Presse-toi à gauche !
Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...

Lutte à la pauvreté : Pour se nourrir et se loger à l’année
Aujourd'hui, organisée par l'Association de défense des droits sociaux Québec Métropolitain et de la Rive-Sud et ROSE du Nord, s'est tenue une chorale militante composée de personnes assistées sociales de nos groupes ainsi qu'une distribution de tracts pour dénoncer l'inaction du gouvernement quant à l'implantation de mesures structurantes pour lutter contre la pauvreté.
L'objectif de l'action est de mettre en lumière que la société fait face à une crise sociale majeure et que ses conséquences se répercutent tout au long de l'année et non seulement pendant la période de Noël. Pour les groupes de défense des droits des personnes assistées sociales de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches bien que la Guignolée des médias ait comme objectif de vouloir aider son prochain, le volontariat et la charité ne suffisent pas. Pour Sarah Pelletier, militante active et femme assistée sociale, il faut voir plus large : « Comprenons-nous bien. Dans notre société actuelle, les banques alimentaires sont absolument essentielles à la survie de plusieurs ménages. Par contre, dans une société digne et équitable, il n'y aurait pas de banques alimentaires, parce que nous serions en mesure de répondre collectivement aux causes de l'insécurité alimentaire. L'aide alimentaire, telle que conçue actuellement, n'est qu'un pansement mis sur une hémorragie. »
Au fil des années, le recours aux banques alimentaires ne cesse d'augmenter. Selon le bilan Faim 2023, une augmentation de 30% des demandes a été observée en 2023, totalisant 872 000 personnes qui ont besoin mensuellement du soutien du réseau des banques alimentaires du Québec. Cette hausse peut s'expliquer par l'augmentation considérable du coût de la vie et des loyers. De ce fait, les personnes doivent consacrer une plus grande part de leur budget au paiement du loyer.
De plus, le fait de recourir à une banque alimentaire peut faire vivre un sentiment de honte et même affecter l'état de santé des utilisateurs et utilisatrices. Comme le mentionne un militant de nos groupes : « j'ai décidé de ne plus avoir recours aux denrées de banques. Étant donné que la date de péremption est parfois outrepassée, cela peut affecter notre santé. C'est bien pouvoir s'alimenter, mais c'est encore mieux de pouvoir le faire en étant certain que la nourriture est encore de bonne qualité. ».
Nous revendiquons la mise en place de mesures structurantes pour lutter efficacement contre la pauvreté, dont l'élargissement du programme de revenu de base à toutes les personnes assistées sociales. Nous demandons au gouvernement de s'engager à garantir et à protéger le droit au logement. Il est primordial que les personnes à faible revenu puissent subvenir à leurs besoins tels que se nourrir convenablement et avoir accès à des logements décents.
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Un projet encore inacceptable pour la rue Saint-Vallier Ouest
Au lendemain de la présentation officielle par la Ville de Québec du projet de réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest en rue verte et à sens unique, Accès transports viables, le Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ), le Comité des citoyens et des citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS), le Conseil régional de l'environnement de la Capitale-Nationale et Vivre en Ville s'unissent pour demander à la Ville de Québec de corriger les aspects problématiques de son projet.
Un projet lourd de conséquences pour l'efficacité et l'accessibilité du transport en commun
Le projet de la Ville de Québec propose de convertir la rue Saint-Vallier Ouest en sens unique en direction ouest, ce qui entraînerait le déplacement de plusieurs parcours de transport en commun dans les rues résidentielles environnantes. Saint-Vallier Ouest constitue pourtant la meilleure rue pour accueillir des autobus, en raison de sa position centrale dans le secteur et de la présence de nombreux organismes communautaires et commerces qui y ont pignon sur rue.
La Ville de Québec a pris cette décision à l'interne, sans jamais la soumettre à la discussion publique. La modification de la desserte en transport en commun a pourtant des impacts considérables pour les citoyens et citoyennes qui dépendent de ce service public pour se déplacer au quotidien.
« Alors que c'est notamment par une bonne accessibilité au transport en commun et adapté que les personnes en situation de vulnérabilité peuvent remplir leurs besoins de base et avoir accès à des services, la population et le milieu communautaire n'ont jamais été consultés sur cette question. Au printemps, la décision de convertir la rue en sens unique était déjà prise. On se retrouve donc aujourd'hui avec un projet dont on doit multiplier les mesures d'atténuation pour répondre aux nombreuses préoccupations en matière d'accessibilité. » – Émilie Frémont-Cloutier, animatrice sociale, Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec
« Verdir nos milieux de vie est une mesure responsable et nécessaire, mais cela ne devrait jamais se faire au détriment du service fondamental que constitue le transport en commun. Le quartier Saint-Sauveur mérite un verdissement adapté au milieu, et c'est tout à fait compatible avec une amélioration, plutôt qu'une détérioration, de la desserte de transport en commun. En révisant les exigences exagérées pour la largeur des voies de circulation et en retirant plus d'espaces entre ces voies et les trottoirs élargis, la Ville réussirait à atteindre davantage les objectifs poursuivis au nom de la santé durable. » – Alexandre Turgeon, directeur général du CRE Capitale-Nationale
« La conversion de Saint-Vallier Ouest en sens unique fragiliserait de manière définitive l'offre de mobilité déjà limitée dans un des quartiers les plus défavorisés de la ville, et où l'offre en matière de transport en commun est déjà insuffisante. Ce n'est pas de ça dont Québec a besoin en ces temps difficiles pour le transport en commun. » – Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville
Nos organisations reconnaissent et saluent les efforts de la Ville pour augmenter le verdissement dans le quartier, une priorité citoyenne bien entendue. Nous appelons la Ville à avoir aujourd'hui la même considération pour les préoccupations exprimées quant à la dégradation annoncée du transport en commun. Nous avons confiance qu'en revoyant le projet à la lumière de ces attentes et en collaboration avec le milieu, il est possible d'en arriver à une solution optimale. qui permettra le maintien d'une desserte adéquate en transport en commun, voire qui pourra la bonifier.
