, lorsque j'ouvre mon robinet, je ne veux pas boire un cocktail dont l'ingrédient principal est composé d'un p'tit jus de batterie.

Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour ces normes qui sauront sauvegarder notre santé.

Gérard Montpetit
Citoyen de La Présentation qui boit l'eau de l'AIBR
le 24 août 2024

1] https://www.ledevoir.com/environnement/818174/northvolt-planifie-activement-pompage-rejet-eau-riviere-richelieu

2] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2098192/northvolt-rejets-quebec-suede-nickel-lithium-riviere-richelieu

3] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2098604/northvolt-rejets-normes-environnement-quebec

4] https://plus.lapresse.ca/screens/04401fd9-ee9f-4d1f-b466-e552ab283084%7C_0.html

5] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1898316/fonderie-horne-contaminants-metaux-arsenic-nickel-plomb
6] https://pivot.quebec/2024/03/05/northvolt-assemblera-des-produits-chimiques-avec-un-impact-inconnu-sur-leau-du-richelieu/

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Plan d’adaptation aux changements climatiques

27 août 2024, par Aile parlementaire de Québec solidaire — , ,
QUÉBEC, le 22 août 2024 - Alors que le Québec vient de vivre un épisode d'inondations historiques, Québec solidaire exige le dépôt d'un Plan d'adaptation aux changements (…)

QUÉBEC, le 22 août 2024 - Alors que le Québec vient de vivre un épisode d'inondations historiques, Québec solidaire exige le dépôt d'un Plan d'adaptation aux changements climatiques d'ici la fin de l'année 2024. Ce plan devrait être financé par le rapatriement de la part du Québec des subventions fédérales envoyées aux pétrolières polluantes qui annulent les efforts des Québécois et des Québécoises.

« François Legault est sur le pilote automatique et ça m'inquiète. D'une catastrophe à l'autre, la CAQ n'apprend pas sa leçon. Nous ne sommes plus à l'étape des programmes à la pièce et de l'improvisation. Ça prend un véritable Plan d'adaptation aux changements climatiques pour préparer le Québec aux nouvelles réalités du climat », déclare Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire.

Selon l'Institut Climatique du Canada, chaque dollar investi en adaptation des changements climatiques permet jusqu'à 15$ d'économies sur le long terme : « Le Québec doit avoir un vrai Plan d'adaptation aux changements climatiques rapidement. Ça permettrait de financer des mesures de prévention et d'agir de façon coordonnée en adaptation au lieu de se contenter d'éteindre des feux en espérant que ça passe. L'adaptation aux changements climatiques va nous coûter moins cher que d'attendre que ça nous pète dans la face ! La Colombie-Britannique a une stratégie d'adaptation climatique, pourquoi pas nous ! », affirme Alejandra Zaga Mendez.

Rapatrier l'argent envoyé aux pétrolières

Chaque année, il y a 15 milliards de dollars qui sont envoyés en subventions dans le pétrole et le gaz sale du Canada. Environ 3 milliards de dollars proviennent des taxes et des impôts des Québécois et des Québécoises.

« S'il est vraiment nationaliste, François Legault doit dire à Ottawa de fermer le robinet des subventions au pétrole sale ; rapatrier cet argent-là ; puis, l'investir dans l'adaptation aux changements climatiques pour soutenir notre monde face à la chaleur écrasante, aux feux de forêt puis aux inondations. Les taxes et les impôts des Québécois et des Québécoises, on ne veut plus que ça finance le pétrole et le gaz sale de l'Alberta, ça bousille tous nos efforts », déclare Gabriel Nadeau-Dubois.

Rappel d'un appel à la collaboration

En juin 2023, Gabriel Nadeau-Dubois avait interpellé les chefs des différents partis politiques à collaborer en leur offrant un rendez-vous transpartisan au sujet de l'adaptation aux changements climatiques et l'avenir du Québec. Il leur avait alors écrit ceci :

Nos formations politiques ont des stratégies divergentes en matière d'environnement, et nos cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) ne sont pas les mêmes. Toutefois, quel que soit le parti porté au pouvoir en 2026, les émissions de GES des dernières décennies nous ont déjà engagés dans un processus de changement climatique. Dans ce contexte, nous avons une responsabilité commune envers les Québécois et les Québécoises : faire de l'adaptation aux changements climatiques une véritable priorité nationale, au-delà des frontières partisanes.

Cette lettre est malheureusement restée sans réponse.

SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

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« Art contre le génocide culturel au Kurdistan »

27 août 2024, par /kurdistan-au-feminin.fr — , ,
TURQUIE / KURDISTAN – Lisa Çalan, réalisatrice et l'une des artistes kurdes ayant fondé l'Initiative « Art pour la Liberté » a déclaré « Nous nous opposons aux politiques du (…)

TURQUIE / KURDISTAN – Lisa Çalan, réalisatrice et l'une des artistes kurdes ayant fondé l'Initiative « Art pour la Liberté » a déclaré « Nous nous opposons aux politiques du gouvernement qui tentent constamment de discipliner l'art et les artistes ».

