Revue Possibles

La revue Possibles est née en 1974 de la rencontre de poètes (Roland Giguère, Gérald Godin, Gilles Hénault, Gaston Miron) et de sociologues (Gabriel Gagnon et Marcel Rioux) soucieux de rêver et de construire une société québécoise solidaire, créative et émancipée de ses multiples sources d’aliénation. La revue Possibles est une revue d’idées qui allie rigueur intellectuelle et accessibilité de l’analyse. La revue Possibles est une revue auto-gérée, auto-financée et collaborative. La revue Possibles publie deux fois par année. La revue Possibles encourage les soumissions spontanées. Nous invitons les auteurs et autrices qui souhaitent soumettre leur texte à se conformer au protocole de rédaction.

Cela a commencé avant ma naissance

30 novembre 2024, par Sheri Pranteau

L’abolition de la prison

30 novembre 2024, par Yves Bourque

Une image non peinte : à propos de Prison Abolition d’Yves Bourque

30 novembre 2024, par Sheena Hoszko
Cet essai examine Prison Abolition (1988) d'Yves Bourque, tiré de la première édition du Journal of Prisoners on Prisons (1988). En retraçant l'écriture et la pratique créative (…)

Cet essai examine Prison Abolition (1988) d'Yves Bourque, tiré de la première édition du Journal of Prisoners on Prisons (1988). En retraçant l'écriture et la pratique créative de Bourque en relation avec le mouvement plus large de justice pour les prisonnier·ères au Québec et au Canada pendant les années 70 et 80, l'essai met en lumière l'influence de la pensée politique écrite par les prisonnier·ères dans les luttes abolitionnistes contemporaines.

Mettre la clé sous la porte. L’expérience de la désinstitutionnalisation pour penser les ruptures abolitionnistes

30 novembre 2024, par Delphine Gauthier-Boiteau, Aurélie Lanctôt
En examinant le continuum juridico-psychiatrique québécois, cet article propose de considérer l’expérience de la désinstitutionalisation psychiatrique en tant que précédent (…)

En examinant le continuum juridico-psychiatrique québécois, cet article propose de considérer l’expérience de la désinstitutionalisation psychiatrique en tant que précédent abolitionniste. L’histoire des institutions psychiatriques québécoises est traversée par des mouvements de résistance et de recul de la carcéralité, en particulier face au modèle asilaire et par l’antipsychiatrie. Cette histoire est également marquée par une expérience concrète de désinstitutionalisation (ou « déshospitalisation »), entendu comme un mouvement de fermetures massives et définitives d’institutions d’hébergement et d'hôpitaux psychiatriques, qui prend place dans les années 1950-1970. À l’échelle nord-américaine, et dans le contexte du tournant néolibéral, cette expérience de désinstitutionalisation des personnes psychiatrisées et en situation de handicap est présentée à tort comme l’une des causes de l’explosion de l’itinérance et de l’incarcération de masse des personnes psychiatrisées. Nous soutiendrons que cette expérience constitue néanmoins un précédent abolitionniste pouvant être (ré)investi dans une perspective émancipatrice. Au-delà de l’abolition comme processus de transformation sociale ou comme superposition de réformes non-réformistes, nous soutiendrons que cette expérience permet d'intégrer la notion de rupture institutionnelle à la théorie et à la praxis abolitionniste.

La justice transformatrice pour une politique préfigurative de l’abolition

30 novembre 2024, par Will V. Bourgeois, Julian Beyer
Ce texte explore comment la justice transformatrice contribue à la lutte pour l’abolition des prisons et de la police en offrant des alternatives révolutionnaires à la violence (…)

Ce texte explore comment la justice transformatrice contribue à la lutte pour l’abolition des prisons et de la police en offrant des alternatives révolutionnaires à la violence étatique. En retraçant des exemples aux États-Unis et au Québec, ainsi qu'au Rojava, et au Chiapas, il illustre comment des pratiques communautaires peuvent répondre aux violences et aux conflits sans recourir aux systèmes judiciaires punitifs. Les auteur-ices soulignent la nécessité de soutenir les initiatives autochtones et de connecter avec les initiatives de justice réparatrice, en prônant une culture collective de soin et de responsabilité. Iels proposent de créer des structures locales et régionales, inspirées de modèles révolutionnaires, pour soutenir la responsabilisation collective, le soin et la médiation, dans une démarche fondée sur l'amour et la solidarité.

Gabriel Gagnon, collègue et ami

30 novembre 2024, par Jacques Hamel
Hommage

Hommage

L’indignation, encore et toujours

30 novembre 2024, par Raphaël Canet, Léo Palardy
Éditorial

Éditorial

L’Histoire ne nous acquittera pas

30 novembre 2024, par Aziz Gueye

La conquête de la Palestine

30 novembre 2024, par Jean-Paul Coupal

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