Du travail encore à faire pour la sécurité des déplacements actifs
Lors de la présentation du projet, la Ville de Québec a démontré son intention de répondre aux nombreuses préoccupations citoyennes concernant les impacts du projet sur la sécurité des déplacements actifs. Plusieurs mesures d'apaisement de la circulation pour décourager la circulation de transit dans les rues résidentielles ont été promises aux personnes présentes dans la salle. Cependant, il lui faut présenter rapidement et précisément les différentes rues et intersections visées par ces mesures, les interventions souhaitées dans chaque cas, et surtout l'échéancier avec lequel elle compte mettre tout cela en place.
« La transparence et une communication suffisante sur les mesures d'apaisement envisagées est vraiment nécessaire pour atteindre l'acceptabilité sociale. Les gens doivent avoir l'assurance et la confiance que la Ville a une vision d'ensemble de la sécurité des déplacements actifs dans le quartier et qu'elle ne procédera pas à une gestion des problèmes à la pièce. » – Catherine Rainville, animatrice-coordonnatrice au CCCQSS
Par ailleurs, une préoccupation importante demeure quant à la sécurité des cyclistes qui continueront vraisemblablement de circuler dans les deux directions sur la voie structurante qu'est Saint-Vallier pour le quartier, malgré les nouveaux aménagements prévus sur les rues voisines.
« La rue Saint-Vallier Ouest est très fréquentée pour une multitude d'usages, notamment celui du vélo. Le projet tel qu'il est présenté ne permet pas aux cyclistes de circuler de manière sécuritaire dans les deux sens, ce qui vient en inadéquation avec les efforts affichés de l'administration en matière de sécurisation des déplacements cyclables. » – Marie-Soleil Gagné, directrice générale d'Accès transports viables
Nos organisations demeurent convaincues que le réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest peut devenir un projet inspirant et rassembleur sur tous les plans. Pour cela, il doit répondre adéquatement aux préoccupations toujours présentes au sein de la population et aux enjeux de mobilité durable, de résilience environnementale, de santé, d'accessibilité universelle et de sécurité des déplacements des personnes les plus vulnérables.
Organisations signataires
· Accès transports viables
· Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ)
· Comité des citoyens et citoyennes du Quartier Saint-Sauveur
· Conseil régional de l'environnement - Capitale-Nationale
· Vivre en Ville
À propos des organisations signataires
Accès transports viables
Accès transports viables est un organisme à but non lucratif ayant pour mission de défendre les droits des utilisatrices et utilisateurs des transports collectifs (transport en commun, covoiturage, autopartage) et actifs (marche, vélo), ainsi que de promouvoir la mobilité durable dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.
Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ)
La mission du TRAAQ est de défendre le droit à la mobilité des personnes à faible revenu vivant sur le territoire desservi par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et par le Service de transport adapté de la Capitale (STAC).
Comité des citoyens et citoyennes du Quartier Saint-Sauveur (CCCQSS)
Le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur est un organisme visant l'amélioration de la qualité et des conditions de vie des résidents et résidentes du quartier Saint-Sauveur, surtout les plus vulnérables. Il défend leurs droits et intérêts en matière de logement, d'aménagement urbain et de vie de quartier. Par divers moyens, il regroupe les personnes autour d'enjeux les concernant, conscientise, informe, mobilise, anime et cherche à susciter réflexions et débats.
Conseil régional de l'environnement – Capitale-Nationale (CRE)
La mission première du CRE Capitale-Nationale consiste à promouvoir l'insertion des valeurs environnementales dans le développement régional en préconisant l'application de la gestion intégrée des ressources et du développement durable, laquelle se traduit par le maintien de l'intégrité de l'environnement, le soutien à l'équité sociale et la recherche d'une efficience économique.
Vivre en Ville
Organisation d'intérêt public, Vivre en Ville contribue, partout au Québec, au développement de collectivités viables, œuvrant tant à l'échelle du bâtiment qu'à celles de la rue, du quartier et de l'agglomération. Par ses actions, Vivre en Ville stimule l'innovation et accompagne les décideurs, les professionnels et les citoyens dans le développement de milieux de vie de qualité, prospères et favorables au bien-être de chacun, dans la recherche de l'intérêt collectif et le respect de la capacité des écosystèmes.
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Pétition : Annulation de l’ouverture d’un bureau du Québec en Israël
Pour signer cette pétition, vous devez compléter 3 étapes :
Étape 1 : remplissez le formulaire sous le texte de la pétition et envoyez-le (vous devez accepter les conditions à respecter pour pouvoir signer la pétition avant d'envoyer le formulaire).
Étape 2 : consultez votre boîte de courriels et ouvrez le message envoyé par l'Assemblée.
Étape 3 : dans ce message, cliquez sur le lien vous permettant d'enregistrer votre signature.
Vous ne pouvez signer la même pétition qu'une seule fois.
tiré du site de l'Assemblée nationale | Photo : Martine Biron est Ministre des Relations internationales et de la Francophonie ...