Tiré de Entre les ligne set les mots
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/08/17/art-contre-le-genocide-culturel-au-kurdistan/

« Nous voulons créer un espace où les artistes peuvent s'exprimer »
Les artistes luttent contre l'effacement culturel et la discipline de l'art par le régime AKP-MHP en créant l'initiative « L'art pour la liberté ». L'une des fondatrices, Lisa Çalan, a déclaré qu'il s'agissait de briser le climat de peur.

Il y a quelques jours, la création de l'initiative « L'art pour la liberté » a été annoncée à Amed. De nombreux artistes du Kurdistan et de Turquie ont rejoint l'initiative. L'une des fondatrices est Lisa Çalan.

Dans une interview accordée à l'ANF, elle a expliqué que la politique d'interdiction de l'art par le régime d'Ankara devenait de plus en plus dramatique. Elle a déclaré : « La principale raison de cette initiative est de donner une voix à tous les problèmes sociaux et de créer un espace où les artistes peuvent s'exprimer. »

Çalan a poursuivi : « Il y a quelques mois, nous avons publié la déclaration « Devenez une voix de la paix ». Cette déclaration a ensuite été signée par près de 700 artistes. Ces signatures nous ont motivés, en tant qu'artistes, à aller un peu plus loin. Le fait que des artistes qui étaient restés silencieux et en retrait pendant longtemps aient fait une déclaration avec leur signature et aient fait entendre à nouveau leur voix nous a donné l'idée de fonder cette initiative. Après cela, nous nous sommes réunis et avons agi. Nous avons décidé d'aller plus loin avec des artistes qui s'engagent dans l'art, qui veulent changer et transformer la société avec leur production et qui ont une conscience sociale. »

« Le régime voit le pouvoir de l'art et tente de le détruire »

Çalan a souligné qu'il ne pouvait être question de démocratie en Turquie et a ajouté : « Il existe un environnement antidémocratique dans le pays. Les gens sont intimidés et vivent dans la peur. En tant qu'artistes, nous avons voulu agir ensemble pour briser ce cadre et nous avons fondé l'« Initiative Art pour la Liberté ». L'art ne peut avoir lieu que dans un environnement libre. C'est pourquoi ce nom était très important pour nous. Presque toute notre vie est imprégnée d'isolement. Les films sont censurés, ou les cinéastes s'autocensurent pendant la production ; il devient de plus en plus difficile de publier des livres. C'est une politique de guerre. Elle nous a déjà isolés, et l'art est devenu un champ de production non libre. L'objectif principal de cette initiative est de donner une voix à tous les problèmes sociaux. Il s'agit de créer un espace où les artistes peuvent s'exprimer contre cette politique de guerre et d'intimidation. Il est très important pour nous d'élever la voix contre les nombreuses violations des droits. Non seulement au Kurdistan, mais dans toute la société turque, un état d'isolement s'est installé au cours des dix dernières années. C'est particulièrement vrai pour l'art. « Les systèmes et les gouvernements connaissent très bien le pouvoir de l'art et ont essayé de le détruire dès le début. Ils ont constamment puni les artistes. Aujourd'hui, de nombreux artistes sont en prison. La politique d'un gouvernement qui considère l'art comme si dangereux ne peut être stoppée que par la voix des artistes. »


« Notre voix contre le génocide culturel »

Lisa Çalan a évoqué les restrictions imposées à l'art dans le monde entier. Mais la situation est particulièrement pire en Turquie, a-t-elle déclaré, ajoutant : « La société est dépossédée de sa mémoire. Les formes d'action sont adaptées à la structure des médias virtuels. Une action a lieu et disparaît en un jour. Il est nécessaire de garder la mémoire vivante. Depuis dix ans, il y a un régime qui imprègne toutes les parties de la société. Il y a un régime qui ne nous laisse même pas respirer, et encore moins faire entendre notre voix. Il y avait autrefois un réseau de production en Turquie et au Kurdistan, même partiel. Mais malheureusement, on n'en parle plus aujourd'hui. Le régime a toujours essayé de discipliner l'art et les artistes. Nous résistons à cela. Nous ferons entendre notre voix quoi qu'il arrive. Il est nécessaire d'être la conscience de la société. Nous voulons aborder tous les sujets que nous considérons comme importants. Malheureusement, il y a un génocide culturel en Turquie. Nous continuerons notre travail pour l'empêcher. »

https://kurdistan-au-feminin.fr/2024/07/26/art-contre-le-genocide-culturel-au-kurdistan/

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Melenchon ostracisé, la France dans l’impasse !

27 août 2024, par Omar Haddadou — , ,
Grisée par les J.O, la France découvre la réalité de l'instant présent : Une crise politique profonde. Macron coupe court aux ambitions du Nouveau Front Populaire. De (…)

Grisée par les J.O, la France découvre la réalité de l'instant présent : Une crise politique profonde. Macron coupe court aux ambitions du Nouveau Front Populaire.