Texte de la pétition
CONSIDÉRANT QU'Israël est en violation permanente des résolutions des Nations-Unies par son refus d'obtempérer à plus de 50 résolutions depuis 1947 parmi lesquelles, la résolution 2334 du Conseil de sécurité de 2016 exigeant la fin de la politique de colonisation des territoires palestiniens ;
CONSIDÉRANT QU'Israël, en tant que force occupante, déroge au droit international qui lui impose, entre autres, l'obligation d'assurer la protection de la population civile et l'approvisionnement des populations occupées ;
CONSIDÉRANT QUE la politique canadienne sur les aspects clés du conflit israélo-palestinien ne reconnaît pas le contrôle israélien des territoires occupés et souscrit à la création d'un État palestinien ;
CONSIDÉRANT QUE la nation québécoise a souligné à maintes reprises sa solidarité avec le peuple palestinien à travers des pétitions et des manifestations ainsi qu'à travers ses institutions parlementaires et gouvernementales ;
CONSIDÉRANT QUE l'ouverture d'un bureau du Québec en Israël va encourager ce dernier dans son refus de s'engager dans la voie de la paix ;
CONSIDÉRANT QUE le soutien inconditionnel des puissances occidentales procure à Israël une totale impunité lui permettant d'agir en faisant fi de toutes les résolutions des Nations-Unis ;
Nous, signataires, demandons au gouvernement du Québec d'annuler l'ouverture du bureau du Québec à Tel-Aviv tant et aussi longtemps que le gouvernement israélien renie ses obligations imposées par le droit international envers le peuple palestinien et qu'il enfreint les résolutions des Nations-Unies et les accords de paix.
Date limite pour signer : 14 février 2024
Pour signer - cliquez sur ce lien et remplir le formulaire et cliquez sur envoyer.
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Des citoyens et citoyennes se mobilisent pour exiger que le Canada suspende ses exportations d’armes et d’équipements militaires en Israël
Saint-Augustin-de-Desmaures, 5 décembre – Un groupe de citoyens et citoyennes se sont réunis devant l'usine d'armement de la compagnie General Dynamics, à Saint-Augustin-de-Desmaures, pour dénoncer l'envoie d'armement du Canada en Israël. Le groupe a mis en scène une performance dans laquelle des gens couchés au sol recouverts de faux sang symbolisaient le génocide en cours en Palestine
Au moins 15 526 civils tués en Palestine depuis le 7 octobre, et ça continue C'est le 61ieme jour du génocide en Palestine. À l'heure actuelle, au moins 15 526 civils ont été tués,
dont 6 600 sont des enfants, soit le tiers. De plus, 41 316 personnes ont été blessées et 6800 sont portées disparues. Les frappes d'Israël ciblent aussi les infrastructures essentielles à la population palestinienne.
26 des 35 hôpitaux de la bande de Gaza sont hors fonction, 300 000 unités résidentielles ont été détruites1 . Pendant ce temps, le Canada soutient le crime de guerre commis par Israël, en refusant de se prononcer pour un cessez le feu permanent et en exportant des armes.
Le Canada contrevient à ses engagements internationaux et à sa propre loi
En 2019, le Canada s'engage, en signant le traité sur le commerce des armes, à veiller à ce qu'aucune arme canadienne ne soit utilisée pour cibler des personnes civiles. Puis, toujours en 2019, il modifie sa Loi sur les licences d'exportation et d'importation, en y précisant notamment qu'aucune licence ne peut être délivrée s'il existe un risque sérieux que l'exportation serve à commettre une violation grave du droit international humanitaire ou des droits de la personne, ou porter atteinte atteinte à la paix et la sécurité.2
Comme l'exprime Farida Deif, directrice de l'ONG Human Rigths Watch : « Le Canada est obligé, de par ses propres lois et les traités internationaux qu'il a signé, de refuser le transfert d'armes vers des pays où il existe un risque sérieux que ces [équipements] soient utilisés pour commettre de graves crimes » -Farida Deif, HRW
Le support public exprimé par le Canada envers Israël confirme sa posture coloniale historique Le Canada, avec son passé colonial et la réalité actuelle à l'intérieur même du pays, peine à reconnaître ses torts et à employer les vrais mots pour décrire les atrocités qui ont été commises ici même envers les premiers peuples, de même que les injustices qui se perpétuent encore aujourd'hui. En étant complice et en participant au génocide en ce moment en Palestine, il continue de répéter ses actions colonialistes.
General Dynamics profite du massacre
Les actions en bourse de la compagnie General Dynamics ont grimpé en flèche depuis le début du déploiement de l'armée israélienne à Gaza, ce qui démontre la profitabilité économique du massacre de civils palestiniens pour les compagnies canadiennes productrices d'armements. Le Canada est passé en 2015 au 2e rang des pays exportateurs d'armes au Moyen-Orient, avec une augmentation de 430 % en seulement un an3
. Julie, une citoyenne présente au rassemblement devant l'usine de General Dynamics,
s'exprime ainsi : « Aujourd'hui, nous sommes ici pour briser le silence par rapport à la participation du Canada et de compagnies canadiennes dans le génocide en cours en Palestine. Nous ne pouvons rester silencieux quant à la participation de notre pays à une telle atrocité. », -Julie Roy, citoyenne participante au rassemblement
À propos de nous
Nous sommes un groupe de citoyen.nes indépendant.es affilié.es à aucun organisme ou groupe
Notes
1. http://www.aljazeera.com
2.Le Devoir ( 15 avril 2021) Le Canada, incorrigible vendeur d'armes
3.Radio-Canada (2016) : Le Canada au 2e rang des pays exportateurs d'armes au Moyen-Orient
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À quand une réforme de la loi qui pénalise le VIH au Canada ?
Au Canada, selon l'actuel Code criminel, les personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH, mais qui « ne divulguent pas leur statut à leur partenaire » peuvent être accusées d'agression sexuelle grave.
Tiré de Fugues
Par Yves Lafontaine
29 novembre 2023
Des organismes de lutte contre le VIH/sida et un nombre important de militant.e.s pressent depuis des années le gouvernement de réformer la loi le plus rapidement possible afin de réduire la discrimination et de faciliter le dépistage.
Rappelons que le Code criminel canadien stipule qu'une personne atteinte du VIH qui n'a pas divulgué sa séropositivité avant d'avoir des relations sexuelles peut être accusée de voies de fait graves ou d'agression sexuelle grave, et ce, même s'il n'y a pas eu de transmission ou que le risque de transmission était nul (CV indétectable) ou négligeable.