De Paris, Omar HADDADOU

Une crise à ne pas prendre par le bout des lorgnettes !Au Palais Bourbon on s'écharpe ad libitum.
Fort de son Pouvoir, Macron balaie l'option d'un gouvernement de gauche. Tollé et indignation au sein du Nouveau Front Populaire.

La curée au perchoir de l'Assemblée nationale, cadeau empoisonné ayant pris en otage le Premier ministre sortant Gabriel Attal pour la stabilité du pays, atomise la classe politique française.
Les masques tombent, dévoilant le jeu malsain des uns et la vassalité des autres. On en est aux compromissions et aux règlements de compte, au grand dam d'une Démocratie valétudinaire. En témoigne la semonce de Laurent Vaquiez (Les Républicains) à l'encontre de la France Insoumise de Mélenchon, l'accusant du « plus grand danger du pays ». Voilà pour l'ambiance !

Rappelons qu'en vertu de l'article 12 de la Constitution, Emmanuel Macron, garant du bon fonctionnement des institutions de la V République, avait osé la dissolution de ladite Assemblée le 9 juin 2024, motivée par la cristallisation du Rassemblement National (RN). Des élections législatives à deux tours sont alors convoquées en Juillet et aucun parti n'obtient la majorité absolue fixée à 289 sièges. Sièges de l'Assemblée nationale qui seront partagés entre le Nouveau Front Populaire (1ère force politique), le camp présidentiel et le Rassemblement national.

Depuis lors, la liquidation les affaires courantes est compromise par le choix du locataire de Matignon. Macron est désormais en proie à la quadrature du cercle ! Celle de former un gouvernement inclusif en conciliant et honorant les revendications des formations politiques (antagonistes) ayant apporté leur soutien pour déjouer la percée de l'Extrême droite. Mais en politique, la pulsion de prise du pouvoir ne recule devant aucune crapulerie ni scélératesse.

Le Parti de Bardella et Marine Le Pen (RN) a été reçu, hier, à l'Elysées par le chef de l'Etat dans le cadre des consultations qui se poursuivent dans la matinée de ce mardi 27 août (3 ème round) pour désigner un Premier ministre.

Toutefois, le coup de théâtre qui risque d'enfieller la situation, est la déclaration d'Emmanuel Macron (en guerre ouverte avec Mélenchon), hier, au nom de la « stabilité institutionnelle ». Ce dernier a écarté l'option d'un gouvernement du NFP, exhortant le PS, les Ecologistes et PCF à coopérer avec d'autres forces politiques.
Prenant acte du coup porté à La France Insoumise en tant que catalyseur du Nouveau Front Populaire, Mélenchon parle « d'une situation d'une exceptionnelle gravité » après la décision de l'exécutif d'évincer LFI du gouvernement.

Pour le Coordinateur national, Emmanuel Bompard, « c'est un coup anti-démocratique ». Quant à la Présidente de LFI, Mathilde Panot, elle promet une riposte d'envergure : « Si le Président s'entête dans son déni, nous engageons contre lui une procédure de destitution ! »

Victime d'une carence de vrais (es) poids lourds de la politique, la France reste chevillée dans la procrastination du choix idoine des dirigeants (es). Le risque du blocage du pays par les manifs à la veille de la rentrée sociale, reste prégnant !
O.H

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Après la défaite de l’extrême droite en France, nous avons plus que jamais besoin du féminisme

27 août 2024, par Glorieuses — , ,
Pour une fois, je me permets de commencer cette newsletter sur une note personnelle. Je tiens à remercier toutes les personnes en France qui ont voté contre l'extrême droite et (…)

Pour une fois, je me permets de commencer cette newsletter sur une note personnelle. Je tiens à remercier toutes les personnes en France qui ont voté contre l'extrême droite et son programme de haine, de peur et de division ce dimanche.

tiré de NPA 29

Comme beaucoup d'immigrant·es dans ce pays sans droit de vote, j'ai suivi ces dernières semaines de campagne en France avec un sentiment de terreur croissante : de la défaite de Macron aux élections européennes, à son pari risqué d'amener des élections législatives anticipées, au résultat dévastateur du premier tour où le Rassemblement National d'extrême droite a terminé en tête. J'ai fait ce que je pouvais : j'ai écrit, j'ai lu, j'ai manifesté,

j'ai tenté de tirer la sonnette d'alarme sur les risques d'un gouvernement d'extrême droite. Et hier soir, quand les premiers sondages ont été publiés à 20h et ont montré une victoire du Nouveau Front Populaire, j'ai ressenti de l'espoir pour la première fois. De l'espoir, du soulagement et de la gratitude envers mes voisin·es, mes ami·es, les personnes qui ne sont pas d'accord avec moi et celles qui le sont – envers toutes les personnes qui se sont mobilisées dans des proportions sans précédent pour dire non au racisme, à la xénophobie, à l'islamophobie, à l'antisémitisme, à l'homophobie, à la transphobie et à la misogynie du Rassemblement National.

Le combat est loin d'être terminé. Le Rassemblement National a fini troisième, mais il a gagné plus de 50 sièges de plus au parlement et recueilli les voix de plus de 8 millions de personnes. Le parti restera une force majeure en Europe, où il a de nombreux alliés d'extrême droite à travers le continent – des allié·es qui souhaitent interdire l'avortement et les transitions de genre, des allié·es qui ciblent les familles queer. Le racisme et la xénophobie décomplexés qui ont été déchaînés pendant cette campagne violente ici en France ne seront pas facilement oubliés.

Le front républicain français a une fois de plus triomphé, et j'en suis éternellement reconnaissante. Mais il reste encore du travail. L'extrême droite ne disparaîtra pas d'elle-même : la cheffe du Rassemblement National, Marine Le Pen, a déclaré que la victoire de son parti n'était “que différée”. Pour éviter une catastrophe à l'avenir, la France devra continuer à contrer l'extrême droite partout où elle se trouve. La lutte n'est pas encore terminée, et avec plus de femmes que jamais qui votent pour l'extrême droite, nous aurons besoin de réponses féministes dans les années à venir.

Heureusement, il y a des féministes partout dans le monde qui ont l'expérience de résister aux forces de l'extrémisme, et elles ont beaucoup à nous apprendre, où que nous soyons, et que nous puissions voter ou non. La semaine dernière, j'ai écrit à certain·es de ces activistes pour leur demander des conseils sur la manière de continuer à affronter l'extrême droite en France.

Debora Diniz connaît trop bien les dangers des forces d'extrême droite. Elle a reçu des menaces de mort pour avoir témoigné devant la Cour suprême du Brésil lors d'une audience sur la décriminalisation de l'avortement, et a été placée sous protection policière et finalement exilée à cause de son travail. Elle est considérée comme la première personne contrainte à l'exil sous le gouvernement de droite dure du Brésil, dirigé par Jair Bolsonaro, un politicien souvent comparé à Donald Trump.

Il y a deux leçons principales que je tire des moments difficiles de Jair Bolsonaro au pouvoir au Brésil. La première est la manière dont l'extrême droite fonctionne en répandant la peur, et comment cela peut paralyser le courage et la créativité féministes”, a-t-elle expliqué. Mais “nous ne pouvons pas changer des normes injustes par la peur.

La deuxième leçon est qu'il faut ignorer la fausse prophétie du retour de bâton contre les idées féministes”, a-t-elle ajouté. Les manifestations de masse au Brésil à la veille des élections sous le mot d'ordre ”Pas lui” rappellent la mobilisation féministe que nous avons vue dans les rues de France avant le premier tour des élections le mois dernier. “Le récit du retour de bâton est un récit qui tente de contrôler notre élan de mobilisation et de participation politique”, analyse la militante. Bolsonaro a perdu le pouvoir en 2022 face au candidat de gauche Lula da Silva.

La philosophe Marcia Tiburi a également quitté le Brésil en raison des menaces de mort de l'extrême droite, et a vécu en exil à Paris pendant les années Bolsonaro. “J'ai passé quatre ans en France à souffrir de la situation au Brésil et maintenant je suis au Brésil à souffrir de la situation en France,” déclare-t-elle. “Bolsonaro a laissé en héritage des horreurs et des personnages tout comme lui au sein du congrès national… Que la France ait réussi à stopper l'avancée de l'horreur hier est une chose à célébrer, mais nous devons rester vigilants.“

Nous aurons également besoin de construire des réseaux à travers l'Europe, d'après Zsofi Borsi, la cofondatrice de Lazy Women, un collectif né en Hongrie avec pour mission d'apporter des perspectives autres que celles d'Europe occidentale au discours féministe dominant. Dans son pays natal, le président d'extrême droite Viktor Orbán a fait passer des lois anti-LGBT et des restrictions sur les soins liés à l'avortement, tout en diabolisant les migrant·es. Son parti a rejoint un bloc d'extrême droite avec le Rassemblement National au parlement européen.

Que ce soit une ‘guerre' contre les immigré·es, George Soros, l'UE ou le genre, en Hongrie, la machine de propagande d'Orbán abreuve la population de différents ennemis, et détruit systématiquement la tolérance du public pour la diversité, et la société civile dans son ensemble”, raconte Zsofi Borsi. Avec les forces d'extrême droite s'unissant à travers l'Europe, elle dit que les féministes devront faire de même. “Construire des réseaux de solidarité entre les petites organisations féministes pour élever les voix des un·es et des autres localement et dans la région – où de nombreux pays voisins font face à des défis similaires – joue un rôle crucial.”