La personne accusée est alors inscrite au Registre national des délinquants sexuels et est passible d'emprisonnement à vie. Le VIH, c'est la seule maladie transmissible sexuellement qui est condamnée à ce point sur le plan pénal et criminel. Cela a contaminé et contamine encore l'image des personnes qui vivent avec le VIH. D'autant plus que la criminalisation, ça ne fonctionne pas. D'ailleurs, ces dernières années, des organismes communautaires de lutte contre le sida et des chercheur.euse.s dénoncent l'inadéquation de cette criminalisation visant à endiguer l'épidémie de VIH.
Selon les résultats d'une étude, 7 % des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont moins susceptibles de subir un test de dépistage en raison de préoccupations liées à de possibles poursuites, ce qui pourrait se traduire par une hausse de 18,5 % de la transmission.
La loi canadienne expose donc de façon disproportionnée les personnes vivant avec le VIH à la discrimination, à la violence, ainsi qu'aux abus au sein du couple, et des décisions de la cour font dresser les cheveux sur la tête : deux femmes victimes de viol ont même été accusées d'agression sexuelle grave puisqu'elles n'avaient pas divulgué leur statut séropositif à leurs agresseurs présumés au moment des événements.
La réforme de la loi concernant ce point faisait partie des priorités de l'ancien ministre de la Justice David Lametti, écarté lors du dernier remaniement ministériel. On espère encore un projet de loi au Parlement canadien, mais rien n'indique à l'heure actuelle si cela fait toujours partie des priorités du nouveau ministre de la Justice.
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Message ultime à Mélanie Joly de la part des Artistes pour la Paix Samedi matin le 9 décembre 2023
Dans l'actualité sinistre de 18 000 morts dans la bande de Gaza, à 70% femmes et enfants, les médias mainstream et vous censurez les innombrables appels humanitaires, vous faisant complices de l'extrême-droite militariste et religieuse fanatique israélienne qui contrôle le gouvernement Nétanyahou, ainsi que des réseaux sociaux flirtant comme Poilièvre et Trump avec le racisme, l'interdiction de l'avortement au Texas et les manœuvres perfides militaristes, hostiles aux trop timides mesures de la COP28 contre les compagnies pétrolières responsables des changements climatiques.
Madame la ministre des Affaires étrangères,
1- Les Artistes pour la Paix vous expriment d'abord leur appréciation positive de vos paroles suivantes prononcées lors de l'entrevue d'avant-hier à Radio-Canada :
« Nous vivons en 2023 une crise mondiale, avec une montée des extrêmes, en particulier de l'extrême-droite qui attise les colères » [nous sommes en effet consternés de voir Trump tenter de saboter le processus électoral américain et l'opposition conservatrice de Poilièvre s'adonner à la Chambre des Communes à des jeux d'extrême-droite nihiliste, afin d'enrayer le fonctionnement même de notre démocratie parlementaire].
Nous partageons entièrement « vos craintes exprimées pour la démocratie et le droit des femmes, en recul dans le monde, » ainsi que votre affirmation : « Tous les conflits se terminent à une table de négociations [en bientôt deux ans, nous vous avons envoyé en vain quatorze propositions mondiales raisonnables de cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie – voir note 1, avec en bonus un ouvrage de référence sur les causes de la guerre]. « Je suis allée discuter en Jordanie, en Israël, aux Émirats arabes unis et en Égypte. Tous les États doivent respecter la loi internationale. Le Canada condamne l'attaque du Hamas du 7 octobre » [nous l'avons fait aussi, en calquant soigneusement notre dénonciation de ces morts et corps profanés sur le discours des Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient – CJPM-E défendant la vie des habitants de la Bande de Gaza, en s'abstenant de mentionner le Hamas terroriste, sauf pour des négociations afin de libérer les otages qu'il détient et qu'on ne peut libérer si on ne leur parle pas – voir note 2].
« Le Canada a condamné l'invasion russe < » [nous l'avons fait aussi, en republiant aussi nos articles écrits en 2014 sur le Traité de Minsk (ONU) bafoué par des excursions meurtrières nazies au Donbass, que le peuple ukrainien a condamnées en élisant le modéré Zelensky, devenu hélas par la suite otage des ministres ultranationalistes de son gouvernement - nos informations privilégiées provenant d'un professeur juif ukrainien en sciences politiques de l'UQAM qui passait ses vacances d'été au Donbass. Hélas, le Canada a déversé un flot d'armes plus offensives que défensives livrées inconsidérément à l'Ukraine, ouvrant ainsi un chemin possible vers une Troisième Guerre mondiale].
2- Il nous est pénible maintenant de vous avouer que nous avons complètement
décroché de votre entrevue lorsque vous avez déclaré « déplorer le nombre de morts civiles à Gaza » pour affirmer tout de go que « le rôle du Canada est d'avoir des conversations avec Israël » ! Le rôle du Canada, madame la ministre, n'est pas de calquer vos discours sur ceux de l'OTAN et des États-Unis qui ont apposé hier leur veto UNIQUE contre treize pays du Conseil de Sécurité endossant le cessez-le-feu humanitaire exigé par le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres : tous nos messages depuis votre entrée en fonction l'ont appuyé, en particulier lors de notre visite du 28 juin à votre ministère. Dans l'actualité sinistre de 18 000 morts dans la bande de Gaza, à 70% femmes et enfants, les médias mainstream et vous censurez les innombrables appels humanitaires, vous faisant complices de l'extrême-droite militariste et religieuse fanatique israélienne qui contrôle le gouvernement Nétanyahou, ainsi que des réseaux sociaux flirtant comme Poilièvre et Trump avec le racisme, l'interdiction de l'avortement au Texas et les manœuvres perfides militaristes, hostiles aux trop timides mesures de la COP28 contre les compagnies pétrolières responsables des changements climatiques – voir note 3.