Depuis presque dix ans, les féministes d'Argentine sont des leaders mondiales qui ont réussi à transformer leur société pour le mieux. L'activiste Verónica Gago a été l'une des voix majeures du mouvement #NiUnaMenos qui a protesté contre les violences de genre à partir de 2015, et donné naissance à une nouvelle vague de discours féministes dans le monde, y inclus la “vague verte” qui a permis à de nombreux pays d'Amérique latine d'obtenir le droit à l'avortement. Mais l'élection récente en Argentine prouve que les victoires féministes ne peuvent jamais être prises pour acquises : en l'espace de quelques mois seulement, le président ultraconservateur Javier Milei a décimé nombre de ces droits durement acquis.

L'extrême droite au gouvernement, cela veut dire un recul absolu des conditions qui rendent possibles nos luttes”, a déclaré l'activiste et autrice argentine. “En tant que féministes, notre engagement est de lutter contre le fascisme de toute notre force. C'est ce que nous faisons ici. Il est aussi essentiel de renforcer les luttes transféministes. Nous devons continuer à nous organiser et, surtout, à construire et élargir nos alliances.

Ces dernières années, l'Inde a été témoin de la montée du nationalisme hindou et des idéologies d'extrême droite. Mais les dernières élections ont vu le parti nationaliste Bharatiya Janata du Premier ministre Narendra Modi perdre sa majorité parlementaire pour la première fois depuis 2014. Teesta Setalvad est une militante féministe, journaliste et fondatrice de Sabrang Trust et Citizens for Justice and Peace. Elle a longtemps milité pour les victimes des émeutes du Gujarat en 2002 et a été détenue pour son activisme par le gouvernement. “L'extrême droite dans différents pays, contextes et cultures présente une similarité étrange, voire effrayante”, a-t-elle remarqué. “Il est plus que temps de forger des alliances internationales.”

“L'Inde a vécu cela, l'a vu et en sort lentement (espérons-le), bien que marquée et blessée… Nous souhaitons bonne chance à nos sœurs en France alors que nous-mêmes luttons pour respirer un peu plus facilement tout en étant encore menacé·es par des nuages noirs en Inde.

Des millions de personnes en France, et celles qui nous regardent partout dans le monde, respirent un peu plus facilement aujourd'hui. Une fois de plus, l'extrême droite était aux portes du pouvoir. Une fois de plus, elle a été repoussée par une population qui a choisi l'espoir plutôt que la haine. Une fois de plus, les féministes ont montré la voie.

Dès aujourd'hui, la lutte continue, mais rappelons-nous : nous sommes plus nombreuses et nombreux qu'eux.

Megan Clement

https://lesglorieuses.fr/

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États-Unis - « La Convention du Parti démocrate ignore pour l’essentiel la question morale la plus pressante de notre époque : Gaza »

27 août 2024, par Natasha Lennard — , ,
Les prestations de la première nuit de la Convention nationale du Parti démocrate ont été impeccables. Les réactions aux discours tenus dans l'enceinte de la convention et (…)

Les prestations de la première nuit de la Convention nationale du Parti démocrate ont été impeccables. Les réactions aux discours tenus dans l'enceinte de la convention et aussi dans la fraction des réseaux sociaux libéraux [progressistes] ont été enthousiastes.

Tiré de A l'Encontre
23 août 2024

Par Natasha Lennard

Aux cris de « We love Joe », le président Joe Biden a accordé sa bénédiction d'homme d'Etat à sa future successeure, la candidate démocrate Kamala Harris. Hillary Clinton a parlé de briser le « plafond de verre ». Le sénateur Raphael Warnock (Géorgie), un pasteur baptiste, a prononcé un éloge vibrant selon lequel « un vote est une sorte de prière ». Et la représentante Alexandria Ocasia Cortez [New York, figure de la gauche démocrate et écartée de DSA pour son soutien à la politique de Biden face à Israël] a qualifié Donald Trump de « briseur de syndicats à deux balles » sous les acclamations de « AOC, AOC ».

La démonstration de l'unité du Parti démocrate était aussi parfaite qu'elle était sourde à ce qui est sans doute la question morale la plus urgente de notre époque.

Au-delà de clins d'œil, vous n'auriez pu saisir aucune mention effective de la guerre génocidaire qu'Israël, soutenu par les Etats-Unis, continue de mener contre les Palestiniens de la bande de Gaza.

Le fait que des dizaines de milliers de manifestant·e·s anti-guerre se soient rassemblés en solidarité avec les Palestiniens [devant la Convention réunie à Chicago], dès le matin du lundi 20 août, n'a pratiquement pas été mentionné à la convention lundi soir. Le silence a persisté alors que la campagne de Kamala Harris pourrait souffrir du prix de plus d'un demi-million de voix [1] dans des Etats clés, en particulier le Michigan, pour avoir refusé d'arrêter le flux d'armes à destination d'Israël.