Vous pouvez difficilement imaginer notre extrême détresse face à un tel délabrement des valeurs de paix et de démocratie par votre gouvernement qui vient hier d'entacher historiquement le Canada d'une tache indélébile de sang palestinien, et c'est pourquoi j'ai qualifié notre message d'ultime, face à leur sort tragique.
Pierre Jasmin
Secrétaire général des Artistes pour la Paix
Note 1 : http://www.artistespourlapaix.org/1-an-1-2-de-souffrances-ukrainiennes-svp-des-negos/
https://www.lautjournal.info/20230830/1-12-de-souffrances-ukrainiennes-svp-des-negos
https://www.pressenza.com/fr/2023/10/un-an-et-demi-de-souffrances-ukrainiennessvp-des-negos/
http://www.entreelibre.info/2023/09/11/un-an-et-demi-de-souffrances-ukrainiennes-svp-des-negos/
https://www.pressegauche.org/Journee-mondiale-humanitaire-Nations-Unies 10 octobre.
Aux Éditions du Renouveau Québécois, Le Québec et la guerre en Ukraine de Pierre
Dubuc, dédié aux AplP, avec préface de Gilles Gagné, 220 pages, novembre 2023.
Note 2 datée du 12 octobre :
Gaza/les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient/ appel au cessez-le-feu
12.10.23 - Les Artistes pour la Paix publiés par PRESSENZA
Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) appellent Israël et ses alliés à définir leur objectif final, alors que la reprise des violences entre le Hamas et Israël. Les appels au cessez- le-feu lancés par CJPMO et la trêve appelée par le Secrétaire général des Nations-Unies ont été ignorés.
« Même si, après une offensive massive, Israël porte un coup au Hamas, le statu quo se poursuivra malheureusement », affirme Thomas Woodley, président de CJPMO. Les experts du conflit soulignent que tant que les Palestiniens seront privés de leurs droits de la personne et de leur liberté, leur résistance armée à l'occupation belliqueuse et à l'apartheid d'Israël ne pourra que se poursuivre.
« Dans l'intérêt des Israéliens et des Palestiniens, les dirigeants mondiaux doivent insister sur un plan qui permette d'espérer un avenir différent », a poursuivi M. Woodley.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays « s'engageait dans une guerre longue et difficile », qui comprendrait probablement une invasion terrestre de la bande de Gaza, ainsi que des frappes continues depuis la terre et la mer. Le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a annoncé qu'Israël imposait un « siège complet » à Gaza, coupant l'électricité et bloquant l'entrée de nourriture et de carburant, tout en qualifiant les Palestiniens d'« animaux humains ».
La CJPMO rappelle que les Quatrièmes Conventions de Genève exigent que les belligérants – c'est-à-dire Israël et le Hamas – permettent aux civils de fuir les hostilités, et qu'ils autorisent l'aide humanitaire – nourriture et fournitures médicales – à atteindre les civils pris au piège. À cette fin, le Programme alimentaire mondial des Nations unies a appelé à la mise en place de corridors humanitaires pour acheminer des vivres à Gaza à la suite des frappes aériennes israéliennes.
« Il est naturel de réagir avec horreur et colère aux images d'Israéliens morts et profanés », poursuit M. Woodley. CJPMO note que le droit international dicte que les mouvements de résistance armés doivent faire la distinction entre civils et combattants, et que les attaques du Hamas contre les civils et la prise d'otages civils sont illégales et épouvantables. « Mais une attaque prolongée et brutale d'Israël contre Gaza ne fera qu'accroître le nombre de morts et la misère, et ne fera que renforcer l'hostilité entre Palestiniens et Israéliens. »
Les vrais amis d'Israël et des Palestiniens insistent sur une fin de partie qui conduirait à un résultat différent, qui établirait la confiance, la sécurité et la liberté à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens.
Le CJPMO est également horrifié par le fait que la réponse militaire d'Israël ait impliqué jusqu'à présent un usage indiscriminé de la violence contre des cibles civiles à Gaza. Au cours des deux dernières nuits, des frappes aériennes ont tué des familles entières dans leurs maisons alors qu'elles dormaient. Plus tôt dans la journée, une attaque contre le centre du camp de réfugiés de Jabalya a tué au moins 50 personnes. Plusieurs
tours résidentielles, des ambulances et même une école des Nations unies accueillant des familles déplacées ont été directement touchées. CJPMO prévient que dans ce contexte, l'expression par le Canada d'un « soutien total » à Israël sera comprise comme un feu vert pour commettre de nouveaux massacres.
CJPMO rappelle qu'en 2008-2009, lors du lancement de l'opération « Plomb durci », Israël a cherché à affaiblir les capacités militaires du Hamas, à mettre un terme aux tirs de roquettes du Hamas et à détruire les tunnels de contrebande du Hamas. Quinze ans plus tard, Israël est confronté exactement aux mêmes menaces, parce qu'il n'a cherché qu'à réprimer et à dominer les Palestiniens dans l'intervalle. CJPMO affirme que le soutien aveugle soit à la partie israélienne – comme l'ont exprimé récemment de nombreux politiciens canadiens – soit aux Palestiniens est une impasse politique et humanitaire.
Des voix nuancées sur le conflit appellent à reconnaître cette réalité et à faire pression sur les deux parties pour qu'elles trouvent un moyen d'aller au-delà de la violence et de trouver une voie vraiment viable.
Les Artistes pour la Paix
Artistes engagés, nous agissons depuis bientôt quarante ans dans l'espoir de changer notre société. Notre cause principale, sauver notre planète que le GIEC et l'assemblée générale de l'ONU déclarent assaillie par un mercantilisme qui élit des gouvernements insensibles au bien commun : menace nucléaire par l'OTAN, menace de la santé par les Big Pharmas, par les pollutions pétrolières, par les armements des États-Unis en 800 bases militaires à travers le monde.