Pendant que Biden parlait, un petit groupe de participants a déployé en silence une bannière sur laquelle on pouvait lire « Stop Arming Israel » (Arrêtez d'armer Israël). Prem Thakker, de Zeteo [organe de critique des médias dominants, animé entre autres par Mehdi Hasan], a rapporté depuis le United Center de Chicago que les chants « We Love Joe » des participants proches se sont alors renforcés. « Les lumières de la salle omnisports se sont alors éteintes et la bannière a été arrachée », a écrit Prem Thakker sur X.

Les quelques mentions fugaces ayant trait à la guerre, à Israël et à la Palestine dans les discours de lundi soir étaient insignifiantes et trompeuses, tout en dévalorisant les vies des Palestiniens par rapport à celles des Israéliens.

Alexandria Ocasio-Cortez a déclaré sous un tonnerre d'applaudissements : « Kamala travaille sans relâche pour un cessez-le-feu. » C'est peut-être vrai ou non, mais une telle approche trancherait avec le bilan de l'administration Biden-Harris. Depuis que Kamala Harris a accepté la candidature à la présidence, l'administration Biden-Harris a approuvé une vente d'armes à Israël pour un montant de 20 milliards de dollars, et cela sans aucune condition. Si c'est cela « travailler sans relâche » pour mettre fin aux combats, Kamala Harris n'est pas à la hauteur de la tâche proclamée.

Le fait que les appels au cessez-le-feu aient été chaleureusement accueillis dans le parterre de la convention pourrait être considéré comme un signe prometteur – une autre indication adressé à l'establishment démocrate qu'il existe un soutien populaire pour un cessez-le-feu permanent de la part du grand public. Mais c'est déjà le cas depuis longtemps. Il n'y a rien d'encourageant à applaudir un geste vide de sens en faveur de l'idée d'un cessez-le-feu, qui dissimule la complicité de l'administration dans la guerre.

Dans son discours, Joe Biden a fait un clin d'œil aux manifestations devant la Convention : « Ces manifestant·e·s dans la rue n'ont pas tort. Beaucoup d'innocents sont tués des deux côtés. » Pourtant, même ce clin d'œil a réussi à dénaturer les positions, établies de longue date, du mouvement de solidarité avec la population de Gaza.

Les manifestations contre la guerre de Gaza – qu'elles aient eu lieu au cours des dix derniers mois, cette semaine à Chicago ou par la présence de délégués « non engagés » (« uncommitted ») à la Convention – n'ont pas pour but de faire valoir que des innocents sont tués « des deux côtés ». Elles font partie d'une mobilisaton internationale contre le génocide et le nettoyage ethnique des Palestiniens par l'armée israélienne soutenue par les Etats-Unis.

Ce que veulent les manifestant·e·s

Plus tôt dans la journée de lundi, la DNC a accordé à la campagne « Uncommitted » un espace pour organiser une table ronde (forum) distincte consacrée à Gaza et aux droits de l'homme des Palestiniens. Selon les rapports, des centaines de personnes ont assisté et écouté les récits intolérables de médecins qui ont travaillé dans les hôpitaux dévastés de Gaza, où un grand nombre des patients qui arrivent sont des enfants mutilés.

La Dresse Tanya Haj-Hassan [membre de Médecins sans frontières], une chirurgienne américano-palestinienne qui a soigné des patients à Gaza, a raconté l'histoire d'un petit garçon qui avait perdu tous les membres de sa famille et qui a déclaré qu'il souhaitait mourir lui aussi parce que tous ceux qu'il aimait « sont maintenant au paradis ».

Tanya Haj-Hassan a expliqué que même les enfants qu'elle avait réussi à soigner et à faire sortir de l'hôpital risquaient de mourir à cause des bombardements, de la famine et de la déshydratation. Des « rapports alarmants » font état des premiers cas confirmés de poliomyélite infantile à Gaza.

Une autre participante, Hala Hijazi, s'est décrite comme une démocrate « de longue date » et « modérée », qui a travaillé comme collecteuse de fonds pour le parti, récoltant plus de 12 millions de dollars dans le passé. « Je suis ici parce que ma famille est morte », a-t-elle déclaré, expliquant qu'elle avait perdu plus de 100 membres de sa famille large au cours de l'offensive actuelle.

Hala Hijazi, qui siège au conseil d'administration du comité d'action politique pour les droits génésiques NARAL Pro-Choice California, a déclaré au public qu'elle se battait pour les libertés génésiques dans son pays, « mais que je ne pouvais pas aider les femmes de Gaza qui sont enceintes en ce moment ». Ces remarques étaient un rejet tacite des critiques selon lesquelles ceux qui poussent Kamala Harris à s'engager en faveur d'un embargo sur les armes sont des électeurs qui ne s'intéressent qu'à un seul sujet [la Palestine], négligeant d'autres domaines comme, par exemple, la menace qu'une deuxième administration Trump ferait peser sur les droits reproductifs aux Etats-Unis.