Notre enracin
ement en un Québec français, vert et laïque travaille en vue de l'idéal d'une paix durable, obtenue pacifiquement grâce à · l'Art, vecteur de Paix, l'éducation et la justice sociale ; · l'ouverture aux Premières Nations qui nous enseignent le respect de la nature ; · l'ouverture à l'immigrantE, par le rejet de toute forme de discrimination et par l'appui à leur francisation et leur adhésion aux grandes valeurs féministes non dogmatiques.
Notes 3 – 28 novembre
Déclaration populaire canadienne sur la Justice Climatique et la Paix
Mettre fin aux guerres et aux combustibles fossiles : Décoloniser, Démilitariser, Décarboner
https://www.pressenza.com/fr/2023/11/cop28-dubai-declaration-du-reseau-canadien-justice-paix-sur-la-justice-climatique/
Des groupes de la société civile canadienne lancent « Paix pour la justice (...) - Presse-toi
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Actuellement : des enfants manifestent contre la complicité d’indigo avec le génocide
Séance de lecture chez Indigo pour protester contre le soutien financier à l'armée israélienne et pour appeler au boycott
*Où * : Indigo - Place Montréal Trust, 1500 McGill College Ave., Montréal
*Quand * : Dimanche 10 décembre à 16h (*Maintenant !*)
Le groupe Familles Montréalaises pour la Palestine organise une séance de lecture chez Indigo pour protester contre le soutien financier à l'armée israélienne
<https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.n...>
et pour appeler au boycott d'Indigo-Chapters. Cette action est dirigée et centrée sur les enfants et présentera des histoires sur la vie et les rêves des enfants palestiniens.
Indigo fournit un soutien à la Fondation HESEG, dont le mandat est de fournir des incitations financières aux « soldats solitaires » , un terme désignant les citoyens non israéliens qui s'enrôlent dans l'armée israélienne. Cette armée a infligé des décennies de morts et de déplacements aux Palestiniens. Au cours des deux derniers mois, ils ont perpétré un génocide au grand jour, tuant à ce jour 20 000 personnes, dont plus de 7 000 enfants.
En début novembre, des affiches ont été placées sur les vitrines d'un établissement de Toronto, nommant Indigo pour sa complicité. Pour le crime d'affichage, un acte courant de désobéissance civile, 11 personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée. La police a violemment perquisitionné leurs maisons tôt le matin, arrachant les portes de leurs charnières et menottant les parents devant les enfants. Ils ont été qualifiés d'antisémites et inculpés au pénal. Il s'agit clairement d'une tentative de faire taire et de délégitimer la dissidence. Cette action est organisée en solidarité avec les personnes arrêtées, pour appeler au boycott d'Indigo-Chapters et pour défendre fermement une Palestine libre.
Le nombre de morts d'enfants dus à cette guerre ne ressemble à rien dans l'histoire moderne. Selon l'ONU, plus de deux fois plus d'enfants sont morts à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre que dans tous les conflits
<https://www.securitycouncilreport.o...> mondiaux en 2022. Près d'un enfant palestinien sur 150 à Gaza a été tué https://medglobal.org/> depuis le 7 octobre. Euro-Med Monitor estime
<https://reliefweb.int/report/occupi...>
qu'entre 17 000 et 18 000 enfants palestiniens ont perdu au moins un parent, les laissant sans soutien émotionnel ou financier. Les enfants sont bombardés là où ils dorment et où ils se réfugient, notamment dans les hôpitaux, les écoles, les églises, les mosquées et les immeubles résidentiels sans utilité militaire.
Les enfants de Montréal voient ce qui se passe et sont poussés à agir. Ils veulent soutenir les enfants palestiniens avec des histoires qui honorent le rêve d'une Palestine libre. Les enfants de Gaza sont nos enfants ; ce sont nos frères et sœurs, nos cousins, nos fils et nos filles. Ils ne sont pas sacrifiables. Nous ne resterons pas les bras croisés devant ce massacre d'enfants. Nous n'accepterons pas la normalisation du génocide.
*Source* : Familles Montréalaise pour la Palestine
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Une solution gratuite pour contribuer à la préservation de nos milieux humides : stopper le Bti
Il y a un an, lors de la COP15 à Montréal, des cris d'alarme étaient lancés pour sauver la biodiversité. Au Québec, notre ministère de l'Environnement s'est senti interpellé et vient d'annoncer un budget de 444 millions de dollars sur cinq ans pour atteindre les cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal.
Money money
Des sommes éblouissantes qui, certes, participeront à la restauration, la conservation et la protection de nos milieux naturels. Le ministre Charette compte également sur la participation d'autres organismes « afin de bonifier significativement le réseau d'aires protégées québécois ». Mme Claire Ducharme, VP au Québec de Conservation de la nature Canada, un partenaire du Ministère de l'environnement pour le Plan Nature 2030, renchérit en soulignant que « pour renverser la perte de la biodiversité et lutter contre les changements climatiques, nous devons unir nos forces, tous ensemble, car chaque dollar investi par le gouvernement du Québec nécessite notre engagement à trouver un dollar de plus. » Car, disons-le : protéger la biodiversité, ça coûte cher !
Une solution gratuite sur un plateau d'argent
Comment expliquer alors qu'une des mesures pour contribuer à la protection de nos milieux humides, une solution simple et gratuite, dont les nombreux impacts sont connus du gouvernement, ne soit pas appliquée ? Stopper le traitement de centaines d'hectares de milieux humides au Québec à l'insecticide Bti ne coûterait absolument rien !
Le Bti - un non sens sur toute la ligne
Depuis des décennies maintenant, parce que les moustiques et les mouches noires, c'est fatiguant, on traite de nombreux plans d'eau au Québec à l'insecticide Bti (Bacillus thuringiensis israelensis), sans se soucier des risques que cela pose pour la vie dans ces précieux écosystèmes.
L'industrie clame que le Bti, c'est un biopesticide parce que son ingrédient actif est constitué d'une bactérie retrouvée naturellement dans la nature. Depuis près de 40 ans maintenant, l'industrie n'a même pas eu à changer sa lucrative campagne de désinformation : c'est biologique donc, c'est pas dangereux et ça ne détruit que les moustiques et les mouches noires. FAUX : de nombreuses études affirment tout le contraire. Par ailleurs, la bactérie ne compte en moyenne que pour moins de 10% dans les produits commercialisés, le reste étant constitué d'additifs de toutes sortes - non divulgués - car protégés par le sacro-saint secret industriel. Mais encore, détruire les moustiques, pour des raisons de confort, c'est aussi détruire leur proche cousin, les chironomes (non piqueurs), une espèce à la base de la chaîne alimentaire dans ces milieux. Pour faire court : détruire les larves des moustiques, des mouches noires et des chironomes prive les milieux de tout ce que ces dernières offrent et ce, à plusieurs ou chacun des 4 stades de leur développement (oeufs, larves, pupes et adultes), soit : filtrer la matière organique dans l'eau, la dégrader, servir de nourriture aux prédateurs aquatiques et terrestres et polliniser. En bout de ligne, le Bti affame les poissons, les grenouilles, les libellules, les oiseaux insectivores, etc. Le Bti, c'est un triste éteignoir du magnifique concert qu'offrent nos étangs à chaque printemps !
De la cohérence s.v.p.
La commotion qu'a créé le vaste et inquiétant rapport sur le Bti du gouvernement du Québec en avril 2023 dans la population, déjà préoccupée par les dangers du Bti pour la faune, ne va pas s'estomper : comment ce gouvernement peut-il, d'une part, produire un rapport d'une telle rigueur scientifique et, d'autre part, continuer à émettre des autorisations d'épandages aux municipalités et entreprises qui le souhaitent ?
Lobby sur le dos de la biodiversité
Et l'indignation va grandissante lorsqu'on creuse le Dossier Bti au Québec et au Canada et qu'on se rend compte à quel point l'industrie a le bras long pour pouvoir continuer à profiter, sur le dos de la nature, de son lucratif commerce. Et pourtant, en dehors des pertinentes alternatives individuelles que nous connaissons (crèmes, vêtements longs, filets, moustiquaires, etc.) les alternatives pour les grandes superficies, existent bel et bien (comme dernier recours). Il y a, en effet, au moins une entreprise au Québec qui a mis au point une efficace borne à base de CO2 recyclé et qui ne cible essentiellement que les moustiques et mouches noires femelles (les mâles ne piquent pas). Or l'Agence de réglementation antiparasitaire (ARLA, Santé Canada) bloque chez nous ces bornes au plan administratif en exigeant un interminable processus d'homologation. Pourquoi le fédéral fait-il obstruction à cette technologie terrestre toute simple et des plus sélectives pour le contrôle des moustiques, aussi efficace que le Bti mais ce, sans toucher aux milieux aquatiques ? Pourquoi ce type de bornes est-il déployé sans problèmes ailleurs en Europe et dans le monde… mais pas chez nous ?
Des villes prennent les devants
Actuellement, ce sont les municipalités, telles Labelle, Terrebonne, Bécancour, Longueuil et Gatineau qui, une à une, décident de rompre enfin avec ces programmes de traitements archaïques qui coûtent des millions aux contribuables.
La biodiversité, pour se redéployer, ne demande qu'une chose : qu'on la laisse tranquille. Ainsi, pour donner un joyeux coup de barre à la vie dans nos étangs, et celle sur la branche, et pour que notre province commence enfin à montrer du sérieux par rapport à ses engagements à la COP15, nous demandons au gouvernement du Québec d'interdire une fois pour toute le Bti sur notre territoire, une solution de restauration tout à fait gratuite.
Claire Charron
Coalition Biodiversité - Non au Bti
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Consultation sur la réforme de la loi sur la protection du territoire agricole
Ambioterra est persuadé qu'il est possible de produire de la nourriture sans détruire la nature et c'est ce que nous souhaitons véhiculer comme message dans le cadre de la réformer proposée.
Rédaction : Stéphane Gingras, M.Sc. géographe et géomorpĥologue
Supervision : Priscilla Gareau, biologiste Ph. D. Env.
Chers membres de la commission, et représentants du MAPAQ, notre court mémoire qui vous est présenté ici, cherche à porter l'attention du gouvernement sur deux problématiques importantes en lien direct avec la LPTAAQ et la protection du territoire agricole.
D'une part, les petites superficies disponibles pour l'agriculture au Québec commandent que nous soyons extrèmement attentifs à la façon dont celle-ci sont exploitées… Hors actuellement, en grandes cultures de céréales (la majorité des superficies agricoles du Québec), nous avons un problème majeur d'érosion des terres agricoles (https://www.ambioterra.org/wp-content/uploads/Feuillets%20d%E2%80%99information/L%E2%80%99%C3%A9rosion.pdf).
Ce probléme est très coûteux pour les producteurs (35,000$ par année moyenne canadienne) et peut conduire à la destruction de la productivité des sols agricoles à moyen et long terme. Les mauvaises pratiques culturales sont en cause ici. Surtout le labour trop fréquent des surfaces agricoles (sol exposé aux intempéries) combiné à nos conditions climatiques difficiles (surtout au printemps) font en sorte que le capital agricole (sol fertile) se retrouve dans les cours d'eau… Nous croyons donc que la Loi devrait être modifiée afin de mieux protéger les sols agricoles et le territoire agricole. Peut-être que certaines pratiques devraient être encouragées (comme avec le programme prime vert), mais croyons que certaines pratiques devraient être découragées afin de préserver les sols agricoles pour les générations futures et pour les cours d'eau du Québec.