C'est pourquoi les organisateurs de la manifestation, les manifestant·e·s et les personnes concernées qui sont venus à Chicago ne se contenteront pas d'un forum mis à l'écart et d'un discours spécieux de la part des politiciens sur la scène principale. A l'heure actuelle, la plateforme de 92 pages du Parti démocrate ne mentionne pas un conditionnement des livraisons d'armes à Israël, et encore moins l'embargo sur les armes réclamé par les 30 délégués non engagés (uncommitted) et les plus de 200 groupes de la Coalition to March on the DNC (Coalition pour une marche sur la DNC).

Les spectacles de lundi soir n'ont pas donné l'impression que la campagne de Kamala Harris, certes rafraîchie et alimentée en émotions, changerait de cap sur la Palestine, se concentrant plutôt sur l'avortement, la menace autoritaire de Trump pour la démocratie et la protection des travailleurs et travailleuses. Dans un contexte de stricte politique interne, ce serait une bonne chose. Je pourrais moi aussi rire avec le réjouissant président des United Auto Workers (UAW), Shawn Fain, qui fait référence à une chanson du rappeur Nelly et traite Trump de briseur de grève [2]. Mais pas le même jour où, dans le même centre de la Convention, parmi d'autres horreurs, un chirurgien a décrit le traitement d'un enfant de Gaza dont le visage avait été arraché lors d'une frappe israélienne.

A l'heure d'une guerre génocidaire menée avec les armes, les dollars et le soutien diplomatique des Etats-Unis – une offensive militaire qu'un président américain pourrait sérieusement limiter –, la Convention nationale du Parti démocrate ne peut rester une sphère myope et fermée.

Alors que les débats se poursuivent jusqu'à jeudi soir, 22 août, les protestations [Coalition to March on the DNC] se multiplient et le désespoir s'intensifie. Si la campagne de Harris décide qu'elle peut gagner sans écouter, il n'y a pas lieu de s'en réjouir. (Article publié par The Intercept le 20 août 2024 ; traduction rédaction A l'Encontre)


[1] Selon Ben Samuels dans Haaretz du 22 août, « le Mouvement national non engagé [« uncommitted », qui refuse de voter démocrate à cause de la politique de l'administration Biden envers Netanyahou] représenté au sein de la DNC-Democratic National Convention par 30 délégués qui représentent eux-mêmes 700 000 votes de protestation contre la politique israélienne de l'administration Biden, était un enjeu d'importance au début de cette semaine ». (Réd.)
[2] Le président de l'United Automobile Workers, Shawn Fain, a pris la parole lors de la première nuit de la convention nationale du Parti démocrate 2024 à Chicago. Shawn Fain a cité le rappeur Nelly, disant « il commence à faire chaud ici », avant d'enlever sa veste pour montrer un t-shirt sur lequel était écrit « Trump est un briseur de grève ». (Réd.)

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Québec Solidaire : Le train de Gabriel Nadeau-Dubois déjà entré en gare

27 août 2024, par Yves Chartrand — ,
Comme membre de Québec Solidaire j'ai reçu cette semaine des informations préliminaires sur le congrès de novembre prochain qui sera EN MODE VIRTUEL si j'ai bien compris. Je (…)

Comme membre de Québec Solidaire j'ai reçu cette semaine des informations préliminaires sur le congrès de novembre prochain qui sera EN MODE VIRTUEL si j'ai bien compris. Je pensais déjà après le conseil national du printemps dernier que le train de Gabriel Nadeau-Dubois était sur le point d'entrer en gare et je me demandais s'il y avait moyen de le faire dérailler avant pour avoir une discussion franche et ouverte impliquant tous les membres sur l'avenir du parti avant l'étape de préparation du congrès, des pour ou contre les propositions qui y seraient présentées. Je me suis pour ma part essayé en demandant à la présidente de l'association locale de mon comté de tenir une assemblée générale spéciale en juin pour comprendre ce qui s'est passé au conseil national et se faire un idée sur le suite des choses avant la lancée de fin d'été vers le congrès. Sa réponse a été de m'inviter à prendre une bière avec d'autres membres…et alors que j'insistais en prenant cette bière elle m'a dit qu'elle en parlerait avec le comité de coordination, puis je n'ai plus eu de nouvelles depuis...

J'ai compris en recevant cette semaine les premières informations concernant le congrès de novembre qui portera sur les changements au statut que le train était déjà en gare, alors que ce congrès aurait pu être l'occasion de revenir sur le choix de notre co porte-parole masculin de plonger notre parti dans le pragmatisme électoraliste en jetant aux poubelles l'autre aspect de la mission de notre parti, soit sa présence dans la rue des villes et dans les rangs de campagnes. Du même coup c'est la victoire du cérébral avant tout masculin et la mise au rancart de la voie du coeur avant tout féminine incarnée par Catherine Dorion et plus récemment par Emilie Lessard-Therrien. Alors que pour moi le pragmatisme et le rêve, la folie et la fantaisie ne s'opposent par et ces deux composantes auraient pu continuer à se compléter représentées par deux co porte-paroles complémentaires, mais trop tard après le coup d'état de Gabriel Nadeau-Dubois et sa clique, et leur prise de contrôle du parti.