Dans un deuxième temps, nous aimerions attirer l'attention du gouvernement sur la destruction toujours plus importante des milieux naturels (milieux humides et forêt) en zone agricole. Ainsi, nous avons dresser un portrait de la disparition du couvert forestier en Montérégie entre 2000 et 2017 que vous pouvez consulter sur notre site web : https://www.ambioterra.org/wp-content/uploads/Rapports%20d%E2%80%99Ambioterra/Document%20synth%C3%A8se%20%E2%80%93%20D%C3%A9forestation%20en%20Mont%C3%A9r%C3%A9gie%20Ouest.pdf. Ce document a été élaboré à partir des données de l'agence Géomont et de photographies aériennes.
Celui-ci conclu que nous avons perdu plus de 21784 hectares de forêt en Montérégie entre 2000 et 2017. Selon Géomont, ces pertes sont dues à 70% à l'aggrandissement (légal ou non) des superficies agricoles et 30% au développement résidentiel. Donc nous avons un réel problème de destruction des milieux naturels en zone agricole. C'est extrèmement malheureux de faire ce constat quand on sait que les recherches pointent vers un mieux vivre ensemble entre la production agricole et la nature. En effet, des organismes comme le CRAAQ ont publié tout dernière un guide d'aménagement de systèmes agroforestiers https://www.craaq.qc.ca/Publications-du-CRAAQ/guide-d_amenagement-de-systemes-agroforestiers/p/PAGF0104.
Donc au lieu de détruire les derniers milieux naturels présents sur le territoire agricole, les scientifiques nous invitent plutôt à intégrer ces milieux dans la trame agricole et à en tirer bénéfice autrement. Dans tous les cas, nous sommes convaincus que dans l'aire actuelle teinté par les perturbations climatiques, il est très contreproductif par exemple d'abattre des forêts ou de drainer des tourbières afin de les mettre en production car ce sont les deux plus importants réservoirs terrestres de gaz carbonique atmosphérique. Ce sont donc des alliés dans la séquestration du carbone et dans la lutte aux changements climatiques. Lorsqu'ils sont détruits, le gaz carbonique emmagasiné (dans le sol forestier et dans les tourbières) retourne dans l'atmosphère !
En conclusion, Ambioterra est persuadé qu'il est possible de produire de la nourriture sans détruire la nature et c'est ce que nous souhaitons véhiculer comme message dans le cadre de la réformer proposée.
Merci !
Stéphane Gingras, M.Sc. géomorphologue
Chargé de la preservation de la biodiversité
Ambioterra
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Québec, le 6 décembre 2023
Québec, le 6 décembre 2023- En ce 6 décembre, jour anniversaire de la tuerie de Polytechnique qui a fait 14 femmes victimes en 1989, le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN) a organisé une marche commémorative contre les féminicides et les violences faites aux femmes.
Les féministes en ont aussi profité pour souligner les féminicides qui ont eu lieu en 2023. « Aujourd'hui nous nous recueillons pour rendre hommage à toutes ces femmes qui perdent la vie parce qu'elles sont des femmes. Nous voulons nous rappeler d'elles. Elles resteront dans nos mémoires », souligne Catherine Gauthier, co-coordonnatrice du RGF-CN.
La marche qui a réuni une centaine de militantes, citoyennes et citoyens ce midi visait à briser le silence, et exiger du gouvernement de faire de la lutte aux violences faites aux femmes une priorité.
Violences et féminicides
Les femmes aux intersections de plusieurs systèmes d'oppression tels les femmes immigrantes, les femmes autochtones, celles en situation de handicap, les jeunes femmes, les femmes des communautés LGBTQIA, les femmes âgées, en situation d'itinérance, en situation de dépendance économique, et les femmes que la société racise sont parmi les plus à risque de subir une ou plusieurs formes de violences. Selon l'observatoire des féminicides, une femme est tuée aux deux jours et demi au Canada. Parmi ces femmes, une sur trois est une femmes autochtone, bien que la population autochtone ne représente que 5% de la population.
De la violence genrée
Malgré toutes les avancées vers l'égalité au Québec, si les violences et les féminicides continuent, c'est que les racines du patriarcat sont encore bien ancrées dans notre société et trouvent de multiples façons d'encourager et perpétuer des rapports de pouvoir et de domination sur les femmes. Qu'elles se véhiculent autrement, à travers des discours de droite et d'extrême droite, du sexisme, des réseaux sociaux, de la pornographie, etc.
Pour combattre le fléau des violences envers les femmes, c'est tout un système qu'il faut changer !
Pour ce faire, il faut que le gouvernement prenne sa part de responsabilité afin de combattre le patriarcat qui crée de la violence envers les femmes. C'est aussi par la prévention et la
sensibilisation que nous arriverons à changer ce système. Pour se faire, il faut que le
gouvernement prenne des engagements clairs pour lutter contre les violences sous toutes leurs formes dont les violences systémiques.
97 millions de $ pour le Québec
Le RGF-CN accueille favorablement l'annonce des 97 millions qui ont été injectés au Québec de la part du fédéral pour lutter contre les violences conjugales et sexuelles. « Nous sommes
impatientes de voir comment sera distribué cet argent. Nous souhaitons que cet argent soit bien investi soit en soutien et accompagnement des victimes par un meilleur financement des ressources qui leurs viennent en aide, et en prévention, promotion et sensibilisation.
Actuellement, les ressources pour femmes en ont plein les bras ! Juste ici pour notre région, les maisons d'hébergement de première et deuxième étape peinent à répondre aux nombreuses demandes. Même son de cloche du côté des CALACS qui ont approximativement 6 mois de liste d'attente », déclare Geneviève Boily, responsable de l'intervention au CALACS de Charlevoix.
La lutte contre les violences est une lutte de tous les jours contre les rapports de domination, le sexisme, le racisme et le capacitisme. C'est toute la société qui doit s'impliquer !
Le RGF-CN regroupe des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et travaille la défense des droits et des intérêts de toutes les femmes, l'égalité des femmes entre elles,
l'amélioration des conditions de vie.
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