Je reviens sur le choix d'un congrès virtuel sans contact physique et affectif entre les délégués,es au congrès en l'absence de rencontres informelles et de délibérations en présence des humains en chair et en os. Il n'y a pas de plus merveilleuse façon de contrôler le déroulement d'un congrès chacun,e assis,e derrière un ordinateur à la merci des personnes qui ‘' dirigent ‘' le congrès vers un objectif déterminé d'avance.
Poutine ou Xi Jinping ne pourraient faire mieux.

Si je reviens à moi, comme notre parti devenu uniquement électoraliste tentant de ne fâcher personne et d'aller chercher le plus de votes en rêvant un jour de prendre le pouvoir, ne remettant plus en question le système capitaliste néolibéral mondial, il ne m'inspire plus et il ne me reste plus que de mettre ma carte du parti aux poubelles comme je l'ai fait avec celle de la SAQ qui ne m'inspirait plus... Comme je suis un fervent indépendantiste et ancien prisonnier de la Crise d'Octobre je vais peut-être retourner au Parti Québécois social-démocrate comme Québec Solidaire l'est devenu, pour rêver et peut-être réaliser l'indépendance du Québec, et dont le chef m'inspire plus que le nôtre. Je ne crois plus trop aux miracles, et vous ?

L’idée écologique et la philosophie - À la recherche d’un monde commun | À paraître le 3 septembre

27 août 2024, par Éditions Écosociété, Laurence Hansen-Løve — ,
Comment les philosophes ont-ils pensé la place de l'humain dans son environnement ? Des philosophes grecs aux écoféministes, un voyage captivant au cœur des fondements (…)

Comment les philosophes ont-ils pensé la place de l'humain dans son
environnement ? Des philosophes grecs aux écoféministes, un voyage captivant
au cœur des fondements philosophiques de l'écologie.

L'essai *L'idée écologique et la philosophie - À la recherche d'un monde
commun*, de la philosophe française Laurence Hansen-Løve, va paraître *en
librairie le 3 septembre.*

*En bref* : À l'heure du péril écologique, renouer avec la clairvoyance, la
prudence et l'esprit de responsabilité des plus grands philosophes, de
Aristote et Épicure à Hans Jonas et Günther Anders, est devenu notre
impératif et notre espérance.

Pour recevoir un exemplaire en service de presse, merci de me fournir
votre adresse postale en cas de télétravail.

*À propos du livre*

Pour de nombreux philosophes contemporains, la maîtrise de la nature est
devenue la source des multiples crises auxquelles nous sommes confrontés.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Ils sont même plusieurs à avoir
applaudi et encouragé cette maîtrise au fil du temps, en séparant
artificiellement « nature » et « culture ». Pourtant, dès ses origines, en
tant que recherche de la vérité et de la sagesse et par sa condamnation de
la démesure, la philosophie fut doublement concernée par l'idée écologique.

Dans ce captivant voyage, Laurence Hansen-Løve remonte aux fondements
philosophiques de l'écologie. Elle montre l'importance des pensées antiques
de la sagesse contre l'hubris et de la représentation critique de la nature
qu'ont formulée nombre de philosophes à travers les âges (Aristote,
Spinoza, Rousseau, Thoreau, etc.). Un périple qui nous conduit jusqu'à nos
jours, avec l'essor de pensées résolument écologistes comme l'écologie
politique (Ellul, Charbonneau, Gorz, Næss, etc.), l'écoféminisme
(d'Eaubonne, Starhawk, etc.) ou la communauté terrestre (Mbembe).

À l'heure du péril écologique, renouer avec la clairvoyance, la prudence et
l'esprit de responsabilité des plus grands philosophes, de Aristote et
Épicure à Hans Jonas et Günther Anders, est devenu notre impératif et notre
espérance. Grâce à l'apport des philosophies matérialistes mais aussi
animistes ou panthéistes inspirées de penseurs de tous les continents, la
philosophie écologique contemporaine a partiellement renoué avec la sagesse
des Anciens. Celle qui nous invite à envisager la nature avec affection,
considération et bienveillance.

*À propos de l'autrice*

Laurence Hansen-Løve est professeure agrégée de philosophie et autrice de
nombreux ouvrages, dont *Planète en ébullition* (Écosociété, 2022), *La
violence. Faut-il désespérer de l'humanité ?* (Du retour, 2020) et *Cours
particulier de Philosophie*. Questions pour le temps présent (Belin, 2006).
Elle a aussi codirigé, avec Laurence Devillairs, *Ce que la philosophie
doit aux femmes *(Robert Laffont, 2024).

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